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Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. A B pour contester un titre exécutoire émis par la région Auvergne-Rhône-Alpes lui réclamant le remboursement de 2 372,84 euros de rémunération perçue en tant que stagiaire de la formation professionnelle. Le tribunal a relevé d'office un moyen d'ordre public tiré de l'incompétence de la juridiction administrative. En application de l'article L. 6341-11 du code du travail, les litiges relatifs au remboursement des rémunérations des stagiaires relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire. Par conséquent, la requête a été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B contestant des indus de revenu de solidarité active, d'allocation de logement sociale et de prime exceptionnelle de fin d'année, ainsi que le refus de lui rétablir ses droits à l'allocation adulte handicapée. Le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de M. B, jugeant que la situation de concubinage avec son ex-partenaire était établie par un faisceau d'indices concordants, conformément aux articles L. 262-2 et L. 262-3 du code de l'action sociale et des familles, A 823-1 du code de la construction et de l'habitation, et 515-8 du code civil. Il a également déclaré la juridiction administrative incompétente pour connaître des conclusions relatives à l'allocation adulte handicapée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation de la Chambre Sociale, a été saisi par Mme B d'un recours contestant la récupération d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, résultant de la prise en compte de la vente de ses objets de collection comme ressource. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas établi que la totalité des sommes issues de ces ventes, notamment les frais d'envoi remboursés, constituait une ressource à prendre en compte pour le calcul du RSA, en application de l'article R. 262-6 du code de l'action sociale et des familles. De même, pour la prime d'activité, la caisse d'allocations familiales n'a pas démontré que ces sommes avaient le caractère de revenus professionnels ou d'autres revenus soumis à l'impôt, conformément aux articles L. 842-4 et R. 844-1 du code de la sécurité sociale. En conséquence, le tribunal a annulé les décisions de récupération des indus et déchargé Mme B de l'obligation de payer les sommes réclamées.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux sur les demandes de remise de dettes de Mme A, a examiné les indus de prime d'activité et de revenu de solidarité active (RSA). S'appuyant sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, le juge a estimé que l'omission déclarative de la pension alimentaire ne révélait pas une volonté de dissimulation, établissant ainsi la bonne foi de la requérante. Compte tenu de sa situation de précarité avérée, le tribunal a annulé le refus du département de l'Ain et accordé une réduction de 90 % de sa dette de RSA, laissant à sa charge 421,42 euros. En revanche, la demande de remise supplémentaire pour la dette de prime d'activité a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour "étudiant" et les mesures d'éloignement subséquentes. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Sur le fond, il a estimé que le refus de titre de séjour, fondé sur les stipulations du titre III de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les études de M. B ne présentant pas un caractère réel et sérieux. Par conséquent, les moyens tirés de l'illégalité des décisions portant obligation de quitter le territoire français et fixation du pays de destination ont été écartés.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de Mme D épouse E, ressortissante tunisienne, qui contestait les décisions du préfet de la Loire du 11 décembre 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant que les décisions étaient signées par une autorité compétente et comportaient les éléments de droit et de fait nécessaires. Il a également estimé que la requérante ne justifiait pas d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une méconnaissance de l'intérêt supérieur de ses enfants. En conséquence, le tribunal a rejeté l'ensemble des conclusions de la requête, y compris celles relatives aux frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur la demande d'indemnisation de M. A, détenu placé à titre préventif en quartier disciplinaire du 10 au 13 mars 2023, avant d'être relaxé par la commission de discipline. L'illégalité du placement n'étant pas contestée par le ministre de la justice, le tribunal a reconnu un préjudice indemnisable. Toutefois, il a jugé que l'offre d'indemnisation de 300 euros proposée par l'administration était suffisante et a rejeté la demande de M. A qui réclamait 800 euros. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité de l'État pour faute, sans référence à un texte spécifique autre que le code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a pris acte du désistement de M. et Mme A de leurs conclusions en annulation et injonction contre l'arrêté du maire de Satillieu du 22 septembre 2022 ayant sursis à statuer sur leur demande de permis de construire. En conséquence, le tribunal a rejeté les demandes des requérants au titre des frais de justice (article L. 761-1 du code de justice administrative) et a également rejeté les conclusions similaires de la commune. Aucune des parties n'a obtenu le remboursement de ses frais.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule le refus de la préfète du Rhône de délivrer une carte de résident de dix ans à M. A, ressortissant camerounais marié à une Française. La préfète avait motivé son refus par l'absence d'intégration républicaine en raison d’un vol de canette et de violences commis en 2018. Le tribunal juge que ces faits, isolés et anciens, ne caractérisent pas un rejet des principes essentiels de la République et que la décision est entachée d’une erreur d’appréciation au regard des articles L. 423-6 et L. 423-7 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il enjoint à la préfète de délivrer la carte de résident dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B, qui contestait le refus du président du conseil départemental de la Loire de lui délivrer la Carte Mobilité Inclusion mention stationnement. La requérante invoquait une pathologie psychiatrique et des difficultés de mobilité, mais le tribunal a estimé qu'elle ne remplissait pas les critères fixés par le code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et de délivrance de la carte.