Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2600124(TA87-2600124)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté du 16 décembre 2025 par lequel le préfet de la Corrèze a fixé le pays de renvoi en exécution d'une interdiction judiciaire du territoire français. Le juge unique a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation, l'absence d'interprète, l'erreur de droit et d'appréciation, ainsi que la violation du droit à une vie privée et familiale normale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA87-2302039(TA87-2302039)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la chambre d’agriculture de la Haute-Vienne contestant un titre exécutoire émis par l’OIER « Ferme expérimentale des Bordes » pour un montant de 95 886,29 euros suite à son retrait de cet organisme. Le tribunal a examiné la qualité à agir du président de l’OIER, relevant que les statuts confient au comité de direction le pouvoir de décider des actions en justice, et que le compte rendu du comité de direction du 6 mars 2024 ne démontrait pas une délégation régulière au bureau pour défendre en justice. La solution retenue s’appuie sur l’article D. 514-1 du code rural et de la pêche maritime et les statuts de l’OIER.
N° TA87-2400041(TA87-2400041)
Le Tribunal Administratif de Limoges, saisi en plein contentieux par M. A..., a annulé un avis de sommes à payer de 3 108 euros émis par la commune de Boisseuil pour des frais d'enlèvement de déchets sauvages. Le requérant contestait être à l'origine du dépôt, et la commune, n'ayant pas produit d'observations malgré une mise en demeure, est réputée avoir acquiescé aux faits. Le tribunal a jugé que le titre de recettes reposait sur des faits matériellement inexacts, en application des articles L. 2212-2 et L. 2224-13 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, il a prononcé l'annulation de l'avis et la décharge de l'obligation de payer, avec restitution de la somme.
N° TA87-2400341(TA87-2400341)
Le Tribunal Administratif de Limoges a annulé l'arrêté du 5 janvier 2024 suspendant l'agrément d'assistant familial de M. G... pour quatre mois, au motif d'un défaut de motivation. La décision de suspension se bornait à évoquer des "informations préoccupantes" sans préciser la nature des faits reprochés, ce qui ne permettait pas à l'intéressé de comprendre les motifs de la mesure, en l'absence d'urgence absolue justifiant une telle imprécision. Cette annulation est fondée sur l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles, qui impose une motivation détaillée pour toute suspension d'agrément.
N° TA87-2400413(TA87-2400413)
Le Tribunal administratif de Limoges a annulé la décision du 20 septembre 2023 refusant à M. A..., ancien directeur-adjoint du travail, le bénéfice du complément indemnitaire annuel (CIA) pour 2022. Le tribunal a d'abord écarté le mémoire en défense du préfet de la Corrèze, jugé irrecevable car ce dernier n'avait pas compétence pour représenter l'État dans un litige relatif à la gestion d'un agent de l'inspection du travail, en application des articles R. 431-10 du code de justice administrative et 33 du décret n° 2004-374. Sur le fond, la décision a été annulée pour défaut de motivation, en méconnaissance de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA87-2400574(TA87-2400574)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la requête de M. A..., lieutenant de sapeurs-pompiers volontaires, contestant l'arrêté du 12 janvier 2024 mettant fin à ses fonctions de chef de centre et prononçant son changement d'affectation. Le tribunal a jugé que cette mesure, qui ne portait pas atteinte à ses droits statutaires, à sa rémunération ou à ses prérogatives, et qui n'était pas constitutive d'une sanction déguisée, constituait une simple mesure d'ordre intérieur insusceptible de recours. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés. Cette solution s'appuie sur les articles R. 1424-21 du code général des collectivités territoriales et R. 723-2 du code de la sécurité intérieure.
N° TA87-2400661(TA87-2400661)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E..., agent hospitalier, qui contestait le refus du centre hospitalier « les Genêts d'Or » de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 8 novembre 2023. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence de l'auteur de l'acte et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également examiné les autres moyens soulevés, notamment l'absence de saisine du conseil médical et l'erreur manifeste d'appréciation, sans les retenir. La solution s'appuie sur le décret n° 88-386 du 19 avril 1988 et le code des relations entre le public et l'administration.
N° TA87-2400769(TA87-2400769)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux (années 2018-2019), résultant d'un contrôle de leur société Imtiyaz. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'une irrégularité de la procédure suivie contre la société, en application du principe d'indépendance des procédures d'imposition. La solution retenue est le rejet des demandes de décharge, fondée sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales.
N° TA87-2400770(TA87-2400770)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les demandes de M. et Mme A... qui contestaient des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour 2018-2019, résultant d'un contrôle de leur société Imtiyaz. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré d'une irrégularité de la procédure suivie contre la société, en application du principe d'indépendance des procédures d'imposition. Les requêtes ont été jointes et l'administration fiscale a été relaxée des conclusions des requérants.
N° TA87-2401189(TA87-2401189)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné les requêtes de M. G..., assistant familial, contestant la suspension puis le retrait de son agrément par le président du conseil départemental de la Corrèze. Le tribunal a annulé l'arrêté de suspension du 5 janvier 2024 pour défaut de motivation, constatant que la décision ne précisait pas la nature des faits reprochés, en méconnaissance de l'article L. 421-6 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue souligne l'obligation de motiver suffisamment les décisions de suspension, même en l'absence d'urgence absolue.
