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Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant concernant ses demandes principales d'annulation de l'arrêté préfectoral de refus de séjour et d'injonction de délivrer un titre. La juridiction ne statue donc pas sur le fond du litige relatif au droit au séjour. Elle condamne l'État à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, en raison du bénéfice de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Lille statue par ordonnance sur une requête initialement dirigée contre le refus implicite de délivrer une carte de résident à un membre de famille de réfugié. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante concernant ses conclusions en annulation et en injonction, celui-ci étant intervenu par mémoire postérieur. Elle condamne l'État à verser à l'avocat de la requérante la somme de 800 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, la requérante bénéficiant de l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de Mme C... visant à conserver une séquence de vidéosurveillance. Le juge estime que la mesure sollicitée n'est pas utile, car la requérante dispose déjà d'éléments de preuve suffisants (photographies et récépissé de main-courante) pour établir les faits de sa chute. La décision est fondée sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, le juge considérant que la demande ne présente pas le caractère d'urgence et d'utilité requis.
Sujet principal : Contestation d'un avis de paiement d'un forfait de post-stationnement. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation d'ordonnance). Solution retenue : Le tribunal se déclare incompétent et transmet le dossier au tribunal du stationnement payant, car le requérant n'a pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire. Textes appliqués : Article R. 351-3 du code de justice administrative et article L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales.
Le Tribunal Administratif de Lille a jugé deux requêtes en excès de pouvoir d'un directeur d'hôpital contre le CHU de Lille. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du compte-rendu d'évaluation professionnelle 2022, le jugeant irrecevable car ce document préparatoire à la prime sur objectifs ne constitue pas une décision faisant grief. Il a également rejeté la demande d'annulation de la décision fixant le taux de la prime variable à 8%, considérant que le taux global de 23% respectait les stipulations contractuelles. Les décisions s'appuient sur le décret n° 91-155 du 6 février 1991 et le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lille a statué sur un litige concernant un praticien hospitalier contractuel contestant le refus implicite de l'établissement de lui verser un solde de prime de précarité et de lui délivrer des documents corrigés. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation concernant la fiche de paie, estimant la mention manuscrite justifiée, mais a enjoint au centre hospitalier de Calais de rectifier l'attestation destinée à France Travail (ex Pôle Emploi) pour qu'elle corresponde aux salaires effectivement perçus. Les textes appliqués sont principalement le code du travail (articles L. 5422-1, L. 5424-1 et R. 1234-9) et l'arrêté du 21 octobre 2003 relatif à l'indemnité de précarité.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande d'un contribuable visant à requalifier ses gains sur cryptomonnaies (vente en 2019) en bénéfices industriels et commerciaux (BIC) plutôt qu'en plus-values de cession d'actifs numériques. La juridiction estime que le caractère habituel et professionnel de son activité d'achat-revente n'est pas établi, ses opérations étant trop ponctuelles. Elle applique notamment l'article 150 VH bis du code général des impôts pour confirmer l'imposition en tant que plus-values.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2021 et 2022. Concernant 2021, la réclamation a été jugée irrecevable car présentée hors délai, dépassant la date limite du 31 décembre 2022 prévue par l'article R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Pour l'année 2022, la requête a été rejetée au fond car la requérante, percevant l'allocation adulte handicapé, ne remplissait pas les conditions d'exonération prévues par les articles 1390 et 1391 du Code Général des Impôts, qui concernent l'allocation de solidarité aux personnes âgées, l'allocation supplémentaire d'invalidité ou l'âge de plus de 75 ans.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette les requêtes d'un aide-soignant visant l'annulation de sa suspension conservatoire puis de sa révocation. La juridiction estime que les faits reprochés (violence présumée sur un résident) présentaient un caractère suffisant de vraisemblance et de gravité pour justifier la suspension, et que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée. Le jugement s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique, notamment son article L. 531-1 relatif à la suspension.
Le Tribunal Administratif de Lille rejette la demande de décharge de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l'année 2023. Il juge que la requérante, héritière, ne pouvait bénéficier de l'exonération pour les personnes de plus de 75 ans (article 1391 du CGI), car elle n'était pas encore propriétaire du bien au 1er janvier 2023 et n'y habitait plus. L'administration a correctement établi l'imposition au nom de la mère décédée, conformément à l'article 1403 du CGI, en l'absence de mutation cadastrale à cette date.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, visant à annuler le refus de délivrance d'un certificat de résidence portant la mention « vie privée et familiale ». Le juge a considéré que la décision explicite de rejet et d'obligation de quitter le territoire (OQTF) du 7 août 2023 se substituait à la décision implicite initialement attaquée. Pour statuer, la juridiction a appliqué les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, estimant que la requérante ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, condition requise pour bénéficier de plein droit du titre.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante roumaine, qui contestait le refus préfectoral de lui délivrer un titre de séjour en tant que citoyenne de l'Union européenne "non active". La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et ne révélait pas de défaut d'examen sérieux de sa situation. Elle a jugé que le préfet avait correctement appliqué les conditions de séjour prévues aux articles L. 233-1 et L. 234-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant le moyen d'incompétence de l'autorité signataire et en estimant que les conditions légales de l'éloignement étaient remplies. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé le refus de regroupement familial opposé à un ressortissant tunisien par le préfet du Nord. Le juge a estimé que le refus, fondé sur un nombre de chambres insuffisant dans le logement, constituait une erreur d'appréciation, cette condition n'étant pas prévue par la réglementation applicable (articles L. 434-7 et R. 434-5 du CESEDA). Le tribunal a enjoint au préfet d'accorder le bénéfice du regroupement familial au requérant dans un délai d'un mois.
Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de titre de séjour d'un ressortissant ivoirien. Le tribunal constate que l'administration a délivré une nouvelle carte de séjour après l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions principales du requérant. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, mais l'État est condamné à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés pour le litige, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le tribunal constate que le préfet a délivré un titre de séjour après l'introduction de la requête, rendant ainsi la demande d'annulation sans objet. Il n'y a donc pas lieu de statuer sur le fond, mais l'État est condamné à verser des frais d'avocat en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant camerounais, qui contestait l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de liens personnels et familiaux stables et anciens en France, au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a ainsi jugé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale du requérant.
Le Tribunal Administratif de Lille a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour, opposée à une ressortissante bangladaise ayant renoncé à son statut de réfugiée. Le juge a retenu un défaut de motivation de l'administration, le préfet du Nord n'ayant pas communiqué les motifs de son refus malgré une demande de l'intéressée, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La décision implicite de rejet, née du silence gardé au-delà du délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du CESEDA, a donc été annulée.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête d'un ressortissant guinéen demandant l'annulation du refus implicite d'enregistrement de sa demande de titre de séjour pour raison médicale (article L. 425-9 du CESEDA). La juridiction a jugé la demande irrecevable, considérant qu'un refus d'enregistrement dû à un dossier incomplet (ici, l'absence d'acte de naissance conforme à l'annexe 10 du CESEDA) ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. Le tribunal a également constaté que la demande d'aide juridictionnelle provisoire était devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal a estimé que le préfet du Nord avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant la délivrance du titre de séjour au titre de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), considérant que les conditions légales n'étaient pas remplies. Les autres décisions (OQTF et interdiction de retour) ont été jugées légales car fondées sur ce refus régulier.