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B et autres demandant l'annulation du permis de construire délivré le 21 décembre 2022 par le maire de Communay pour une maison individuelle. Les requérants contestaient notamment la légalité du permis en raison de l'illégalité de la division foncière préalable, d'un dossier incomplet, de travaux de terrassement irréguliers et de diverses méconnaissances du plan local d'urbanisme (PLU). Le tribunal a jugé que le moyen tiré de l'illégalité de l'autorisation de division foncière était inopérant, car cette autorisation ne constitue pas la base légale du permis de construire. Les autres moyens ont été écartés, le tribunal considérant que le dossier était suffisant, que les travaux de terrassement n'étaient pas établis comme irréguliers et que les dispositions du PLU et du code de l'urbanisme (notamment les articles R. 111-2 et R. 111-27) n'étaient pas méconnues.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme C et autres, qui contestaient le refus du maire de Communay de dresser un procès-verbal d'infraction pour des travaux de terrassement et de création d'une voie commune, ainsi que le refus de retirer une autorisation de division foncière de 2018. Les requérants se sont désistés de leurs conclusions relatives au retrait de l'autorisation de division. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation du refus de dresser un procès-verbal, considérant qu'un procès-verbal avait déjà été établi pour les terrassements en 2019, rendant les conclusions sans objet, et que les autres griefs n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative, et les frais de justice sont mis à la charge des requérants.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du président de la métropole de Lyon de lui délivrer une carte "mobilité inclusion" mention "stationnement pour personnes handicapées". Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que les pièces médicales produites, notamment des comptes-rendus, ne démontraient pas que son périmètre de marche était limité à moins de 200 mètres ou qu’elle nécessitait systématiquement une aide humaine ou technique pour ses déplacements extérieurs, conformément aux critères de l’arrêté du 3 janvier 2017. La décision s’appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l’action sociale et des familles.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. B A tendant à l'annulation du refus implicite du président du conseil départemental de la Loire de lui accorder la carte mobilité inclusion mention "stationnement". Le tribunal a estimé que M. A, qui se prévaut de plusieurs pathologies, ne justifiait pas remplir les critères stricts fixés par l'article L. 241-3 du code de l'action sociale et des familles et l'arrêté du 3 janvier 2017, notamment un périmètre de marche inférieur à 200 mètres ou le recours systématique à une aide technique ou humaine pour ses déplacements extérieurs. Les conclusions relatives à la carte mention "invalidité ou priorité" avaient déjà été rejetées par une ordonnance du 17 janvier 2024 pour incompétence de la juridiction administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a été saisi par la commune de Saint-Priest pour obtenir la condamnation solidaire de plusieurs constructeurs (architecte, entreprises et bureau de contrôle) sur le fondement de la garantie décennale, en raison de désordres affectant des logements locatifs (dégradation des façades, infiltrations et moisissures). Le tribunal a rejeté l'exception d'incompétence soulevée par l'assureur de l'architecte, mais a estimé que les désordres de façade et d'infiltration ne compromettaient pas la solidité de l'ouvrage ni ne le rendaient impropre à sa destination, et que les problèmes de condensation relevaient d'un défaut d'entretien par la commune. Par conséquent, la requête de la commune de Saint-Priest a été rejetée, et les demandes de garantie entre constructeurs sont devenues sans objet. Les dépens, incluant les frais d'expertise, ont été laissés à la charge de la commune, qui a également été condamnée à verser des sommes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de la SARL Arc Immo contre les décisions du maire de Bron refusant la prorogation d’un permis de construire et constatant sa caducité. Le tribunal a jugé que la décision de classement sans suite de la demande de prorogation était illégale, car elle n’était pas motivée et ne pouvait se fonder sur l’absence de début des travaux, seul un changement de règles d’urbanisme pouvant justifier un refus. En revanche, la décision constatant la caducité du permis a été annulée, le tribunal estimant que l’arrêté de péril antérieur avait interrompu le délai de validité du permis, et que les travaux avaient débuté avant son expiration. La responsabilité de la commune a été engagée pour ces illégalités, et elle a été condamnée à indemniser la société pour le préjudice financier subi, sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et des dispositions du code de l’urbanisme (notamment l’article R. 424-21).
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SASU SN2, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés (exercices 2016 et 2017) et des rappels de TVA (2016). La société soutenait que les irrégularités comptables étaient imputables à un gérant de fait et non à son président, et contestait la méthode de reconstitution du chiffre d'affaires. Le tribunal a jugé que la comptabilité présentait de graves irrégularités, transférant la charge de la preuve à la requérante, qui n'a pas démontré que la méthode de l'administration était excessivement sommaire ou viciée. La solution s'appuie sur l'article L. 192 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A D, ressortissant tunisien, contestant les décisions du 21 mai 2025 par lesquelles la préfète de l'Ain l'a obligé à quitter le territoire français sans délai, a fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de douze mois, ainsi que la décision de la préfète de la Loire l'assignant à résidence. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence, du défaut de motivation, de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant la légalité des décisions attaquées sur le fondement des articles L. 611-1 et L. 732-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B pour obtenir l’exécution forcée du jugement n° 2402708 du 7 janvier 2025, qui enjoignait à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La préfète a convoqué Mme B le 28 avril 2025 et lui a délivré une carte de séjour temporaire, exécutant ainsi intégralement le jugement. En conséquence, le tribunal a constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande d’exécution. Les conclusions accessoires de Mme B au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Lyon a été saisi par Mme B C A d’une plainte pour bigamie. Statuant par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté la requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. Il a jugé que le contentieux de la bigamie relève de l’autorité judiciaire et non de la juridiction administrative.