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Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante algérienne, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour la requérante d'apporter des éléments probants justifiant la situation de précarité invoquée, malgré ses difficultés à accéder à la plateforme ANEF. La requête a été rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, sans instruction ni audience.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. et Mme D..., ressortissants géorgiens, qui demandaient la suspension des obligations de quitter le territoire français prononcées à leur encontre. Les requérants invoquaient l’urgence liée à l’état de santé de Mme D..., nécessitant un traitement indisponible en Géorgie. Le juge a estimé que l’urgence n’était pas caractérisée, faute d’éléments démontrant un risque d’exécution imminente des mesures d’éloignement ou une nécessité impérieuse d’instruire rapidement une nouvelle demande de titre de séjour pour raison médicale. La requête a été rejetée sans instruction ni audience, en application de l’article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme C... dirigée contre l'arrêté du 6 octobre 2025 ordonnant son transfert aux autorités néerlandaises pour l'examen de sa demande d'asile. La requête a été jugée irrecevable car introduite le 4 décembre 2025, soit au-delà du délai de sept jours suivant la notification de l'arrêté, conformément aux articles L. 572-4 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet pour tardiveté.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant nigérian, qui demandait l'annulation de la décision de la préfète de la Loire l'assignent à résidence pour 45 jours. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant la décision suffisamment motivée et fondée sur un examen réel de sa situation. Il a également estimé que la mesure n'était pas disproportionnée, malgré les obligations de pointage quotidien, faute pour le requérant de démontrer qu'il s'occupe de ses enfants ou qu'il ne chercherait pas à se soustraire à l'éloignement. La décision a été prise en application des articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien détenu, qui contestait la décision de la préfète de l’Ain fixant le pays de destination de son éloignement. Le tribunal a jugé que l’arrêté attaqué était suffisamment motivé en droit et en fait, et qu’il avait été précédé d’un examen particulier de la situation personnelle du requérant. La solution retenue est le rejet des conclusions à fin d’annulation, sur le fondement des articles L. 641-1 à L. 641-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté du 6 décembre 2025 du préfet de l'Isère lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la décision d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme), ni à l'intérêt supérieur de ses enfants (article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant), compte tenu de son maintien dans le flou sur son identité et de l'absence de justificatif d'une contribution effective à l'entretien et à l'éducation de ses enfants. Le refus de délai de départ volontaire et l'interdiction de retour ont été jugés légaux, le requérant ne justifiant pas de garanties de représentation suffisantes et ayant déjà fait l'objet d'une précédente mesure d'éloignement.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la Métropole de Lyon sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, afin de désigner un expert pour examiner un bâtiment situé à Villeurbanne présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert avec pour mission de constater l'état du bâtiment et des constructions mitoyennes, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent, et de proposer des mesures provisoires de sécurité. L'expert devra déposer son rapport au plus tard le 12 janvier 2026, après avoir prêté serment et réalisé ses opérations sur place le 19 décembre 2025.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de l'interdiction de retour présentée par Mme A..., ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la demande de suspension de l'OQTF était irrecevable, car le recours en annulation déjà déposé par l'intéressée faisait obstacle à son éloignement effectif en application de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, il a constaté qu'aucune interdiction de retour n'avait été édictée par la préfète, rendant cette contestation sans objet. Enfin, les conclusions indemnitaires ont été rejetées, le juge des référés n'étant pas compétent pour statuer sur une telle demande.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B... de deux requêtes visant à obtenir la réduction des cotisations de taxe foncière sur les années 2018 à 2023 pour son habitation à Unieux, en contestant la base de calcul, le classement en catégorie 4, les coefficients de pondération et le coefficient d’entretien. Le tribunal a joint les deux instances. Il a constaté que l’administration avait déjà accordé des dégrèvements d’office pour les années 2018 à 2021 (prescrites) et partiellement pour 2022 et 2023, et que la requête n°2408383 était prématurée faute de décision préalable sur la réclamation. Par conséquent, le tribunal a rejeté les conclusions de M. B... comme irrecevables, ainsi que ses demandes accessoires, en application des articles R. 421-1 et R. 190-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour pris par la préfète du Rhône le 10 juillet 2023. Le tribunal a estimé que la décision attaquée était suffisamment motivée et ne révélait pas un défaut d'examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le moyen tiré du défaut de consultation du collège des médecins de l'OFII était inopérant, la demande de M. A... n'étant pas fondée sur les dispositions relatives à l'état de santé. Enfin, le tribunal a considéré que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, ni ne méconnaissait l'intérêt supérieur de ses enfants, au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI Cadignan d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière pour les années 2022 et 2023, concernant plusieurs biens immobiliers situés à Jayat. La société contestait la catégorie d’évaluation de certains locaux, estimant qu’ils devaient être évalués selon la méthode comptable applicable aux établissements industriels, en raison de leur appartenance à une même unité topographique exploitée par la SAS Emballages Comas. