Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2300504(TA87-2300504)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête du syndicat CGT visant à annuler partiellement une délibération du département de la Haute-Vienne modifiant les modalités du RIFSEEP, notamment pour le complément indemnitaire annuel (CIA). La juridiction a jugé que la délibération, signée par la commission permanente, était régulière et n'était entachée ni d'incompétence, ni d'erreur de droit dans l'application des articles L.714-4 et L.714-5 du code général de la fonction publique, ni de méconnaissance du principe d'égalité. Le tribunal a également rejeté la demande d'injonction et a mis une partie des frais à la charge du syndicat requérant.
N° TA87-2600136(TA87-2600136)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le juge a estimé que le préfet de la Haute-Vienne avait légalement pris cette mesure, fondée sur un risque de fuite lié à une procédure d'éloignement définitive et à une interpellation pour des faits de faux. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et le tribunal a également rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
N° TA87-2301925(TA87-2301925)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus du préfet de lui délivrer un certificat de résident. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, avait procédé à un examen sérieux de sa situation et que le refus, fondé sur une menace à l'ordre public et l'absence de liens personnels stables, ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 6 de l'accord franco-algérien.
N° TA87-2301072(TA87-2301072)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B... et de la SCI N&N visant à obtenir réparation pour des nuisances liées à un captage d'eau. La juridiction a jugé que la demande, fondée sur la responsabilité sans faute du fait d'un ouvrage public, était irrecevable car prescrite, le délai de recours ayant expiré. Elle a également écarté l'exception d'incompétence soulevée par le syndicat défendeur, estimant que la demande ne relevait pas du contentieux des servitudes d'utilité publique.
N° TA87-2301635(TA87-2301635)
Le Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre) a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre l'autorisation administrative d'un licenciement pour motif disciplinaire. Le requérant contestait la régularité de la procédure et le bien-fondé de la décision. La juridiction a constaté le désistement pur et simple du requérant, ce qui a entraîné un non-lieu à statuer sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail et du code de justice administrative.
N° TA87-2301697(TA87-2301697)
Sujet principal : Recours d'une société contre des décisions de reversement de primes à la conversion. Juridiction : Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal déclare la requête irrecevable. Il considère que les décisions contestées, notifiant un trop-perçu, sont des mesures d'exécution de la convention liant la société à l'Agence de services et de paiement (ASP). Par conséquent, le litige relève du contentieux contractuel et non du recours pour excès de pouvoir, ce qui rend la demande d'annulation irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 611-7 et R. 351-3 du code de justice administrative ; article D. 251-11 du code de l'énergie.
N° TA87-2301847(TA87-2301847)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête d'un ressortissant angolais demandant l'annulation du refus préfectoral de lui délivrer une carte de résident de longue durée-UE. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que le requérant ne remplissait pas la condition de ressources stables et suffisantes exigée par l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ses revenus déclarés étant inférieurs au SMIC.
N° TA87-2301903(TA87-2301903)
Sujet principal : Recours contre le refus de délivrance d'un titre de séjour "vie privée et familiale" à un ressortissant haïtien, père d'un enfant français. Juridiction : Tribunal Administratif de Limoges (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête et confirme le refus du préfet. Il estime que l'étranger ne justifie pas, par les éléments produits, contribuer effectivement à l'éducation de son enfant français mineur, condition exigée par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Textes appliqués : Article L. 423-7 du CESEDA.
N° TA87-2302142(TA87-2302142)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi d'un recours contre l'autorisation administrative d'un licenciement pour motif disciplinaire d'un salarié protégé. Le requérant s'étant désisté de ses demandes et ce désistement ayant été accepté par l'employeur, le tribunal a constaté l'extinction de l'instance. Il a prononcé la radiation de l'affaire du rôle et a mis les dépens à la charge du requérant, en application des dispositions du code de justice administrative.
N° TA87-2502115(TA87-2502115)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante guinéenne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de circonstances exceptionnelles justifiant un droit au séjour, notamment au regard de son état de santé et de son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Les décisions contestées, fondées sur les articles L. 425-9 et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ont donc été jugées légales.
N° TA87-2502121(TA87-2502121)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant espagnol, visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que le moyen tiré d'un vice de procédure dans l'information de l'intéressé était inopérant et que le préfet avait légalement fondé sa décision sur une menace à l'ordre public, au regard des articles L. 141-3 et L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en considération des faits de violences reprochés et de l'ensemble des circonstances personnelles.
N° TA87-2502127(TA87-2502127)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le requérant ne rapportait pas la preuve d'une résidence habituelle et continue en France depuis plus de dix ans, condition requise pour bénéficier de plein droit d'un certificat de résidence au titre de l'article 6-1 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par conséquent, le refus de délivrance, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour prononcés par le préfet de la Haute-Vienne ont été légalement justifiés.
N° TA87-2502129(TA87-2502129)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le requérant, malgré son emploi et la présence de sœurs françaises, n'établissait pas que son centre de vie privée et familiale était en France, et que l'OQTF ne portait pas une atteinte disproportionnée à ses droits. La décision s'appuie sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2301670(TA87-2301670)
Le Tribunal Administratif de Limoges a jugé une demande en responsabilité de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (Ofii) suite à l'annulation d'une décision de retrait des conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile. Le tribunal a retenu la faute de l'Ofii, l'illégalité de la décision initiale ayant causé un préjudice, et a condamné l'office à indemniser le requérant. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2301913(TA87-2301913)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... visant à annuler le refus de titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a estimé que le préfet de la Haute-Vienne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que le séjour irrégulier prolongé du requérant et son absence de démonstration d'une insertion stable en France justifiaient le refus. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en lien avec l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2301957(TA87-2301957)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête en annulation d'une décision préfectorale refusant un regroupement familial. Le tribunal a jugé que la préfète de la Creuse avait procédé à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale de la requérante et que le refus, fondé sur l'insuffisance des ressources, était légal. La décision s'appuie sur les articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2600141(TA87-2600141)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision pénitentiaire. Le requérant, un détenu, contestait la suspension du permis de visite de sa compagne pour trois mois, invoquant l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la mesure. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée en l'espèce, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a, en revanche, été accordée.
N° TA87-2600099(TA87-2600099)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a annulé la décision du 9 janvier 2026 par laquelle le directeur territorial de l’Office français de l’immigration et de l’intégration (Ofii) avait refusé à M. A..., demandeur d’asile guinéen, le bénéfice des conditions matérielles d’accueil. Le tribunal a estimé que cette décision était entachée d’un défaut d’examen sérieux de la vulnérabilité du requérant, en méconnaissance des articles L. 551-15 et D. 551-17 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En conséquence, il a enjoint à l’Ofii de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de cinq jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La solution retenue s’appuie sur les dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile relatives à l’évaluation de la vulnérabilité.
N° TA87-2600116(TA87-2600116)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 12 janvier 2026 fixant le pays de destination de son renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire. Le juge a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, le secrétaire général de la préfecture bénéficiant d'une délégation de signature régulièrement publiée. Il a également jugé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la gravité des faits de trafic de stupéfiants et de la violation de l'interdiction judiciaire. Enfin, le tribunal a estimé que les moyens tirés de la violation de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant et de l'erreur manifeste d'appréciation n'étaient pas fondés.
N° TA87-2600117(TA87-2600117)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en juge unique, a rejeté la requête de M. B... demandant l'annulation de l'arrêté du 12 janvier 2026 par lequel le préfet de la Corrèze l'a assigné à résidence pour quarante-cinq jours. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 731-1, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.