N° TA87-2401976(TA87-2401976)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A..., adjudant de gendarmerie, qui contestait son ordre de mutation de l'escadron d'Orléans à celui de Châteauroux. Le requérant soutenait que cette décision constituait une sanction disciplinaire déguisée et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que la mutation, intervenue après un incident et un blâme, n'avait pas porté atteinte à ses droits statutaires ni à ses perspectives de carrière, et qu'elle était justifiée par l'intérêt du service pour préserver la réputation de l'unité. La requête a été rejetée sur le fondement des articles L. 4121-5 du code de la défense et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2600176(TA87-2600176)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui contestait le placement de ses enfants par l’aide sociale à l’enfance. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales, notamment l’autorité parentale et le droit à la vie familiale. Le juge estime que la mesure de placement relève de la compétence exclusive de l’ordre judiciaire, en application des articles 375 et suivants du code civil. Par conséquent, la juridiction administrative se déclare manifestement incompétente pour connaître du litige.
N° TA87-2301818(TA87-2301818)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D..., ingénieur territorial, qui demandait la condamnation du département de la Creuse à lui verser 67 506,75 euros en réparation des préjudices résultant de fautes commises par la collectivité. Le requérant invoquait notamment l'illégalité de décisions d'affectation annulées par le juge administratif, un harcèlement moral et une sanction déguisée. Le tribunal a estimé que ces moyens n'étaient pas fondés, considérant que les illégalités retenues n'étaient pas constitutives de fautes de nature à engager la responsabilité du département et que les autres griefs n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative et les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983.
N° TA87-2301964(TA87-2301964)
Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A..., agent du centre hospitalier de la Tour blanche d’Issoudun, afin d’obtenir réparation des préjudices résultant d’un accident de service (2012), d’une maladie professionnelle (2015) et de deux rechutes (2021 et 2022). Le tribunal a examiné la demande sur le fondement de la responsabilité sans faute de l’employeur public pour les préjudices personnels et patrimoniaux autres que la perte de revenus, et a rejeté la demande fondée sur la responsabilité pour faute, faute pour le requérant d’établir un défaut de prise en charge par l’établissement. La solution retenue consiste à condamner le centre hospitalier à verser à M. A... une somme totale de 37 400,72 euros, incluant notamment l’indemnisation du déficit fonctionnel temporaire et permanent, des souffrances endurées et de l’assistance par tierce personne, après avoir écarté certaines demandes comme les frais de déplacement et les préjudices esthétiques temporaires. Cette décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute de l’employeur public pour les accidents de service et maladies professionnelles, tels que pré
N° TA87-2400767(TA87-2400767)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SAS Imtiyaz, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour la période 2017-2019. La société invoquait des vices de procédure (méconnaissance des articles L. 48 et L. 57 du livre des procédures fiscales) et contestait le bien-fondé du rejet de sa comptabilité et de la méthode de reconstitution de son chiffre d’affaires, ainsi que la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi les impositions et pénalités réclamées par l'administration fiscale.
N° TA87-2400768(TA87-2400768)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de la SAS Imtiyaz, qui contestait des rappels de TVA et des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour la période 2017-2019. La société invoquait des vices de procédure (méconnaissance des articles L. 48 et L. 57 du livre des procédures fiscales), le rejet injustifié de sa comptabilité, une méthode de reconstitution de chiffre d'affaires erronée ne tenant pas compte des spécificités de la boucherie halal, et le caractère infondé de la majoration pour manquement délibéré. Le tribunal a jugé que l'administration avait respecté la procédure contradictoire et que la méthode de reconstitution, fondée sur les données de la comptabilité rejetée, était justifiée. Les pénalités pour manquement délibéré ont été confirmées.
N° TA87-2502053(TA87-2502053)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en formation de 1ère chambre, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante chinoise, qui demandait l'annulation de l'arrêté du préfet de l'Indre du 25 septembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que l'arrêté ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme et des libertés fondamentales. La solution retenue est fondée sur le constat que Mme B., présente en France depuis deux ans, n'a pas démontré une insertion sociale suffisante et conserve des attaches familiales dans son pays d'origine (son mari et ses deux enfants).
N° TA87-2502054(TA87-2502054)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B... contestant l'arrêté préfectoral du 15 juillet 2025 lui refusant un titre de séjour et prononçant son éloignement. Le tribunal a d'abord écarté l'exception de nationalité soulevée par le requérant, estimant que la question de nationalité ne présentait pas un caractère sérieux justifiant un sursis à statuer. Sur le fond, il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le titre de séjour, notamment au regard des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que la décision n'était pas entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. En conséquence, le tribunal a validé l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour d'un an, en application des dispositions du même code.
N° TA87-2502059(TA87-2502059)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 13 octobre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le tribunal a jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'accord franco-algérien était inopérant, l'arrêté ne faisant pas suite à une demande de titre de séjour. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France. Enfin, le tribunal a considéré que l'interdiction de retour n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation.
N° TA87-2502076(TA87-2502076)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet de la Haute-Vienne du 4 août 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable car tardive, le requérant n'ayant pas respecté le délai de recours contentieux de deux mois suivant la notification de l'arrêté. Par conséquent, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction ont été rejetées, sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés par M. A... concernant son état de santé ou sa vie privée et familiale.