37 025 décisions disponibles — page 58/1852
**Sujet principal** : Recours contre la décision de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) mettant fin aux conditions matérielles d'accueil d'un demandeur d'asile afghan. **Juridiction** : Tribunal administratif de Lyon (formation d'éloignement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et confirme la légalité de la décision de l'OFII. Il estime que la décision était suffisamment motivée, que l'administration a procédé à un examen sérieux de la situation du demandeur, et que l'information sur les conditions d'accueil a été fournie dans une langue comprise. **Textes appliqués** : Articles L. 551-15, D. 551-17, L. 551-9 et L. 551-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal administratif de Lyon statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir contre des décisions implicites de rejet de recours gracieux concernant des retraits de points sur le permis de conduire. Après un désistement partiel du requérant, le tribunal rejette le surplus de la requête, considérant irrecevables les conclusions concernant les infractions restantes, car elles n'ont pas donné lieu à retrait de points. La juridiction applique les articles R. 222-1 et L. 761-1 du code de justice administrative et rejette également les demandes de condamnation aux dépens présentées par les deux parties.
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... visant à annuler la suspension administrative de son permis de conduire. Le requérant invoquait uniquement les graves conséquences professionnelles de cette mesure, un moyen jugé inopérant pour contester sa légalité. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet par ordonnance des requêtes ne comportant que de tels moyens.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir de M. B... visant à annuler les décisions de retrait de points sur son permis de conduire et son invalidation. Le juge retient l'irrecevabilité de la requête pour tardiveté, le délai de deux mois pour contester la décision d'invalidation (« 48SI ») ayant couru à compter de sa présentation à l'adresse du requérant le 2 août 2022. La décision s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête de Mme A... visant à annuler un avis de sommes à payer relatif à la taxe de séjour. Le tribunal estime que le moyen invoqué (une erreur déclarative) est inopérant et que, de toute façon, le contentieux de la taxe de séjour relève de la compétence de l'ordre judiciaire en vertu de l'article L. 2333-39 du code général des collectivités territoriales. La requête est donc rejetée par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon rejette par ordonnance une requête en excès de pouvoir visant une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que la requête, qui se borne à exposer des difficultés personnelles, ne contient aucun moyen juridique contestant la légalité de la décision administrative. Elle est donc déclarée manifestement irrecevable au titre des articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Transmission d'une requête relative à la rémunération d'une agent hospitalier (heures supplémentaires et astreintes) à la juridiction territorialement compétente. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare incompétent et ordonne la transmission du dossier au Tribunal Administratif de Marseille, le lieu d'affectation de l'agent concerné étant dans le ressort de cette dernière juridiction. **Textes appliqués** : Les articles R. 312-12 (compétence territoriale du tribunal du lieu d'affectation de l'agent public) et R. 351-3 (procédure de transmission) du code de justice administrative.
**Sujet principal** : Demande d'expertise dans le cadre d'un litige contractuel relatif à des travaux d'aménagement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative. **Textes appliqués** : Articles R. 532-1 et R. 222-1 du code de justice administrative. Le juge estime que le litige, opposant une personne privée à une entreprise sur l'exécution d'un contrat de travaux, relève manifestement de l'ordre judiciaire et non administratif.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge constate que la requête est manifestement irrecevable, car le requérant n'a pas préalablement introduit de recours au fond en annulation contre cet arrêté, condition exigée par les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. Le rejet est prononcé selon la procédure simplifiée de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande d'injonction d'un étranger visant à obtenir un rendez-vous pour déposer sa demande de renouvellement de titre de séjour, l'administration ayant pris l'initiative de lui en fixer un en cours d'instance. Le juge a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé, notamment l'article L. 521-3.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a retenu un vice de procédure, constatant l'absence de justification de la saisine régulière du collège médical de l'OFII, en méconnaissance des articles R. 425-11 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a enjoint à la préfète de réexaminer la situation de la requérante dans un délai de deux mois.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D..., ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment quant à la compétence de son signataire et à la motivation suffisante de l'appréciation du droit au respect de la vie privée et familiale. Le tribunal a appliqué les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 modifié et de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé le refus de titre de séjour opposé à une ressortissante nigériane et enjoint à la préfète de lui délivrer une carte de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a estimé que le refus portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale, au regard de son concubinage stable et durable avec un résident légal et de la naissance de leur enfant. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision du président du conseil départemental de la Loire retirant l'agrément d'assistante maternelle de la requérante. Le juge a retenu un vice de procédure, constatant que la commission consultative paritaire départementale n'avait pas été consultée sur l'ensemble des motifs ayant fondé la décision de retrait, privant ainsi l'intéressée d'une garantie essentielle. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 421-23 du code de l'action sociale et des familles, qui encadrent strictement la procédure de retrait d'agrément.
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur une demande en responsabilité suite à une inondation survenue en 2016, imputée à des travaux d'aménagement publics. Le tribunal a rejeté les conclusions dirigées contre la société Urba Pierreval (lotisseur) et la société Atlas Ingénierie (maître d'œuvre), estimant que leur responsabilité n'était pas engagée. En revanche, il a jugé la Métropole Saint-Etienne Métropole et la commune de Tartaras responsables, sur le fondement de la responsabilité sans faute pour dommages de travaux publics, et les a condamnées in solidum à indemniser les propriétaires sinistrés et leur assureur.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que la motivation était insuffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, car il ne démontrait pas un examen concret de la situation personnelle et familiale du requérant. La juridiction a également jugé que l'interdiction de retour et le refus de délai de départ volontaire étaient entachés d'illégalité.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales refusant un titre de séjour, imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et fixant un pays de destination à M. A... B..., ressortissant guinéen. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation au regard de la situation personnelle et familiale du requérant, méconnaissant ainsi les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les décisions d'OQTF et de fixation du pays de destination, étant fondées sur ce refus illégal, ont été annulées par voie de conséquence.
Le Tribunal administratif de Lyon statue sur une demande d'injonction à la préfète du Rhône pour attribuer un logement. Le tribunal constate le désistement d'instance du requérant, M. B..., celui-ci n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après avoir été invité à le faire. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure de désistement.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une demande d'exécution d'une précédente ordonnance. Le juge relève que la préfète du Rhône a exécuté l'injonction en délivrant un titre de séjour de dix ans à la requérante. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de constater l'absence d'objet d'une requête.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de plusieurs mesures administratives (procédure de mise à la retraite pour invalidité, injonction de cessation de rémunération, procédure disciplinaire) dirigées contre un fonctionnaire. Le juge estime que la demande d'annulation est irrecevable en référé, que l'acte préparatoire disciplinaire n'est pas susceptible de recours, et qu'aucun des moyens soulevés ne crée un doute sérieux sur la légalité des décisions contestées. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.