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Le tribunal administratif de Lille a été saisi en référé suspension par M. et Mme A, propriétaires voisins, contre un arrêté du maire du Touquet-Paris-Plage du 2 janvier 2024 ne s'opposant pas à une déclaration préalable de travaux pour un aménagement paysager. Les requérants invoquaient notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, une erreur de droit, la méconnaissance du plan local d'urbanisme (PLU) et des règles applicables aux espaces protégés, ainsi qu'une fraude. La commune et le pétitionnaire ont contesté la recevabilité de la requête, l'intérêt à agir et l'urgence. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun des moyens soulevés n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête en référé de M. B, ressortissant algérien, qui demandait d'enjoindre au préfet du Nord de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'avait pas réitéré sa demande de rendez-vous depuis plus d'un an et ne justifiait pas d'une impossibilité de travailler à brève échéance. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qui permet au juge des référés d'ordonner des mesures utiles en cas d'urgence.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités italiennes responsables de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence et de défaut de motivation, jugeant la décision suffisamment fondée en droit et en fait. Il a également rejeté les griefs tirés de la violation des règlements européens (UE) n° 604/2013 et des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, estimant que le transfert vers l’Italie ne l’exposait pas à des risques de traitements inhumains ou dégradants. En conséquence, l’arrêté de transfert a été validé.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B, un ressortissant marocain, qui contestait les arrêtés du préfet du Pas-de-Calais du 9 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination, lui interdisant le retour pour un an et l'assignant à résidence. Le tribunal a écarté le moyen d'insuffisance de motivation, estimant les arrêtés suffisamment précis. Il a également jugé que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation de M. B et que ce dernier ne pouvait se prévaloir de l'article L. 435-1 du CESEDA en l'absence de demande de titre de séjour. Enfin, la mesure ne méconnaît pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, M. B ne justifiant d'aucune vie privée et familiale en France.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le recours de Mme C A, ressortissante soudanaise, contre l'arrêté du préfet du Nord ordonnant son transfert aux autorités espagnoles responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a jugé que la décision de transfert était suffisamment motivée et que la procédure avait respecté les droits de l'intéressée. En conséquence, la requête a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en formation de 8ème chambre, a examiné la requête de Mme A qui contestait son inscription en formation continue et demandait la décharge d’une facture de 3 100 euros. La juridiction a d’abord jugé irrecevables les conclusions principales de Mme A visant à obtenir du juge qu’il ordonne le changement de son statut d’inscription, une telle injonction ne relevant pas de sa compétence en dehors des cas prévus par le code de justice administrative. S’agissant des conclusions à fin de décharge de la somme réclamée, le tribunal les a également rejetées comme irrecevables en raison de leur tardiveté, la décision de refus de l’université datant du 16 décembre 2020 et ayant été notifiée le 18 décembre 2021, sans que la requête introductive d’instance, enregistrée le 2 juin 2021, ne soit présentée dans le délai de deux mois suivant cette notification. La solution retenue est donc le rejet de l’ensemble de la requête pour irrecevabilité, sans qu’il soit nécessaire d’examiner les moyens de fond soulevés par la requérante.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande d'indemnisation de M. B, qui contestait deux fouilles de cellule réalisées en novembre 2021 au centre pénitentiaire de Maubeuge. Le requérant invoquait un préjudice moral résultant de fouilles intégrales qu'il estimait non justifiées et contraires à l'article 57 de la loi du 24 novembre 2009 et à l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a retenu que les fouilles litigieuses étaient des fouilles de cellule, et non des fouilles intégrales, et qu'elles étaient fondées sur des motifs de sécurité et de maintien de l'ordre, conformément aux dispositions du code de procédure pénale. En l'absence de faute de l'administration et de préjudice établi, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé deux décisions de fouilles intégrales subies par un détenu avant et après un parloir le 15 janvier 2022. La juridiction a retenu un vice de forme, les décisions ne comportant pas la signature, le nom, le prénom et la qualité de leur auteur, en méconnaissance de l'article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. L'administration n'a pas justifié de manière suffisante l'anonymisation de ces actes. L'Etat a été condamné à verser 1 200 euros à l'avocat du requérant au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, ressortissant congolais, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet du Nord refusant le renouvellement de son titre de séjour "vie privée et familiale". Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant que la décision était suffisamment motivée et prise par une autorité compétente. Il a également jugé que le refus ne méconnaissait ni l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article L. 423-23 du même code, et n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est donc le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de la commission de médiation du Nord de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. Malgré une invitation à régulariser son recours dans un délai d’un mois, le requérant n’a pas fourni l’argumentation requise. L’ordonnance, fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du même code, a donc rejeté la demande sans examen au fond.