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Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B A, ressortissant algérien, contestant le refus implicite du préfet du Rhône de renouveler son titre de séjour et de lui délivrer un certificat de résidence de dix ans en tant que conjoint de Français. Le tribunal a jugé que la décision implicite de rejet, née du silence gardé pendant quatre mois, était illégale en raison d'un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas communiqué les motifs de son refus à la demande de l'intéressé. En conséquence, le tribunal a annulé cette décision et a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la situation de M. A dans un délai d'un mois. La demande indemnitaire a été rejetée, faute de préjudice établi. Cette décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à M. A, ressortissant algérien, par le préfet du Rhône. Cette annulation est motivée par le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande de M. A dans un délai de deux mois, sans astreinte. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, détenu, d'une demande d'indemnisation pour quatre fouilles corporelles intégrales subies en mai et juin 2023 au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse. Le requérant soutenait que ces fouilles, dépourvues de motif et de nécessité, constituaient un traitement inhumain et dégradant engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a fait droit à sa demande en condamnant l'État à lui verser 400 euros, en application des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 225-1 du code pénitentiaire, qui imposent que les fouilles intégrales soient justifiées par une présomption d'infraction ou des risques pour la sécurité.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par M. B, détenu, qui demandait réparation pour seize fouilles corporelles intégrales subies entre avril 2022 et juillet 2023, qu'il estimait injustifiées et constitutives d'un traitement inhumain et dégradant. Le tribunal a rappelé que, selon l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et les articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire, ces fouilles doivent être justifiées par une présomption d'infraction ou un risque pour la sécurité, et ne peuvent être systématiques. En l'absence de toute justification apportée par l'administration pénitentiaire, le tribunal a jugé que ces fouilles étaient illégales et a condamné l'État à verser 1 600 euros à M. B en réparation du préjudice subi.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A B, détenu, qui demandait réparation pour sept fouilles corporelles intégrales subies au centre pénitentiaire de Bourg-en-Bresse entre juillet 2021 et septembre 2022. Le tribunal a jugé que ces fouilles, effectuées sans motif apparent ni lien avec un risque spécifique ou le comportement du détenu, étaient illégales et constitutives d'une faute de l'administration. En application des articles 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et L. 225-1 du code pénitentiaire, le tribunal a condamné l'État à verser 700 euros à M. B, soit 100 euros par fouille, en réparation du préjudice moral subi, avec intérêts au taux légal à compter du 3 octobre 2023.
Cette décision du Tribunal Administratif de Lyon (6ème chambre) porte sur le refus de la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à M. A, ressortissant algérien, pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre un prétendu refus implicite de titre de séjour, une telle décision ne pouvant être révélée par le seul refus de rendez-vous. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision de refus de rendez-vous du 12 juin 2023, en se fondant sur les articles R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'arrêté du 27 avril 2021. Il a enjoint à la préfète de fixer un rendez-vous à M. A dans un délai de quinze jours.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A contestant une saisie administrative à tiers détenteur émise le 31 août 2022 pour recouvrer un trop-perçu d’aides du fonds de solidarité Covid-19, ainsi que la majoration de 10% appliquée. Le requérant, qui n’avait pas contesté le titre de perception initial dans les délais, demandait la décharge partielle de l’obligation de payer et l’annulation de la saisie. Le tribunal a rejeté l’ensemble des conclusions de M. A, jugeant que la contestation du bien-fondé de la créance était irrecevable car tardive, et que les autres moyens n’étaient pas fondés. La décision s’appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et les textes relatifs au fonds de solidarité.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B épouse C, qui demandait la condamnation de l'État à lui verser 11 000 euros pour le préjudice subi suite au refus de la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. La requérante invoquait une faute de l'administration, mais le tribunal a estimé qu'elle n'établissait pas la réalité de son préjudice, faute d'éléments détaillés sur les inconvénients subis. En application du principe selon lequel toute illégalité fautive engage la responsabilité de l'administration, le tribunal a considéré que le préjudice n'était pas démontré. Les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont donc été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la SAS Sofradim Production de demandes de réduction des cotisations de taxes foncières sur les propriétés bâties (années 2021 et 2022) et de cotisation foncière des entreprises (années 2021 et 2022). La société contestait le caractère industriel de son établissement, soutenant que le rôle des installations techniques, matériels et outillage n'était pas prépondérant par rapport aux moyens humains, et revendiquait l'application de la méthode comparative d'évaluation prévue à l'article 1498 du code général des impôts. L'administration fiscale a conclu au rejet des requêtes. