Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2500990(TA87-2500990)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C... contestant la suspension de son permis de conduire pour six mois, décidée par le préfet de la Creuse suite à un contrôle positif aux stupéfiants. Le requérant soutenait avoir consommé du CBD et non des stupéfiants. Le tribunal a jugé ce moyen inopérant, car l'imputabilité des infractions relève de l'autorité judiciaire et non du juge administratif. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
N° TA87-2500980(TA87-2500980)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. B... A... pour contester trois avis de sommes à payer émis par le syndicat des eaux des 2 vallées au titre de factures d’eau. En cours d’instance, le syndicat a annulé les titres de perception contestés, ce qui a conduit M. A... à se désister purement et simplement de sa requête. Par ordonnance du 23 septembre 2025, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2300897(TA87-2300897)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., un exploitant agricole, qui contestait des cotisations d'impôt sur le revenu pour 2017 et 2018. Le tribunal a jugé que la charge de la preuve incombait au requérant, car il n'avait pas répondu dans les délais à la proposition de rectification. Concernant les dotations aux amortissements, le tribunal a estimé que M. C... n'avait pas démontré leur inscription comptable avant la date limite de déclaration des résultats, comme l'exige l'article 39 du code général des impôts. Enfin, le rejet des charges liées à ses impôts personnels a été confirmé, car elles étaient étrangères à son activité agricole.
N° TA87-2501105(TA87-2501105)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme D... contestant l'arrêté préfectoral du 27 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. La requérante, ressortissante congolaise, invoquait notamment la méconnaissance de son droit d'être entendue, une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), et une erreur de droit concernant l'examen de son état de santé (article L. 425-9 du CESEDA). Le tribunal a jugé que la procédure était régulière, que la décision était suffisamment motivée, et que le préfet n'avait commis ni erreur de droit ni erreur manifeste d'appréciation, en application des articles L. 611-1 et suivants du CESEDA.
N° TA87-2500935(TA87-2500935)
Le Tribunal Administratif de Limoges, par ordonnance du 23 septembre 2025, a rejeté la requête de l’EURL Investicité comme manifestement irrecevable. La société avait saisi le tribunal en produisant des documents relatifs à un bâtiment dont elle est propriétaire, sans exposer de conclusions ni de moyens, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l’article R. 222-1 du même code, le président a rejeté la requête sans invitation à régulariser.
N° TA87-2501053(TA87-2501053)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 mai 2025 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 6-5° de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de son mariage récent avec une Française et de sa présence en France depuis 2019. Le tribunal a estimé que la relation était récente, que la présence en France avant 2023 n'était pas établie, et que l'intéressé ne justifiait d'aucune insertion sociale ou professionnelle, tout en ayant des attaches familiales en Algérie. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions à fin d'injonction.
N° TA87-2200755(TA87-2200755)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre une délibération du conseil municipal de Maillet du 2 décembre 2021 et la convention de voirie signée le 6 décembre 2021 avec la société Eoliennes d’Iris, dans le cadre d’un projet de parc éolien. Le tribunal a rejeté la requête, jugeant que les conclusions dirigées contre la délibération étaient irrecevables, celle-ci constituant un acte détachable du contrat insusceptible de recours. Il a également estimé que les conclusions contre la convention relevaient de la compétence du juge judiciaire, s’agissant de l’utilisation de chemins ruraux relevant du domaine privé de la commune. La décision s’appuie sur les articles R. 351-3 et R. 611-7 du code de justice administrative.
N° TA87-2200875(TA87-2200875)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné deux requêtes de Mme C... concernant un projet d’agro-camping à Mansac. La première requête visait l’annulation d’un sursis à statuer sur un permis d’aménager, la seconde contestait un refus implicite de raccordement aux réseaux publics. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que la commune avait valablement interrompu le délai d’instruction par une demande de pièces complémentaires et que le sursis à statuer était légalement fondé sur les orientations du projet d’aménagement et de développement durable (PADD) du PLU en cours d’élaboration. Pour le refus de raccordement, le tribunal a estimé que la décision était devenue sans objet suite à son retrait et qu’en tout état de cause, la demande était liée au projet d’aménagement incompatible avec les règles d’urbanisme. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées.
N° TA87-2300671(TA87-2300671)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. J..., détenu à la maison centrale de Saint-Maur, qui contestait la sanction disciplinaire de huit jours de cellule disciplinaire pour usage abusif d'objets autorisés. Le requérant invoquait l'incompétence de l'autorité ayant engagé les poursuites et une composition irrégulière de la commission de discipline. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la cheffe de détention disposait d'une délégation régulière pour engager les poursuites et que la commission de discipline était valablement composée, l'assesseur pénitentiaire n'étant pas l'auteur du compte-rendu d'incident. La décision s'appuie sur les articles R. 234-1, R. 234-2, R. 234-12 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
N° TA87-2501758(TA87-2501758)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. C..., ressortissant irakien, contestant l'arrêté du préfet de la Gironde ordonnant son transfert aux autorités bulgares pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la décision de transfert ne méconnaissait ni l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 (Dublin III) sur l'information du demandeur, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, et que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en n'usant pas de la clause discrétionnaire de l'article 17 du même règlement. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des conclusions de M. C..., y compris sa demande d'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet.