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que les parcelles n’étaient pas contiguës et que certains locaux étaient occupés par d’autres sociétés ou affectés à des usages distincts (bureaux, hangars de stockage), justifiant ainsi une évaluation par catégories spécifiques (ATE2, DEP2, BUR1) et non selon la méthode comptable. La décision s’appuie sur les articles 1494 et suivants du code général des impôts, relatifs à l’évaluation des propriétés bâties, et confirme le bien-fondé des impositions contestées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SCI Carré de Soie d’une demande de réduction des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties et de taxe d’enlèvement des ordures ménagères pour les années 2021 à 2023, concernant des biens situés à Vaulx-en-Velin. La requérante contestait la méthode d’évaluation de la valeur locative de plusieurs locaux commerciaux (enseignes, magasins, cinéma), en demandant l’application de coefficients de pondération, d’ajustements tarifaires et la substitution de locaux-types de référence. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de la requête, considérant que les arguments de la SCI, fondés notamment sur les articles 324 Z et suivants de l’annexe III du code général des impôts, n’étaient pas de nature à remettre en cause les évaluations retenues par l’administration fiscale.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’une demande de décharge de la taxe d’habitation sur les résidences secondaires pour l’année 2023, concernant un logement à Collonges. L’administration fiscale soutenait que sa résidence principale était à Thoiry, mais la requérante a démontré, par un bail et une attestation, qu’elle avait quitté Thoiry en 2020. Faute pour l’administration d’apporter des éléments contraires, le tribunal a jugé que le logement de Collonges constituait sa résidence principale. En application de l’article 1407 du code général des impôts, il a prononcé la décharge de l’imposition litigieuse.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SARL Elan Finances d’une demande de réduction de la taxe foncière sur un immeuble situé à La Ricamarie. Le tribunal a jugé la requête recevable uniquement pour l’année 2023, la réclamation préalable du 23 octobre 2024 ne pouvant concerner que cette année. Sur le fond, il a rejeté la contestation, estimant que la société, n’ayant pas souscrit la déclaration obligatoire lors de la révision des valeurs locatives, avait été régulièrement taxée d’office en application de l’article 34 de la loi du 29 décembre 2010. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant après renvoi du Conseil d’État, examine la demande de la Société Saint-Loup visant à obtenir la décharge des cotisations de taxe foncière sur les propriétés bâties pour 2019 et 2020. La société conteste la modification unilatérale par l’administration de la catégorie d’imposition de son local (passant de « HOT 4 » à « HOT 2 »), sans respect préalable des droits de la défense. Le tribunal retient que cette modification de catégorie, entraînant une augmentation significative des bases d’imposition, constitue une procédure d’imposition irrégulière. En conséquence, il prononce la décharge des cotisations litigieuses pour les années 2019 et 2020, en application des principes généraux du droit fiscal et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la SCI SBAS et la SAS Amir d’un recours pour excès de pouvoir, a annulé la décision du 5 juin 2023 par laquelle le maire du Teil a refusé un permis de construire une maison individuelle. Le tribunal a jugé que la demande de permis, complétée le 22 mars 2023, avait fait naître un permis tacite le 22 mai 2023 en application des articles R. 423-23 et R. 423-39 du code de l’urbanisme. La décision de refus du 5 juin 2023 constituait donc un retrait de ce permis tacite, qui n’a pas été précédé de la procédure contradictoire prévue à l’article L. 122-1 du code des relations entre le public et l’administration. En conséquence, le tribunal a annulé la décision de retrait et enjoint au maire de délivrer le permis de construire dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du CNAPS refusant la délivrance d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée à M. B... Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés (incompétence, inexactitude matérielle des faits, absence de condamnation pénale, disproportion) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité du refus, sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence. La décision se fonde notamment sur les dispositions de l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la 2ème chambre, a annulé l'arrêté du 21 mars 2023 par lequel le maire de Charbonnières-les-Bains a refusé de délivrer un permis de construire à M. A... pour des travaux de mise en conformité d'une annexe. Le tribunal a jugé que le maire ne pouvait pas opposer un refus fondé sur la méconnaissance des règles de prospect (article 2.2.1 du PLU-H) dès lors que le pétitionnaire avait produit un accord écrit pour l'institution d'une servitude de cour commune, conformément aux articles L. 471-1 et R. 431-32 du code de l'urbanisme. Il a enjoint à la commune de délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de Mme A... contre les décisions du maire d'Aizac relatives à sa demande de permis de construire un local agricole. La requête n° 2307075 visait la décision du 26 juin 2023 et le refus implicite du permis, tandis que la requête n° 2309222 contestait l'arrêté de refus exprès du 28 août 2023. Le tribunal a jugé que la décision du 26 juin 2023, qui demandait des pièces complémentaires, ne faisait pas grief et était irrecevable, et que le refus implicite avait été remplacé par la décision expresse. Sur le fond, le tribunal a rejeté la demande d'annulation de l'arrêté du 28 août 2023, estimant que le maire n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en appliquant l'article L. 161-4 du code de l'urbanisme, car Mme A... ne justifiait pas de la qualité d'exploitante agricole nécessaire pour bénéficier d'une construction en zone non constructible. Les conclusions à fin d'injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 30 mai 2023 par laquelle le maire du Teil a refusé un permis de construire à la SAS Amir. Le tribunal juge que la société bénéficiait d’un permis de construire tacite depuis le 22 mai 2023, en application des articles R. 423-23 et R. 423-39 du code de l’urbanisme, faute de contestation sur la complétude de son dossier. La décision de refus constitue donc un retrait illégal de ce permis tacite, car elle n’a pas respecté le délai de trois mois prévu à l’article L. 424-5 du code de l’urbanisme pour retirer un permis illégal.