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SAS Sofradim Production.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un avis médical émis le 5 février 2025 par le conseil médical restreint interdépartemental de la police nationale. Le tribunal a jugé que cet avis constitue une simple mesure préparatoire, non une décision administrative susceptible de recours pour excès de pouvoir. En application des articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, la requête a été déclarée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. A contestant le renouvellement de son assignation à résidence par le préfet de la Loire. Le requérant invoquait l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur d'appréciation liée à son handicap. Le tribunal estime que les moyens soulevés sont manifestement infondés, l'arrêté étant motivé et signé par une autorité compétente par délégation. La requête est rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A contestant une saisie administrative à tiers détenteur pour le recouvrement d’amendes forfaitaires majorées impayées. Le juge a estimé que cette contestation ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, mais de celle de l’autorité judiciaire, en application des articles 521 et 522 du code de procédure pénale et de l’article L. 213-6 du code de l’organisation judiciaire. La requête a donc été rejetée comme portée devant un ordre de juridiction incompétent, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A D qui demandait la suspension d’un jugement du 1er avril 2025 rejetant une demande de décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu pour 2016 et 2017. Le juge a estimé que la demande était irrecevable, car il n’appartient qu’à la Cour administrative d’appel de Lyon de connaître de ce litige, le tribunal étant dessaisi. La décision a été prise sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, permettant de rejeter une requête manifestement irrecevable sans instruction préalable.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant monténégrin, contestant son assignation à résidence dans le Rhône. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et ne méconnaissait ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation de l'arrêté du 15 mars 2025.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. G, détenu, contestant la sanction de quatre jours de cellule disciplinaire infligée par la commission de discipline du centre pénitentiaire de Roanne. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de l'autorité ayant engagé les poursuites, en se fondant sur une délégation de signature régulièrement publiée. En revanche, il a jugé que la composition de la commission de discipline était irrégulière, car il n'était pas établi que le premier assesseur n'était pas l'auteur du compte-rendu d'incident, en méconnaissance des articles R. 234-2, R. 234-6 et R. 234-13 du code pénitentiaire. Par suite, le tribunal a annulé la décision implicite de rejet du directeur interrégional des services pénitentiaires.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la SARL Neyret Gestion Immobilière, qui contestait une amende administrative de 10 000 euros infligée par la direction départementale de la protection des populations du Rhône pour manquement aux obligations relatives au contrat type de syndic de copropriété. La société soutenait avoir modifié ses contrats dès 2021 et invoquait sa bonne foi, mais le tribunal a estimé que les manquements persistaient lors du contrôle de 2022. La solution retenue est le rejet de la demande d’annulation et de réduction de l’amende, sur le fondement des articles L. 522-1 du code de la consommation et 18-1 A de la loi du 10 juillet 1965.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B contestant un arrêté préfectoral de mise en demeure de quitter les lieux et d'évacuation forcée. La requérante invoquait sa qualité de victime de violences conjugales et des moyens tirés du droit au logement opposable (loi DALO), de la convention d'Istanbul et de l'article 8 de la CEDH. Le juge a estimé que ces moyens étaient soit inopérants, soit non assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été rejetée par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A, qui demandait la condamnation de l'État pour des préjudices liés à la manipulation d'une grenade en Tunisie en 1943. La juridiction a constaté que cette demande était identique à celle déjà tranchée par un jugement du 9 mars 2017, confirmé par la cour administrative d'appel de Lyon le 17 janvier 2019, et devenu définitif. En application de l'autorité de la chose jugée, le tribunal a estimé que le requérant ne pouvait pas remettre en cause ce précédent refus. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté comme tardive la requête de M. B, qui contestait une décision du préfet de police du 14 octobre 2024 lui réclamant un trop-perçu de 4 800 euros. Le requérant avait eu connaissance de cette décision le 25 octobre 2024, mais n’a saisi le tribunal que le 10 février 2025, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois prévu à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 (4°) du même code, la requête a été rejetée pour irrecevabilité manifeste non régularisable.
Le Tribunal Administratif de Lyon, saisi d’un recours contre une décision du ministre de l’intérieur rejetant une demande de naturalisation sur le fondement des articles 45 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, s’est déclaré territorialement incompétent. En application de l’article R. 312-8 du code de justice administrative, il a transmis l’affaire au Tribunal Administratif de Nantes, seule juridiction compétente pour connaître des recours dirigés contre les décisions du ministre chargé des naturalisations.