N° TA87-2300617(TA87-2300617)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E..., ressortissante géorgienne, qui demandait l'annulation de la décision du préfet de la Haute-Vienne du 16 février 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour défaut de production de pièces complémentaires (acte de naissance et acte de mariage). Le tribunal a jugé que le préfet avait légalement appliqué l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, la requérante n'ayant pas produit les documents demandés dans le délai d'un mois imparti par la mise en demeure notifiée le 27 décembre 2022. Il a estimé que les difficultés rencontrées par Mme E... pour obtenir ces documents auprès de l'Ofpra ne constituaient pas des circonstances imprévisibles et indépendantes de sa volonté justifiant de faire obstacle au classement sans suite.
N° TA87-2200632(TA87-2200632)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné deux requêtes de Mme C... concernant un projet d’aménagement sur la commune de Mansac. La première requête visait l’annulation d’un sursis à statuer sur un permis d’aménager, la seconde contestait un refus implicite de raccordement aux réseaux publics. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes, considérant que le sursis à statuer était légalement fondé sur les orientations du projet d’aménagement et de développement durable (PADD) et que le refus de raccordement était justifié par l’incompatibilité du projet avec les règles d’urbanisme applicables. Les textes appliqués incluent le code de l’urbanisme, notamment les articles relatifs au sursis à statuer et aux raccordements aux réseaux.
N° TA87-2501083(TA87-2501083)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet de l'Indre. La requérante, ressortissante togolaise, soutenait que son mariage avec un Français lui ouvrait droit à un titre de séjour sur le fondement des articles L. 423-2 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'exemption de visa de long séjour prévue à l'article L. 423-2 est subordonnée à une entrée régulière en France, condition non remplie en l'espèce. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral.
N° TA87-2300587(TA87-2300587)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant comorien, qui contestait la décision du préfet de la Haute-Vienne du 13 février 2023 classant sans suite sa demande de naturalisation pour dossier incomplet. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, le signataire disposant d'une délégation régulière, et jugé inopérant le moyen tiré du défaut de motivation, les décisions de classement sans suite n'étant pas soumises à cette obligation. Sur le fond, le tribunal a estimé que le préfet avait fait une exacte application de l'article 41 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, M. B... n'ayant pas produit les avis d'imposition complets sollicités malgré une mise en demeure.
N° TA87-2300609(TA87-2300609)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A..., propriétaire voisin, d'une requête en excès de pouvoir contre l'arrêté du 6 mars 2023 par lequel le maire de Lepaud avait prescrit la mise en sécurité d'un immeuble et mis en demeure les ayants-droit du propriétaire décédé d'y procéder. En cours d'instance, le maire a fait procéder d'office aux travaux nécessaires. Par conséquent, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d'annulation de l'arrêté, devenues sans objet. La demande d'injonction et les conclusions accessoires de M. A... ont été rejetées, et aucune somme n'a été mise à la charge de la commune au titre des frais de justice.
N° TA87-2301182(TA87-2301182)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a rejeté la requête des consorts C... demandant l'annulation de l'arrêté du 9 mars 2023 par lequel le maire de Saint-Jean-Ligoure s'est opposé à leur déclaration préalable pour l'aménagement d'une grange agricole en salle de réception. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé au regard de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme, en visant le plan local d'urbanisme et en précisant que le projet, situé en zone agricole, relevait de la catégorie des "autres équipements recevant du public" interdite par le règlement. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d'annulation, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA87-2301210(TA87-2301210)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. C... d’une demande d’annulation de l’arrêté interruptif de travaux du 3 février 2023, pris par la maire d’Ayen, et du rejet de son recours gracieux. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le permis de construire tacite dont bénéficiait M. C... depuis 2013 était frappé de péremption en application de l’article R. 424-17 du code de l’urbanisme, faute de travaux substantiels et continus dans le délai de trois ans. Il a jugé que l’arrêté contesté était suffisamment motivé et que l’illégalité de l’arrêté interruptif de 2016, retenue par le juge pénal, n’avait pas pour effet de faire obstacle à la péremption du permis.
N° TA87-2301388(TA87-2301388)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de la préfète de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. La juridiction a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire et a jugé que le refus, fondé sur l'article L. 314-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légal en raison d'une condamnation pénale de l'intéressée pour vol et falsification de chèque, révélant un défaut d'intégration républicaine. Le tribunal a considéré que la préfète n'avait pas méconnu l'article L. 412-5 du même code, le motif retenu étant distinct de la menace pour l'ordre public.
N° TA87-2301424(TA87-2301424)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné le recours de Mme B... contre le refus de l'Agence de services et de paiement (ASP) de lui accorder le chèque énergie pour 2022. La requérante contestait cette décision en soutenant être éligible au regard de sa situation fiscale. Le tribunal a rappelé que le contentieux du chèque énergie relève du plein contentieux, l'obligeant à examiner les droits de l'intéressée sur la base des circonstances de fait. Il a constaté que le refus était fondé sur l'insuffisance des justificatifs fournis pour démontrer une modification de sa situation fiscale, et que les revenus de son ménage, incluant ceux de son fils, ne permettaient pas de l'éligibilité. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de Mme B..., confirmant la décision de l'ASP.
N° TA87-2501082(TA87-2501082)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, qui contestait l'arrêté du préfet de l'Indre refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que son mariage récent avec un compatriote résidant régulièrement en France, son absence d'insertion professionnelle et sociale, et le fait qu'elle n'était pas isolée dans son pays d'origine ne justifiaient pas la délivrance d'un titre de séjour. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.