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Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, ressortissante béninoise, qui contestait le refus implicite du préfet du Rhône de lui délivrer un titre de séjour. La requérante invoquait un défaut de motivation de la décision et une méconnaissance de l’article L. 435-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Le tribunal a écarté le moyen tiré du défaut de motivation, faute de demande préalable de communication des motifs, et a jugé que les éléments fournis (présence en France depuis 2019 et activité professionnelle) ne constituaient pas des motifs exceptionnels justifiant une admission exceptionnelle au séjour. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la demande de Mme B, agent de préfecture, qui sollicitait l'annulation du refus implicite puis exprès du ministre de l'intérieur de lui accorder la protection fonctionnelle. Le tribunal a d'abord jugé irrecevables les conclusions dirigées contre la préfète du Rhône, celle-ci étant incompétente pour statuer sur cette demande, qu'elle avait transmise au ministre compétent. Sur le fond, le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision ministérielle du 13 juin 2023, en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A B, adjointe administrative, contestant deux décisions de la préfète du Rhône modifiant son affectation. La juridiction a jugé que ces changements d'affectation, bien que modifiant ses tâches, n'ont entraîné ni perte de responsabilités ni de rémunération, et ne constituent pas une sanction déguisée ou un harcèlement moral. En conséquence, ces mesures ont été qualifiées de mesures d'ordre intérieur insusceptibles de recours. La requête a été rejetée comme irrecevable, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens, sur le fondement des articles L. 133-2 et L. 133-3 du code général de la fonction publique et du décret n° 2006-760 du 23 décembre 2006.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme B, ressortissante congolaise, contestant le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. En cours d'instance, l'OFII a informé le tribunal avoir accordé ces conditions à titre rétroactif, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et a admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. La décision s'appuie sur les articles L. 551-15 et L. 521-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule la décision du maire de Divonne-les-Bains qui limitait à trois jours par semaine l’inscription du fils de M. A à la cantine scolaire. Le tribunal juge que ce refus, fondé sur l’absence d’activité professionnelle du parent, méconnaît l’article L. 131-13 du code de l’éducation, lequel garantit un droit d’accès à la cantine sans discrimination. Il précise que les collectivités ne peuvent refuser l’inscription que si la capacité maximale d’accueil est atteinte, ce qui n’était pas le cas en l’espèce.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de la société Presse Média Santé, qui demandait la condamnation du centre hospitalier du Marin pour inexécution d’un contrat d’édition de site internet. Le tribunal a relevé d’office son incompétence, estimant que le contrat litigieux, conclu le 18 juin 2018, n’était pas un contrat administratif. En effet, ce contrat, prévoyant une conception gratuite en échange d’espaces publicitaires, n’était pas conclu à titre onéreux et ne comportait ni clause exorbitante ni mission de service public. La solution retenue est fondée sur l’article 3 de l’ordonnance n° 2015-899 du 23 juillet 2015 relative aux marchés publics.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme B C d’une demande de délivrance d’un certificat de nationalité française pour sa fille mineure, sur le fondement de l’article 31 du code civil. Par une ordonnance du 10 mars 2025, la présidente de la 5ème chambre a rejeté cette requête comme portée devant un ordre de juridiction incompétent. En application de l’article 31 du code civil, seul le directeur des services de greffe judiciaires du tribunal judiciaire a qualité pour délivrer un tel certificat, ce qui relève de la compétence du juge judiciaire et non du juge administratif. La solution retenue est donc un rejet pour incompétence de la juridiction administrative, conformément à l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme C, qui contestait le refus du recteur de l'académie de Lyon de lui permettre de repasser les épreuves orales de rattrapage du baccalauréat technologique (série STMG) session 2022-2023. La requérante invoquait son état de santé et des conditions d'examen irrégulières. Le tribunal a jugé que, malgré un certificat médical, Mme C avait effectivement passé les épreuves et que les éléments fournis ne suffisaient pas à établir une irrégularité. La décision s'appuie sur les articles D. 336-8 et D. 336-18 du code de l'éducation, relatifs aux épreuves et aux cas de force majeure.