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de Mme B contestant le refus de la métropole européenne de Lille de lui accorder une aide du fonds de solidarité pour le logement. La requérante n’a pas fourni d’argumentation suffisante pour établir le bien-fondé de son recours, malgré une invitation à régulariser sa demande. Le juge a appliqué l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant de rejeter les requêtes dont les moyens ne sont pas assortis de précisions suffisantes. La décision s’inscrit dans le cadre du contentieux de plein contentieux des aides au logement, régi par le code de la construction et de l’habitation et la loi du 31 mai 1990.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait l'annulation d'un courrier du 21 juin 2022 de la SA d'HLM Vilogia. Ce courrier, constituant une simple proposition de relogement préalable à une démolition, n'est pas une décision faisant grief et n'est donc pas susceptible de recours pour excès de pouvoir. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, sans qu'il soit nécessaire d'inviter la requérante à la régulariser.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Nord refusant le renouvellement de la carte de séjour pluriannuelle de M. B, ressortissant libyen bénéficiaire de la protection subsidiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant disposait d'une attestation de prolongation d'instruction de sa demande, ce qui ne le plaçait pas dans une situation de précarité administrative et matérielle suffisamment grave et immédiate. Par conséquent, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 424-9 et R. 433-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi par Mme A d’une demande en référé visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l’autorisant à travailler. La requérante s’est désistée de ses conclusions à fin d’injonction après la production de pièces par le préfet, désistement dont le juge des référés lui a donné acte. Statuant sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, le tribunal a admis Mme A à titre provisoire à l’aide juridictionnelle et a condamné l’État à verser 900 euros à son avocate, sous réserve de l’admission définitive à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B, ressortissant rwandais, qui sollicitait la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que cette demande était dépourvue d'utilité et se heurtait à une contestation sérieuse, car l'intéressé ne bénéficiait plus du statut de réfugié à la suite d'une décision de l'OFPRA confirmée par la Cour nationale du droit d'asile. En conséquence, le préfet du Nord serait tenu de refuser la délivrance d'une carte de résident en cette qualité. Seule l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a été accordée.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par Mme A, ressortissante guinéenne, pour contester l'arrêté du préfet du Nord du 11 juin 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes, responsables de sa demande d'asile en application du règlement (UE) n° 604/2013. La requérante invoquait notamment un vice de procédure lié à l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement, une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que la décision de transfert était légale au regard des textes applicables, dont le règlement Dublin III et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. D, ressortissant camerounais, qui contestait son expulsion du territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mesure d'expulsion ayant déjà été exécutée le 13 juillet 2024, et que l'intéressé n'établissait pas de circonstances particulières justifiant une urgence. En outre, aucun des moyens soulevés, notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'erreur manifeste d'appréciation de la menace pour l'ordre public, n'a été retenu comme constituant une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme B visant à différer son expulsion d'un logement communal à Oignies. La requérante sollicitait des mesures utiles pour faire obstacle à l'exécution de la décision du préfet du Pas-de-Calais accordant le concours de la force publique à la commune propriétaire. Le juge a estimé que cette demande méconnaissait les dispositions de l'article L. 521-3, car elle tendait à empêcher l'exécution d'une décision administrative. En conséquence, l'ordonnance a rejeté la requête comme manifestement mal fondée, sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant l'arrêté du préfet du Nord du 11 juin 2024 ordonnant son transfert aux autorités italiennes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte et de la méconnaissance des articles 5, 21, 22-7 et 31 du règlement (UE) n° 604/2013. Il a considéré que l'entretien individuel prévu à l'article 5 du règlement avait été mené par une personne qualifiée, sans qu'il soit nécessaire de mentionner l'identité de l'agent sur le compte-rendu. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de la société Eiffage Energie Systèmes - Nord. Celle-ci contestait la procédure de passation du lot n°2 d'un marché de performance lancé par le CHU de Lille, en soutenant que la candidature de la société Nord Picardie Maintenance Service était irrecevable faute de détenir les certifications APSAD/IF13 exigées. Le tribunal a considéré que la société Nord Picardie Maintenance Service pouvait justifier de sa capacité technique par des certifications équivalentes (Qualifelec et Afnor) et par le recours à des sous-traitants disposant des certifications requises, conformément aux règles de la commande publique. En conséquence, la demande d'annulation de la procédure et d'injonction a été rejetée.