Jurisprudence — Tribunal Administratif de Limoges
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N° TA87-2502097(TA87-2502097)
Le Tribunal administratif de Limoges, statuant en formation de première chambre, a rejeté les requêtes de M. H... E... et de Mme G... F... tendant à l'annulation des arrêtés préfectoraux du 25 septembre 2025 leur retirant leur attestation de demande d'asile, les obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a estimé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la méconnaissance des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA87-2502102(TA87-2502102)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté les requêtes de M. H... E... et de Mme F... contestant les arrêtés du préfet de la Haute-Vienne du 25 septembre 2025. Ces arrêtés leur retiraient leur attestation de demande d'asile, les obligeaient à quitter le territoire français dans un délai de trente jours, fixaient le pays de destination et prononçaient une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que les décisions étaient suffisamment motivées et que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles L. 611-1 et L. 542-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes d'annulation et d'injonction.
N° TA87-2502265(TA87-2502265)
Le Tribunal Administratif de Limoges a examiné la demande d’annulation de la décision de refus d’autorisation d’instruction en famille pour l’enfant E... H..., prise par l’inspecteur d’académie de la Corrèze le 21 mai 2025, et confirmée par la commission académique le 17 juin 2025. Le tribunal a jugé que la décision de la commission académique se substituait à la décision initiale, et a donc concentré son analyse sur cette dernière. Il a rejeté les moyens soulevés par les requérants, notamment ceux relatifs à un vice de procédure, à une erreur d’appréciation sur la situation propre de l’enfant, et à la méconnaissance des conventions internationales. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. et Mme H... et n’a pas fait droit à leurs demandes d’injonction et de frais de justice.
N° TA87-2502646(TA87-2502646)
Le Tribunal Administratif de Limoges rejette la requête de la SELARL Urbain Associés, mandataire judiciaire de la société I. CERAM, qui demandait à être déchargée de l’obligation de payer une somme de 57 590,80 euros réclamée par la paierie régionale de la Nouvelle-Aquitaine au titre d’une aide financière pour un programme de recherche et développement. Le tribunal constate que la requête est mal dirigée contre la paierie, simple organe de recouvrement, alors que les moyens invoqués portent sur le bien-fondé de la créance contractuelle relevant de la région Nouvelle-Aquitaine. La solution retenue est le rejet de l’ensemble des conclusions, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2501377(TA87-2501377)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société SAS BIO CROPS SERVICES, qui demandait un dégrèvement de cotisation foncière des entreprises pour 2023. Le tribunal a constaté que l’administration avait déjà accordé ce dégrèvement avant l’introduction de la requête, rendant celle-ci irrecevable. La demande de frais de justice au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée. Cette décision a été prise sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2600088(TA87-2600088)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la rupture de son contrat de travail consécutive à sa démission. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant n'ayant pas justifié de manière suffisamment grave et immédiate l'atteinte à sa situation personnelle et financière. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés.
N° TA87-2500020(TA87-2500020)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation d’un titre de pension. L’administration ayant émis un nouveau titre de pension régularisant sa situation, le requérant s’est désisté de sa requête. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser à M. A... la somme de 1 200 euros au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du même code.
N° TA87-2501375(TA87-2501375)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de la société SA Villemont, qui demandait un dégrèvement de 457 euros au titre de la cotisation foncière des entreprises pour 2022. La juridiction a constaté que ce dégrèvement avait déjà été accordé par l'administration fiscale le 14 mars 2024, soit avant l'introduction de la requête. En conséquence, les conclusions principales étaient manifestement irrecevables, et la demande de frais de justice a été rejetée. Cette décision a été prise sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA87-2501376(TA87-2501376)
Le Tribunal administratif de Limoges a rejeté la requête de la société SA Villemont, qui demandait un dégrèvement de 603 euros au titre de la cotisation foncière des entreprises pour 2023. Le tribunal a constaté que le dégrèvement avait déjà été accordé par l'administration fiscale avant l'introduction de la requête, rendant les conclusions irrecevables en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de la société au titre de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
N° TA87-2502187(TA87-2502187)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par M. A... C... d’un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 23 octobre 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. Par des mémoires des 12 et 15 décembre 2025, le requérant a déclaré se désister purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le président du tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 26 janvier 2026.
N° TA87-2502493(TA87-2502493)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme E... A... contestant la sanction d'exclusion définitive de son fils. La juridiction a considéré que les documents transmis constituaient un recours gracieux adressé à l'administration, et non une requête contentieuse comportant des conclusions soumises au juge, comme l'exige l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En l'absence de requête valide, la demande a été jugée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
N° TA87-2301722(TA87-2301722)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, était saisi par la SARL Moved d’une demande d’indemnisation de 77 000 euros contre l’État et la commune de Brive-la-Gaillarde pour le préjudice résultant de la mise en fourrière et de la vente de son véhicule. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de l’incompétence de la juridiction administrative, considérant que la mise en fourrière avait été ordonnée par un officier de police judiciaire dans le cadre d’une opération de police judiciaire. En conséquence, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître de ce litige, qui relève de la compétence des juridictions judiciaires.