Le Tribunal Administratif de Lyon s'est déclaré incompétent pour connaître du litige opposant la société Presse Média Santé au centre hospitalier Royan-Atlantique. Le contrat d'édition d'un livret d'accueil, bien que conclu pour répondre à un besoin du service public hospitalier, n'a pas été jugé comme un contrat administratif. En effet, il n'était pas conclu à titre onéreux pour l'hôpital, ne comportait aucune clause exorbitante du droit commun et ne confiait pas l'exécution d'une mission de service public au cocontractant. Par conséquent, la requête de la société Presse Média Santé a été rejetée comme portée devant une juridiction incompétente.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C, qui demandait la condamnation de la Métropole de Lyon à lui verser 30 000 euros pour le préjudice moral subi lors de son stage d'études en 2022. Le requérant invoquait un défaut d'encadrement, des missions inadaptées et un harcèlement moral. Le tribunal a estimé que les missions confiées correspondaient à la convention de stage et que les éléments présentés ne suffisaient pas à établir un harcèlement moral ou un manquement fautif de la Métropole. La responsabilité pour faute de la collectivité n'étant pas engagée, la demande indemnitaire a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par Mme D, adjointe administrative, pour contester son arrêté de révocation du 6 octobre 2023 et son arrêté de radiation des cadres du 16 novembre 2023, pris par le ministre de l'intérieur. La requérante invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'irrégularité de la procédure disciplinaire et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a joint les deux requêtes et a examiné le bien-fondé de la sanction, qui reposait sur des manœuvres frauduleuses dans le traitement d'une demande de titre de séjour. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'affaire a été jugée sur le fondement du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les recours de M. D, ressortissant arménien, contre un arrêté du 5 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire, ainsi que contre un arrêté du 6 février 2025 l'assignant à résidence. Le tribunal a joint les deux requêtes. Il a rejeté l'ensemble des demandes de M. D, estimant que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur des actes, le défaut d'examen de sa situation personnelle, et la violation des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet des requêtes, sans application des textes relatifs à l'aide juridictionnelle ou aux frais de justice.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Lyon donne acte du désistement de M. B, qui avait saisi la juridiction d’une demande de condamnation des hospices civils de Lyon (HCL) à lui verser 99 043,85 euros en réparation des préjudices résultant d’une infection nosocomiale contractée lors de sa prise en charge. Le requérant s’est désisté purement et simplement de son recours le 4 mars 2025, un accord étant intervenu avec les HCL. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate que rien ne s’oppose à ce désistement et en donne acte.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de Mme A, contrôleuse à l'INSEE, qui contestait trois arrêtés de suspension conservatoire de ses fonctions pris par le ministre de l'Économie entre novembre 2022 et février 2023. Le tribunal a jugé que les arrêtés des 4 janvier et 28 février 2023 étaient devenus sans objet car implicitement abrogés par le placement de l’agent en congé de maladie, et a prononcé un non-lieu à statuer sur ces points. En revanche, il a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par le ministre concernant l’arrêté du 30 novembre 2022, estimant que la requête était recevable. La solution retenue s’appuie sur les articles L. 531-1 et L. 822-1 du code général de la fonction publique.
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B, ressortissant monténégrin, contestant l'interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de trois ans prise par le préfet du Puy-de-Dôme le 5 mars 2025. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du droit d'être entendu et de l'atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale. Il a jugé que la décision était suffisamment motivée, que M. B avait été entendu avant son édiction et que l'interdiction était fondée sur les dispositions de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A D, demandeur d'asile nigérian, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant la décision suffisamment motivée. Il a également jugé qu'aucune disposition législative ou réglementaire n'imposait un entretien préalable pour une demande de rétablissement après suspension. Enfin, le tribunal a considéré que M. D n'apportait pas la preuve qu'il avait respecté les exigences des autorités chargées de l'asile, condition nécessaire au rétablissement prévu à l'article L. 551-16 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C contestant l'arrêté du préfet de la Loire du 21 avril 2023 renouvelant son assignation à résidence pour six mois. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, jugeant l'arrêté suffisamment circonstancié. Il a également estimé que l'atteinte à la vie privée et familiale n'était pas disproportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'obstacle à la prise en charge de ses enfants et de son passé judiciaire pour terrorisme. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 731-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la Convention européenne.
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigériane, qui contestait l'arrêté du 10 février 2025 ordonnant sa remise aux autorités belges pour l'examen de sa demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens soulevés, notamment la méconnaissance des articles 4 et 5 du règlement (UE) n° 604/2013, estimant que les brochures d'information avaient été remises en anglais, langue comprise par l'intéressée, et que l'entretien individuel s'était déroulé conformément aux textes. La solution retenue confirme la légalité de la décision de transfert vers la Belgique, responsable de la demande d'asile.
Le Tribunal Administratif de Lyon annule l'arrêté du préfet de la Loire du 17 mars 2023 refusant la délivrance d'un titre de séjour à une ressortissante camerounaise. Le juge estime que le préfet a méconnu l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, en portant une atteinte disproportionnée à la vie privée et familiale de la requérante, compte tenu de son arrivée en France à un jeune âge, de sa scolarité et de ses attaches familiales sur le territoire. En conséquence, le tribunal enjoint au préfet de lui délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de deux mois et condamne l'État à verser 1 200 euros à la requérante.
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par la commune de Saint-Étienne d'une demande de désignation d'un expert, sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, pour examiner un immeuble dangereux situé rue des Alliés. La requête enregistrée sous le n° 2502732 constituant un doublon d'une autre requête identique enregistrée le même jour sous le n° 2502733, le juge des référés a prononcé sa radiation. L'instruction de l'affaire se poursuit uniquement sous le numéro 2502733.