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Tribunal Administratif de Lyon, décision du 16 juin 2025. Saisi d’un référé suspension contre le refus implicite de renouvellement de titre de séjour opposé à une ressortissante nigériane, le juge écarte l’exception de non-lieu soulevée par la préfète du Rhône, faute de décision d’octroi formalisée. Constatant l’urgence, présumée en cas de refus de renouvellement, et un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l’article L. 423-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, il ordonne la suspension de l’exécution de la décision implicite de refus.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 8 novembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de la faible durée de présence en France et de l'absence d'attaches familiales. Concernant l'interdiction de retour de six mois, le tribunal a jugé que la préfète n'avait pas commis d'erreur d'appréciation au regard des critères de l'article L. 612-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a été déclarée sans objet, M. A ayant déjà obtenu l'aide totale.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’une demande d’exécution d’un précédent jugement du 30 juillet 2024, a constaté que la préfète du Rhône n’avait pas réexaminé la demande de titre de séjour de M. A ni délivré l’autorisation provisoire de séjour prescrite. En application des articles L. 911-2 et L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal a prononcé une astreinte de 100 euros par jour à l’encontre de la préfète si elle ne justifie pas de l’exécution complète du jugement dans un délai de 15 jours. La solution retenue vise à contraindre l’administration à respecter ses obligations juridictionnelles.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D, ressortissant tunisien, contestant l'arrêté du 5 novembre 2024 de la préfète de l'Ain refusant son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et lui interdisant le retour pour 18 mois. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire et examiné les griefs relatifs à la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 7 quater de l'accord franco-tunisien. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions à fin d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par les ayants droit de M. E H, décédé suite à une prise en charge médicale au centre hospitalier Le Corbusier pour un angioœdème héréditaire. Les requérants soutenaient que l’absence de diagnostic et d’administration du traitement approprié (Firazyr) lors de l’admission aux urgences le 9 octobre 2019 constituait une faute engageant la responsabilité de l’hôpital, entraînant une perte de chance de survie de 99 %. Le tribunal a reconnu une faute dans la prise en charge, mais a estimé que la perte de chance de survie ne pouvait excéder 50 %, compte tenu des difficultés d’intubation liées à l’état antérieur du patient. En conséquence, il a condamné le centre hospitalier à indemniser les préjudices subis par M. E H (déficit fonctionnel temporaire, souffrances endurées) et ses proches (préjudice d’affection, frais d’obsèques et de déplacement), après application de ce taux de perte de chance, sur le fondement des principes de responsabilité pour faute médicale.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant bangladais, qui contestait l'arrêté du préfet de la Loire du 31 juillet 2024 refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a estimé que les décisions attaquées n'étaient entachées ni d'un défaut d'examen, ni d'une erreur manifeste d'appréciation au regard des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a également jugé que l'interdiction de retour de trois ans était légale et proportionnée, et que les moyens relatifs à la décision fixant le pays de destination étaient infondés. En conséquence, l'ensemble des conclusions à fin d'annulation et d'injonction a été rejeté.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B épouse C. Celle-ci demandait au juge des référés d'enjoindre à la préfète du Rhône de renouveler son titre de séjour, après avoir été titulaire d'une carte de résident. Le tribunal a estimé qu'il n'appartient pas au juge des référés, qui ne peut ordonner que des mesures provisoires, d'enjoindre la délivrance d'un titre de séjour. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner la fin de non-recevoir soulevée par la préfète.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A, ressortissant albanais, contestant un arrêté préfectoral du 8 mars 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an. Le requérant soutenait pouvoir séjourner légalement en France jusqu'au 24 mars 2025 en raison de sa nationalité, mais le tribunal a jugé qu'il ne justifiait pas de moyens de subsistance suffisants, condition nécessaire pour bénéficier de l'exemption de visa prévue par le règlement (UE) 2018/1806. En conséquence, la décision d'éloignement fondée sur l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile a été validée, et les autres décisions contestées ont été maintenues.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante gabonaise, qui contestait l'obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par la préfète du Rhône. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, la méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et une atteinte à sa vie privée et familiale. Le tribunal a écarté ces moyens, jugeant que la décision était signée par une autorité compétente, que la préfète avait bien vérifié son droit au séjour, et que Mme A, célibataire et sans enfant, ne justifiait pas d'une vie privée et familiale suffisamment ancrée en France pour bénéficier de la protection de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté du 27 février 2025 par lequel la préfète du Rhône refusait de renouveler le titre de séjour "étudiant" de M. A, ressortissant congolais, et l'obligeait à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la préfète avait commis une erreur manifeste d'appréciation en estimant que le parcours universitaire de l'étudiant manquait de sérieux, au regard de son assiduité, de ses résultats encourageants et de la cohérence de sa réorientation. Cette décision se fonde sur l'article 9 de la convention franco-congolaise du 31 juillet 1993, qui prévoit le renouvellement du titre de séjour "étudiant" sur justification de la poursuite effective des études. L'annulation du refus de titre entraîne par voie de conséquence celle de l'obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en formation collégiale, a rejeté la requête de la société FSD Villefranche. Celle-ci demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 novembre 2023 ordonnant la fermeture administrative pour deux mois de son établissement "Chamas Tacos" pour travail illégal et emploi d'étrangers sans titre. