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Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de fixer un rendez-vous à Mme B, ressortissante arménienne, pour lui permettre d’enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l’attente de plus de trois ans depuis la demande initiale constituait un délai déraisonnable, caractérisant une situation d’urgence et d’utilité justifiant la mesure. L’État a été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais de justice. Aucune disposition législative ou réglementaire ne fixant de délai précis, l’administration doit néanmoins traiter les demandes dans un délai raisonnable.
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Rhône de délivrer à Mme A une attestation de décision favorable justifiant de la régularité de son séjour, l'autorisant à travailler et à voyager. La requérante, titulaire d'une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en octobre 2026, s'était vu accepter sa demande de duplicata sur la plateforme ANEF, mais l'attestation jointe était manquante, la privant de justificatif. Le juge a retenu l'urgence, caractérisée par le risque de suspension de son contrat de travail, et l'utilité de la mesure, qui ne faisait obstacle à aucune décision administrative. L'État a été condamné à verser 800 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.