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Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. C... pour contester un titre de recettes et une décision de la région Auvergne-Rhône-Alpes lui réclamant le remboursement de sa rémunération de stagiaire de la formation professionnelle suite à son abandon de formation. La région a soulevé l'incompétence de la juridiction administrative. Le tribunal a fait droit à cette exception, rappelant qu'en vertu de l'article L. 6341-11 du code du travail, tous les litiges relatifs au remboursement des rémunérations des stagiaires relèvent de la compétence du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... contre la décision de la préfète du Rhône ordonnant sa remise aux autorités espagnoles. Le juge estime que la décision ne méconnaît ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni l'article 17 du règlement Dublin III, compte tenu de l'absence de liens familiaux solides en France et de la longue résidence du requérant en Espagne. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement du règlement (UE) n° 604/2013 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 6 novembre 2025 par lequel la préfète du Rhône ordonnait le transfert de Mme B... D..., ressortissante congolaise, aux autorités belges responsables de sa demande d'asile. La juridiction a jugé que la préfecture n'avait pas apporté la preuve de la remise à l'intéressée des brochures d'information prévues par l'article 4 du règlement (UE) n° 604/2013 dans une langue qu'elle comprend, le lingala. Cette méconnaissance d'une formalité substantielle a privé la requérante d'une information complète sur ses droits, entraînant l'annulation de la décision de transfert.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A... d'une requête contestant un refus de délivrance d'un certificat de nationalité française. Le juge a constaté que le requérant s'était borné à transmettre une décision judiciaire incomplète sans formuler aucune conclusion ou moyen, ce qui rendait sa requête manifestement irrecevable. En application des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, l'ordonnance rejette la requête pour absence de conclusions et de moyens.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C..., ressortissant sénégalais, qui contestait l'arrêté du ministre de l'Intérieur du 17 novembre 2025 lui refusant l'entrée en France au titre de l'asile et ordonnant son réacheminement. Le tribunal a jugé que la demande d'asile de l'intéressé, qui se présentait sous une fausse identité avec un passeport malien, était manifestement infondée au sens de l'article L. 352-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a estimé que les craintes de persécutions invoquées n'étaient pas étayées et que la procédure, incluant l'avis de l'OFPRA, avait respecté les garanties prévues par le CESEDA et la convention de Genève. En conséquence, la décision de refus d'entrée a été validée et les conclusions accessoires, notamment la demande de visa de régularisation et les frais de justice, ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B..., ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 18 novembre 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que la décision était légalement fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en raison de la menace à l'ordre public que représentait le comportement du requérant. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 25 septembre 2025 par lequel la préfète de la Loire avait suspendu pour trois mois l'agrément de dépanneur-remorqueur de M. A... et de la société Sodif. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les difficultés financières alléguées n'étant pas suffisamment établies par les requérants. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de la direction zonale de la police nationale Sud-Est refusant à M. B... l’autorisation de participer à un stage de préparation à la réserve opérationnelle. Le juge a constaté que la requête était irrecevable car le requérant n’avait pas présenté de requête distincte au fond en annulation, condition prévue par l’article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a également relevé que l’urgence n’était pas établie faute d’éléments justificatifs. En application de l’article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de provision de 5 000 euros formée par Mme B... contre le Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Étienne sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. La requérante invoquait une faute médicale lors de l'exérèse d'un naevus conjonctival à la place du naevus dermique de la paupière programmé. Si le tribunal a reconnu que cette erreur constituait un manquement susceptible d'engager la responsabilité de l'hôpital, il a estimé que l'existence d'un préjudice indemnisable et le montant de la créance n'étaient pas établis avec un degré suffisant de certitude en l'absence d'expertise. La demande a donc été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A... d'une demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 9 octobre 2025 prononçant son expulsion du territoire français. Le juge a reconnu l'urgence, compte tenu de la nature de la mesure et de la situation personnelle du requérant, père d'un enfant français et résidant en France depuis plus de vingt ans. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment l'absence de preuve de convocation régulière devant la commission d'expulsion et la méconnaissance potentielle de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, la suspension de l'exécution de l'arrêté d'expulsion et de la décision fixant le pays de renvoi a été ordonnée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé provision sur la demande de Saint-Etienne Métropole, a rejeté la requête. La métropole sollicitait le versement d'une provision de 29 078,39 euros pour des travaux réparatoires sur une voirie, ainsi que le remboursement des frais d'expertise, en se fondant sur un rapport d'expertise judiciaire. Le juge a constaté que les parties avaient signé un protocole transactionnel prévoyant le paiement d'une somme globale de 31 200 euros par les constructeurs et leurs assureurs, en échange du désistement de la métropole. En l'absence de désistement et de preuve d'un défaut de paiement intégral, l'obligation invoquée n'était pas sérieusement contestable, rendant la demande de provision irrecevable. La décision applique l'article R. 541-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B... d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Rhône a décidé de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans, ce qui a conduit la requérante à se désister de ses conclusions principales. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a également condamné l’État à verser 650 euros à Mme B... au titre des frais d’instance, en application de l’article L. 761-1 du même code.