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la procédure contradictoire prévue à l'article R. 8272-7 du code du travail avait été respectée. Il a également estimé que les faits d'emploi de deux salariés étrangers sans titre de travail et de dissimulation d'activité étaient établis, justifiant la mesure de fermeture prise sur le fondement des articles L. 8272-2 et R. 8272-8 du code du travail, sans erreur manifeste d'appréciation sur sa durée.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, étudiant en situation de handicap, qui contestait le refus de l'université Jean Monnet de l'admettre au concours MMOPK. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les oraux débutant le 26 juin 2025, et qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était caractérisée, l'université ayant mis en place des aménagements conformément au code de l'éducation. La solution retenue est le rejet de la requête pour défaut d'urgence et absence d'illégalité manifeste.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, une ressortissante camerounaise réfugiée, qui demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer une carte de résident. La requérante invoquait l'urgence liée à un déplacement familial aux États-Unis et un risque de perte d'emploi, mais le juge a estimé que ces circonstances ne caractérisaient pas une situation d'urgence particulière justifiant une intervention à très bref délai. En l'absence d'urgence établie et de pièces justificatives suffisantes, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi par la SA Banque Populaire Auvergne Rhône-Alpes d’une demande en décharge d’une cotisation de taxe foncière sur les propriétés bâties pour l’année 2024, relative à des locaux situés à Corenc (Isère), a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 351-3 et R. 312-1 du code de justice administrative, le tribunal a estimé que le litige relevait de la compétence du Tribunal Administratif de Grenoble, dans le ressort duquel se trouve le lieu d’établissement de l’imposition contestée. Par ordonnance, il a transmis le dossier à cette juridiction.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en référé liberté de M. A, ressortissant russe reconnu réfugié, qui demandait la délivrance d’un récépissé ou d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge constate que l’attestation en cours n’est pas expirée et qu’une décision implicite de rejet de sa demande de titre est née le 27 avril 2025, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette décision implicite, non contestée comme manifestement illégale, fait obstacle à la délivrance d’un document de séjour. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de Mme E visant à suspendre le placement provisoire de sa fille chez son père, décidé le 6 mai 2025 par la métropole de Lyon en application de l'article L. 223-2 du code de l'action sociale et des familles. Le juge constate que la mesure de soixante-douze heures est expirée et que les allégations de la requérante concernant une déscolarisation, un danger et une interruption des soins ne sont étayées par aucune pièce, ce qui ne permet pas de caractériser une urgence justifiant l'intervention du juge des référés.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint à la préfète du Rhône de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail, en raison de l'absence de délivrance de ce document après l'expiration de son titre. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour que le juge des référés statue dans un délai de quarante-huit heures, n'était pas remplie. Il a considéré que la suspension du contrat de travail et la perte de rémunération invoquées par le requérant, en l'absence d'éléments précis sur sa situation financière, ne justifiaient pas une intervention à si bref délai.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de Mme A visant à suspendre la décision du préfet de la Loire du 22 mai 2025 refusant son congé de formation professionnelle pour nécessités de service. La requête a été jugée irrecevable car la copie de la requête au fond n’a pas été jointe, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du même code. Par ailleurs, la condition d’urgence n’a pas été considérée comme remplie, les éléments médicaux et professionnels invoqués étant insuffisamment précis pour démontrer un préjudice grave et immédiat.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de refus de titre de séjour présentée par une ressortissante algérienne. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ne pouvant se prévaloir de la présomption d'urgence applicable aux refus de renouvellement de titre et n'apportant pas d'éléments concrets sur l'atteinte grave et immédiate à sa situation. La requête a été rejetée par ordonnance en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi en référé par la commune de Chassiers sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné une expertise d'un bâtiment dangereux situé rue de Chalendar. La juridiction a fait droit à la demande de la commune en désignant un expert chargé d'examiner l'immeuble, de constater son état, de se prononcer sur l'existence d'un danger imminent et de proposer des mesures de sécurité. Cette décision, fondée sur les articles L. 511-1, L. 511-2 et L. 511-9 du même code, vise à prévenir les risques pour la sécurité publique et celle des tiers.