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Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante béninoise, qui contestait le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait un défaut de motivation de la décision et une méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute de demande préalable de communication des motifs, et a jugé que les éléments fournis (présence en France depuis 2019 et activité professionnelle) ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme D, adjointe administrative, pour contester son arrêté de révocation du 6 octobre 2023 et son arrêté de radiation des cadres du 16 novembre 2023, pris par le ministre de l'intérieur. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure disciplinaire et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a joint les deux requêtes et a examiné le bien-fondé de la sanction, qui reposait sur des manœuvres frauduleuses dans le traitement d'une demande de titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été jugée sur le fondement du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du 9 mars 2023 par laquelle la préfète du Rhône a refusé de convoquer M. A, ressortissant guinéen, pour le dépôt d’une demande de titre de séjour. Le tribunal juge que ce refus est illégal car l’administration ne peut refuser un rendez-vous, sauf en cas de demande abusive ou dilatoire, et qu’en l’espèce, la motivation tirée de la procédure « Dublin » n’était plus fondée. En revanche, les conclusions dirigées contre un prétendu refus d’enregistrement de la demande sont irrecevables, cette décision étant inexistante. La solution s’appuie sur les articles L. 425-9, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B C d’une demande de délivrance d’un certificat de nationalité française pour sa fille mineure, sur le fondement de l’article 31 du code civil. Par une ordonnance du 10 mars 2025, la présidente de la 5ème chambre a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. En application de l’article 31 du code civil, seul le directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire a qualité pour délivrer un tel certificat, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B, agent de préfecture, qui sollicitait l'annulation du refus implicite puis exprès du ministre de l'intérieur de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la préfète du Rhône, celle-ci étant incompétente pour statuer sur cette demande, qu'elle avait transmise au ministre compétent. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle du 13 juin 2023, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait son expulsion du territoire français. La juridiction a estimé que la préfète du Rhône n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en considérant que sa présence constituait une menace grave pour l'ordre public, en raison de sa condamnation pour viol et de deux gardes à vue pour des faits similaires. Le tribunal a également écarté le moyen tiré d'une atteinte excessive à sa vie privée et familiale, au regard de la nature de la menace et des conditions de son séjour en France. La décision se fonde sur les articles L. 631-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B comme manifestement irrecevable. Le requérant s'était borné à transmettre des pièces diverses sans énoncer de conclusions ni de moyens, ce qui ne constitue pas une demande au sens de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l'article R. 222-1 du même code, le juge peut rejeter de telles requêtes sans invitation à régulariser. La présidente de la 5ème chambre a donc ordonné le rejet de la requête par ordonnance.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, contrôleuse à l'INSEE, qui contestait le renouvellement de son temps partiel annualisé à 80 % (arrêté du 18 novembre 2022) et l'arrêté du 27 janvier 2023 fixant sa reprise à temps plein au 10 mars 2023. Les conclusions dirigées contre l'arrêté du 18 novembre 2022 ont été jugées irrecevables, faute d'intérêt à agir pour contester une décision prise sur sa propre demande. Le moyen soulevé contre l'arrêté du 27 janvier 2023 a été écarté comme inopérant, car il ne remettait pas en cause le principe de la reprise à temps plein accordée. La décision s'appuie notamment sur l'article 2 du décret du 20 juillet 1982 fixant les modalités du temps partiel dans la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a informé le tribunal avoir accordé ces conditions à titre rétroactif, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Refus de délivrance d’un document de circulation pour étranger mineur (DCEM) – Tribunal administratif de Lyon – Rejet de la requête en référé liberté – Absence d’atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d’aller et venir, l’administration ayant respecté le délai légal de quatre mois pour instruire la demande, déposée tardivement – Application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Demande de M. B visant à obtenir, par référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, une injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le Tribunal administratif de Lyon rejette la requête comme manifestement mal fondée, faute pour le requérant de justifier de sa résidence dans le Rhône, les pièces produites mentionnant une adresse dans le Val-de-Marne. La juridiction retient que la préfète du Rhône n'est pas territorialement compétente, en application de l'article R. 431-20 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté du préfet de la Loire du 6 février 2025 l’assignant à résidence pour 45 jours et une obligation de quitter le territoire français (OQTF) qu’il estimait révélée par cette mesure. Le requérant soutenait que sa situation avait évolué depuis une OQTF de 2023, notamment en raison de la naissance de sa fille atteinte d’une maladie grave, et qu’il avait droit à un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’assignation à résidence ne révélait pas une nouvelle OQTF et que les moyens soulevés, notamment l’absence d’examen sérieux et la violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas fondés. La solution retenue confirme la légalité de l’arrêté préfectoral.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de convoquer Mme A, ressortissante chinoise, pour le dépôt de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante, dont le titre de séjour "salarié" avait expiré, justifiait d'une situation d'urgence présumée en raison de sa demande de renouvellement et des risques de perte d'emploi et de logement. La solution retenue impose à l'administration de fixer un rendez-vous sous trois jours, devant intervenir dans un délai maximal de quinze jours, afin de garantir l'examen de sa situation. Cette décision s'appuie sur les principes dégagés par le juge des référés concernant l'obligation de l'administration de traiter les demandes de séjour dans un délai raisonnable.
