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Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête en référé d'un agent de la SNCF demandant la communication de son dossier administratif. La juridiction estime qu'elle est incompétente, considérant que les litiges entre les agents soumis au statut de la SNCF et leur employeur relèvent du conseil de prud'hommes (juridiction judiciaire), en application des articles L.2101-1 et L.2101-2 du code des transports et de l'article L.1411-2 du code du travail. La demande est donc jugée manifestement irrecevable devant le juge administratif.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de la société Pharmacie Rebiai, qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA déductible au titre de mars 2022. La juridiction a jugé que la société n'avait pas apporté les précisions suffisantes pour démontrer le bien-fondé de sa demande et a rappelé que, selon les articles 271 et 278 du code général des impôts, les dispositifs médicaux de diagnostic in vitro de la COVID-19 étaient soumis à un taux de TVA de 0% pendant la période concernée, ce qui exclut tout droit à déduction. La demande de condamnation de l'État aux frais de procédure a également été rejetée au regard des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant étranger. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille. **Solution retenue** : Le tribunal rejette les conclusions dirigées contre l'arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour, les jugeant irrecevables dans cette instance, car la requête initiale ne visait que l'arrêté d'assignation à résidence. Il accorde l'aide juridictionnelle provisoire totale au requérant. **Textes appliqués** : Loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (article 20).
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C... visant à annuler la décision du préfet du Nord ordonnant son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la procédure de prise en charge par les autorités espagnoles était régulière et que les moyens soulevés, notamment concernant l'information du demandeur et le risque de renvoi vers le Soudan, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler son arrêté de révocation et à obtenir sa réintégration. Le tribunal a estimé que la procédure disciplinaire respectait les exigences du décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 et que les faits reprochés (détournement de denrées, manquements à l'hygiène, gestion défectueuse des commandes) étaient établis. Il a jugé que la sanction de révocation, prise par le président du conseil départemental du Nord, n'était pas disproportionnée au regard de la gravité des manquements constatés.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté les requêtes de deux ressortissants algériens visant à annuler leurs obligations de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et leurs interdictions de retour. La juridiction a estimé que les mesures d'éloignement ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, considérant notamment l'absence de liens familiaux particulièrement intenses en France et la possibilité de reconstituer leur vie familiale en Algérie. Le tribunal a également jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant un délai de départ volontaire et en prononçant l'interdiction de retour, au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... C..., un ressortissant algérien, qui contestait plusieurs mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire français, refus de délai de départ volontaire, interdiction de retour et assignation à résidence) prises par le préfet du Nord. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour prendre ces décisions et que les griefs tirés d'un vice de procédure, d'une insuffisance de motivation ou d'une méconnaissance du droit au respect de la vie privée (article 8 de la CEDH) et de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 n'étaient pas fondés. La juridiction a notamment relevé que l'intéressé, entré régulièrement en 2016 mais dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée en 2017, était resté en situation irrégulière et n'avait pas déféré à une précédente obligation de quitter le territoire.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution de l'arrêté municipal retirant un permis de construire. Le juge a retenu la condition d'urgence, présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, et a estimé qu'existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard du vice de procédure tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-5 du même code. La demande d'injonction de réexamen et la demande de somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante guinéenne. Le tribunal a annulé la décision du préfet du Nord, considérant que le refus de délivrer une carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" était entaché d'une erreur de droit. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 422-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en relevant que la requérante remplissait les conditions légales après l'obtention d'un diplôme de niveau master.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français, de fixation du pays d'éloignement et d'interdiction de retour. Le tribunal a jugé que le préfet du Nord n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que la requérante ne remplissait pas les conditions pour le renouvellement de son titre de séjour étudiant, notamment au regard de son assiduité et de ses résultats universitaires. Les décisions attaquées ont été considérées comme légalement fondées et suffisamment motivées.
Le Tribunal Administratif de Lille a examiné une demande en référé-liberté visant à suspendre un refus implicite de titre de séjour et un arrêté d'éloignement, et à enjoindre la délivrance d'un titre. Le juge a rejeté la demande de suspension du refus de titre de séjour, estimant que le requérant ne démontrait pas l'urgence. En revanche, il a suspendu l'exécution de l'arrêté de remise aux autorités polonaises, considérant qu'il existait un doute sérieux sur sa légalité, notamment quant à la régularité de l'entrée sur le territoire et à la motivation de la mesure. Les textes appliqués sont l'article L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir la délivrance d'un document provisoire autorisant le travail en attendant l'instruction d'une demande de titre de séjour "salarié". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, car la requérante, bien que confrontée à un blocage administratif sur la plateforme ANEF, n'a pas démontré une diligence suffisante pour déposer sa demande de changement de statut en temps utile après la clôture de son premier dossier. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté) et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la délivrance des titres de séjour et des attestations provisoires.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet du Pas-de-Calais de son recours en excès de pouvoir visant l'arrêté municipal d'affectation d'un véhicule de service. La juridiction applique les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorisent à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de la légalité de l'arrêté attaqué.
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui renonçait à son recours en excès de pouvoir contre une décision implicite du ministre de l'intérieur relative à la suspension de son permis de conduire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de l'affaire.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant le refus de sa carte mobilité inclusion « stationnement ». La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car le requérant n'a pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, comme l'exige l'article R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de Mme A... concernant le refus d'attribution de la carte mobilité inclusion "priorité". Il estime que ce litige relève de la compétence du juge judiciaire, spécialement désigné pour le contentieux technique de la sécurité sociale. La juridiction s'appuie sur les articles L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et L. 142-1 du code de la sécurité sociale pour décliner sa compétence.
Sujet principal : Recours contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour étudiant. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille. Solution retenue : Le tribunal annule la décision implicite de rejet. Il constate que le dossier de la requérante était complet et que l'administration, restée silencieuse, n'a pas communiqué les motifs de son refus malgré une demande en ce sens, ce qui constitue un vice de procédure. Textes appliqués : Articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (silence valant rejet), et articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration (obligation de motivation des décisions défavorables).
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B... C..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 2 août 2024 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que les décisions étaient suffisamment motivées et que le préfet avait procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant. Le tribunal a notamment appliqué les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé l'arrêté préfectoral du 19 août 2024 refusant l'admission exceptionnelle au séjour et prononçant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour à l'encontre d'un ressortissant marocain. La juridiction a jugé que le préfet du Pas-de-Calais avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne procédant pas à un examen sérieux de la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de son intégration en France depuis son enfance. Le tribunal a également relevé une insuffisance de motivation de la décision au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête d'un ressortissant tunisien visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le juge estime que la décision préfectorale, fondée sur l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, est régulière, suffisamment motivée et ne méconnaît pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la CEDH. Les autres moyens, dont ceux invoquant les accords franco-tunisiens, sont écartés pour défaut de précision ou d'élément probant.