N° TA87-2400143(TA87-2400143)
Le Tribunal Administratif de Limoges était saisi par M. D... d’une demande d’indemnisation pour le non-respect par le département de la Haute-Vienne d’une promesse de vente de la parcelle BE n° 129. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente, considérant que l’action en responsabilité trouvait son origine dans l’exécution d’un acte de cession de 2008, lequel constitue un contrat de droit privé relevant de la compétence judiciaire. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA87-2400058(TA87-2400058)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. D..., ressortissant jordanien, qui contestait la décision de la commission de médiation de l’Indre du 12 septembre 2023 déclarant son recours sans objet. Le tribunal a jugé que M. D..., faisant l’objet d’une obligation de quitter le territoire français et résidant irrégulièrement, ne pouvait prétendre à un accueil en structure d’hébergement, sauf circonstances exceptionnelles non démontrées. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l’habitat, interprétés à la lumière des travaux parlementaires de la loi DALO.
N° TA87-2401451(TA87-2401451)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de M. B..., ressortissant guinéen, qui demandait l'annulation du refus du préfet de la Haute-Vienne de lui délivrer une carte de résident de dix ans. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que M. B... ne justifiait pas de ressources stables et suffisantes ni d'un niveau de français suffisant, conditions requises par les articles L. 426-17 et L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA87-2400740(TA87-2400740)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête des proches de M. X..., décédé dans un accident de la route le 30 avril 2019, qui demandaient la condamnation de la communauté urbaine de Limoges métropole pour défaut d'entretien de la voirie. Le tribunal a jugé que les requérants n'avaient pas apporté la preuve d'un lien de causalité entre l'état de la chaussée et l'accident, et que la collectivité démontrait que le dommage était imputable à la vitesse excessive du conducteur. La solution retenue s'appuie sur les principes de la responsabilité pour défaut d'entretien normal de l'ouvrage public, sans application de textes spécifiques au-delà du code de justice administrative.
N° TA87-2400764(TA87-2400764)
Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de M. B... qui contestait la délibération du 11 avril 2024 par laquelle Limoges Métropole a approuvé la révision allégée n° 8 du PLU de Limoges. Le requérant invoquait une rupture d'égalité, sa parcelle (PY20) étant classée en zone naturelle tandis que les parcelles voisines (OR60, PY17, PY18, PY32) étaient classées en zone urbaine UB1. Le tribunal a jugé que les auteurs du PLU disposent d'un large pouvoir d'appréciation pour définir le zonage, et que le classement contesté n'est pas entaché d'erreur manifeste, le requérant n'apportant pas la preuve d'une différence de traitement injustifiée. La solution s'appuie sur les articles R. 151-18 et R. 151-24 du code de l'urbanisme.
N° TA87-2400824(TA87-2400824)
Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A... contestant le refus de séjour du préfet de la Haute-Vienne du 22 septembre 2023. La requérante, ressortissante comorienne, ne pouvait se prévaloir de sa qualité de parent d'enfant français sans avoir obtenu au préalable l'autorisation spéciale (visa) requise par l'article L. 441-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile pour les titulaires d'un titre de séjour délivré à Mayotte. Le tribunal a jugé la décision suffisamment motivée et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
N° TA87-2400829(TA87-2400829)
Le Tribunal Administratif de Limoges annule la décision du 11 décembre 2023 par laquelle le préfet d’Indre-et-Loire a classé sans suite la demande de naturalisation de Mme B..., ainsi que la décision implicite de rejet de son recours gracieux. Le tribunal a jugé que le préfet avait commis une erreur d’appréciation en classant la demande sans suite, alors que Mme B... avait justifié de son impossibilité de produire l’attestation de niveau B1 dans le délai imparti en raison de la date de l’examen, et l’avait transmise dès son obtention. Cette solution est fondée sur l’article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un classement sans suite en cas de défaut de production de pièces, mais sous réserve d’une impossibilité justifiée par des circonstances indépendantes de la volonté du demandeur.
N° TA87-2401087(TA87-2401087)
Le Tribunal administratif de Limoges a été saisi par l’association Sauvegarde du lac de la Crégut et M. D... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de la Corrèze de mettre en demeure EDF de faire cesser une pollution par sédiments affectant le lac de La Crégut. Le tribunal a relevé d’office un moyen tiré de son incompétence territoriale, au motif que le préfet de la Corrèze, auteur de la décision contestée, a son siège dans le département du Cantal. En application de l’article R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal s’est déclaré incompétent pour connaître du litige. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence territoriale, sans examen au fond.