Le tribunal administratif de Lyon annule l'arrêté du 12 février 2025 par lequel la préfète du Rhône a assigné à résidence M. A, ressortissant algérien, pour une durée de quarante-cinq jours. La solution retenue est fondée sur l'absence de preuve de la notification régulière de la décision portant obligation de quitter le territoire français du 30 août 2024, condition nécessaire à la légalité de l'assignation à résidence en application de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal admet également M. A au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi en référé par Mme B, ressortissante marocaine, pour contester le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour en tant que membre de famille d’un citoyen de l’UE. Le juge a admis la requérante au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire et a constaté que la condition d’urgence était présumée, la demande de renouvellement ayant été déposée. Il a ordonné la suspension de l’exécution de la décision implicite de la préfète du Rhône, en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, et lui a enjoint de réexaminer la demande dans un délai de quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision s’appuie notamment sur les articles L. 233-1 et R. 233-8 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, ainsi que sur la directive 2004/38/CE.
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme C qui demandait la suspension d’un avis de saisie administrative à tiers détenteur émis pour le recouvrement de forfaits de post-stationnement majorés. Le juge a estimé que ce litige relève de la compétence exclusive des juridictions de l’ordre judiciaire, en application des articles L. 2333-87 du code général des collectivités territoriales et L. 2327-1-7 du code général de la propriété des personnes publiques. Par conséquent, la demande a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente, sur le fondement de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme A, qui demandait le réexamen de son refus d’admission au troisième concours d’ATSEM principal de 2ème classe (session 2024). Le juge a rappelé qu’il ne peut être saisi que de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou à des fins indemnitaires, et non d’une simple demande de réexamen de notes de concours. La décision se fonde sur les articles R. 222-1 (4°), R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. A E, ressortissant géorgien, contestant un arrêté préfectoral du 11 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de retour d'un an et assignation à résidence. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité du contrôle d'identité ayant conduit à la procédure, une atteinte à son droit d'être entendu et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, considérant que le contrôle d'identité était régulier et que les décisions étaient proportionnées. En conséquence, le tribunal a rejeté la requête de M. E, sans faire droit à ses demandes d'annulation et d'injonction.
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la requalification de son accident de travail en arrêt maladie. La requête a été jugée manifestement irrecevable car M. B n'a pas produit la décision attaquée, malgré une demande de régularisation du greffe restée sans réponse. Cette irrecevabilité est fondée sur l'article R. 412-1 du code de justice administrative, qui exige la production de la décision attaquée à peine d'irrecevabilité. L'ordonnance a été rendue sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B, qui contestait un arrêté d'expulsion du territoire français pris par le préfet de la Loire le 23 octobre 2024. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable, car elle ne contenait aucun moyen de fait ou de droit, en violation de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le délai de recours étant expiré, aucune régularisation n'était possible, ce qui a conduit au rejet sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.