Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2300875(TA87-2300875)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., agent de maîtrise principal, qui contestait l'arrêté du maire du Palais-sur-Vienne réduisant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE) suite à une réorganisation de ses services. Le tribunal a jugé que la réorganisation des services techniques, bien qu'ayant modifié les missions de l'agent, relevait de la compétence du maire en tant que chef des services municipaux et non du conseil municipal. Il a également écarté l'exception d'illégalité de la délibération fixant les montants de l'IFSE, estimant qu'aucune disposition légale n'imposait à l'assemblée délibérante de fixer un montant minimal ou de définir les modalités de calcul d'un coefficient de modulation individuelle. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 2121-29, L. 2122-18 et L. 2122-21 du code général des collectivités territoriales.
N° TA87-2301116(TA87-2301116)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., technicien supérieur du ministère de l’agriculture, qui contestait son reclassement au grade de technicien principal à compter du 15 octobre 2022. Il soutenait que ses années de service militaire en tant que sous-officier (catégorie B) auraient dû être prises en compte pour satisfaire à la condition de trois années de services effectifs exigée par l’article 25 du décret du 11 novembre 2009. Le tribunal a jugé qu’aucune disposition législative ou réglementaire, notamment l’article L. 4139-3 du code de la défense, n’impose d’inclure les services militaires antérieurs dans le calcul de cette durée pour l’avancement dans le corps d’accueil. La demande d’annulation a donc été rejetée comme non fondée.
N° TA87-2301166(TA87-2301166)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Chardon Automobiles contestant le reversement d’un trop-perçu de 2 000 euros au titre du bonus écologique. La juridiction a d’abord écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté, estimant le recours introduit dans les délais. Sur le fond, elle a jugé que la société n’apportait pas la preuve de la régularité de l’avance consentie à son client, notamment en raison d’une défaillance dans la transmission des documents requis par la convention et le code de l’énergie. En conséquence, la décision de l’Agence de services et de paiement (ASP) a été confirmée.
N° TA87-2302076(TA87-2302076)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la demande de la SARL de la Jarrige, qui sollicitait le remboursement d'un crédit de TVA de 7 758 euros grevant l'achat d'un véhicule de type "4x4 pick-up". La juridiction a estimé que ce véhicule, doté d'une cabine approfondie avec quatre places assises (dont deux amovibles), devait être regardé comme un véhicule à usage mixte au sens du 6° du 2 du IV de l'article 206 de l'annexe II du code général des impôts. En application de ce texte, le coefficient d'admission est nul pour ces véhicules, ce qui exclut le droit à déduction de la TVA, indépendamment de l'usage professionnel effectif allégué par la société. La doctrine administrative invoquée par la requérante a également été écartée comme inopérante.
N° TA87-2301536(TA87-2301536)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., aide-soignante, qui demandait l'annulation de sa révocation prononcée par le directeur de l'Ehpad Pélisson-Fontanier. La juridiction a estimé que les faits reprochés, notamment des assoupissements fréquents, des pauses cigarette prolongées et une utilisation intensive du téléphone pendant le service, étaient établis par les pièces du dossier, y compris les propres aveux de l'agent. Elle a jugé que ces manquements répétés constituaient des fautes de nature à justifier une sanction et que la révocation, bien que sévère, n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des faits et de leurs conséquences potentielles sur la sécurité des résidents. La décision s'appuie sur les articles L. 530-1 et L. 533-1 du code général de la fonction publique.
N° TA87-2501100(TA87-2501100)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté préfectoral du 12 février 2025 lui retirant son attestation de demande d'asile, l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour pour un an. Le tribunal a jugé que la décision de retrait de l'attestation était suffisamment motivée en droit et en fait, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en ne délivrant pas un titre de séjour sur un autre fondement. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 542-1 et L. 542-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2501153(TA87-2501153)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant congolais, contestant l'arrêté préfectoral du 10 avril 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le moyen tiré du défaut de remise des brochures d'information était inopérant, car la décision contestée intervient en fin de procédure d'asile. Il a également écarté le moyen fondé sur le droit d'être entendu, estimant que le requérant n'avait pas été privé de la possibilité de présenter ses observations. Enfin, le tribunal a considéré que la décision de la Cour nationale du droit d'asile était définitive à la date de l'arrêté, rendant légal le fondement de l'obligation de quitter le territoire français sur la base des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2500757(TA87-2500757)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. C..., qui contestait le rejet de sa réclamation relative aux taxes foncières 2023 et 2024. La requête, qualifiée de recours gracieux adressé à l'administration, ne contenait aucune conclusion à fin d'annulation d'une décision administrative, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. L'ordonnance, fondée sur le 4° de l'article R. 222-1 du même code, a été rendue le 23 septembre 2025.
N° TA87-2500980(TA87-2500980)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B... A... pour contester trois avis de sommes à payer émis par le syndicat des eaux des 2 vallées au titre de factures d’eau. En cours d’instance, le syndicat a annulé les titres de perception contestés, ce qui a conduit M. A... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 23 septembre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2500667(TA87-2500667)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... comme manifestement irrecevable. Cette requête, qui contestait un refus d’avancement au grade de chef technicien, ne contenait ni exposé des faits et moyens, ni énoncé des conclusions, en violation de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président a prononcé le rejet par ordonnance sans invitation à régulariser.