Suspension de l'expulsion d'un ressortissant turc ordonnée par la préfète de l'Ain. Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il estime que les moyens invoqués ne sont pas propres à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions d'expulsion et de fixation du pays de renvoi. La requête en annulation n'étant pas tardive, le juge rejette la demande pour défaut de moyens sérieux.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme A... et M. C... d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de placement à l’isolement de ce dernier. Les requérants n’ayant pas confirmé le maintien de leurs conclusions dans le délai d’un mois suivant la notification de la demande de confirmation, ils sont réputés s’être désistés en application des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative. Le tribunal donne acte de ce désistement par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant angolais, qui demandait à ce qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction suite au renouvellement de son titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence particulière n'est pas remplie, car M. B... peut justifier de la régularité de son séjour et de son droit au travail pendant trois mois après l'expiration de son titre, conformément à l'article L. 433-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête est donc rejetée, y compris les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., agent du ministère des armées, qui contestait la décision du 13 juin 2023 fixant à 7% le taux d'incapacité permanente partielle consécutif à son accident de service de 2018. La requérante soutenait que ce taux était sous-évalué, mais le tribunal a jugé qu'elle n'apportait aucun élément médical probant pour remettre en cause l'expertise médicale sur laquelle s'était fondée l'administration. En l'absence de pièces justificatives, le moyen tiré d'une erreur d'appréciation a été écarté, et la demande d'expertise complémentaire a été rejetée comme inutile. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux accidents de service.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante albanaise, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de renvoi et l'interdiction de retour de trois ans pris par le préfet de la Loire. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, estimant que le secrétaire général de la préfecture disposait d'une délégation de signature régulière. Il a également jugé que les décisions ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni aux stipulations de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. et Mme A..., ressortissants tunisiens, d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions de la préfète du Rhône refusant de leur délivrer un titre de séjour. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 313-11 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a joint les deux requêtes et a annulé les décisions de refus de titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 7 juin 2023 par lequel le directeur du service départemental et métropolitain d’incendie et de secours du Rhône avait résilié l'engagement de M. A..., sapeur-pompier volontaire en période probatoire. La résiliation, prise en considération de la personne, constitue une décision créatrice de droits nécessitant la communication préalable du dossier en vertu de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905. Le tribunal a jugé que cette formalité n'avait pas été respectée, M. A... n'ayant pas été mis à même de consulter son dossier avant la décision. En conséquence, l'arrêté a été annulé pour vice de procédure.
Le Tribunal Administratif de Lyon a partiellement fait droit à la demande indemnitaire de M. A..., attaché principal territorial, contre la communauté de communes Bugey Sud. Il a retenu la responsabilité de la collectivité pour faute en raison de l’illégalité de la décision de décharge de fonctions et des arrêtés subséquents, annulés par un précédent jugement du 26 juillet 2022. Le tribunal a condamné la communauté de communes à verser à M. A... la somme de 13 333,65 euros en réparation de son préjudice financier (perte de rémunération), assortie des intérêts au taux légal à compter du 18 juillet 2023 et de leur capitalisation. En revanche, il a rejeté les demandes relatives aux frais de véhicule, aux préjudices moral, d’image et de réputation, ainsi qu’au préjudice lié à l’inexécution du jugement, faute de lien de causalité direct ou de préjudice distinct établi. La décision s’appuie notamment sur les principes de responsabilité pour faute de l’administration et les textes régissant la fonction publique territoriale.