N° TA87-2302111(TA87-2302111)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 9 octobre 2023 par laquelle le vétérinaire officiel de l’abattoir de Limoges avait prononcé la saisie totale de la carcasse d’une vache appartenant à la SAS Charolim. L’annulation est fondée sur un vice de forme, la décision ne comportant pas le nom et le prénom de son signataire, en méconnaissance de l’article L. 212-1 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a jugé que ce défaut d’identification, non compensé par d’autres pièces du dossier, justifiait l’annulation sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à la société requérante au titre des frais de justice.
N° TA87-2302117(TA87-2302117)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D... qui demandait la condamnation du centre hospitalier de Tulle pour le décès de son épouse survenu à la suite de brûlures causées par l'inflammation de sa bouteille d'oxygène dans sa chambre d'EHPAD. Le tribunal a estimé que la responsabilité pour faute de l'établissement n'était pas engagée, faute de preuve que le personnel soignant aurait fourni le briquet à la victime, et que la responsabilité sans faute n'était pas applicable en l'espèce. Il a également rejeté les conclusions de la CPAM de la Charente-Maritime tendant au remboursement de ses débours. La décision se fonde sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
N° TA87-2500882(TA87-2500882)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C... contestant le refus d’instruction en famille pour sa fille. La requête était irrecevable car elle ne comportait pas la décision attaquée, en méconnaissance de l’article R. 412-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation notifiée via l’application Télérecours, le requérant n’y a pas donné suite dans le délai imparti. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 4° du même code pour rejeter la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA87-2301294(TA87-2301294)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société Taxi Fougeanet, qui contestait une amende administrative de 500 euros pour défaut d’affichage des tarifs de courses de taxi. Le tribunal a jugé que le manquement à l’article 7 de l’arrêté ministériel du 6 novembre 2015, combiné à l’arrêté préfectoral du 24 janvier 2023, était établi, car l’affichage n’était pas visible depuis les places arrière du véhicule lors du contrôle. La solution retenue confirme la légalité de la sanction, appliquant les articles L. 112-1 et L. 131-5 du code de la consommation.
N° TA87-2300897(TA87-2300897)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., un exploitant agricole, qui contestait des cotisations d'impôt sur le revenu pour 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait au requérant, car il n'avait pas répondu dans les délais à la proposition de rectification. Concernant les dotations aux amortissements, le tribunal a estimé que M. C... n'avait pas démontré leur inscription comptable avant la date limite de déclaration des résultats, comme l'exige l'article 39 du code général des impôts. Enfin, le rejet des charges liées à ses impôts personnels a été confirmé, car elles étaient étrangères à son activité agricole.
N° TA87-2501013(TA87-2501013)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre une saisie administrative à tiers détenteur émise pour le recouvrement d’une facture d’eau par la commune de Saint Août. Le juge a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a rappelé que le service public de l’eau est un service public industriel et commercial (article L. 2224-11 du code général des collectivités territoriales), et que les litiges entre un tel service et ses usagers relèvent du droit privé et donc de la compétence des juridictions judiciaires.
N° TA87-2501020(TA87-2501020)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C... contestant des nominations aux postes de veilleurs de nuit au sein d’un foyer départemental de l’enfance. Le requérant s’est borné à invoquer une privation de possibilité de mobilité sans assortir son recours d’aucun moyen précis permettant d’en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée comme manifestement infondée.
N° TA87-2501015(TA87-2501015)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de la Caisse des dépôts et consignations de lui restituer les points de son compte personnel de formation (CPF) suite à une escroquerie. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’utilisation frauduleuse des droits CPF était inopérant et que celui relatif à l’insuffisance de motivation de la décision était manifestement infondé. La décision a été rendue sur le fondement du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter par ordonnance les requêtes ne comportant que des moyens irrecevables ou manifestement infondés.
N° TA87-2300835(TA87-2300835)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé la décision du 23 mars 2023 par laquelle la directrice générale du centre hospitalier de Châteauroux refusait de reconnaître l’imputabilité au service de la maladie de Mme A..., infirmière. Le tribunal a jugé que la pathologie de l’agent, une hernie discale L5-S1, relevait du tableau des maladies professionnelles n° 98 du code de la sécurité sociale et que ses fonctions de soins impliquant la manutention de personnes établissaient un lien direct avec le service. En l’absence d’éléments contraires apportés par l’administration, notamment un avis médical définitif, le refus était entaché d’une erreur d’appréciation au regard des articles L. 822-20 et L. 822-21 du code général de la fonction publique.
N° TA87-2500998(TA87-2500998)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C... contestant la suspension de son permis de conduire pour 8 mois, prononcée par le préfet de la Haute-Vienne. Le juge a estimé que les moyens soulevés par le requérant, se limitant à exposer les circonstances du contrôle et les conséquences personnelles de la suspension, étaient manifestement insusceptibles de venir au soutien de sa demande. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne comportant que des moyens manifestement infondés ou insuffisamment précis.