Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 114/2007
N° TA13-2301650(TA13-2301650)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., agent de nettoiement, contestant le refus de la métropole Aix-Marseille-Provence de reconnaître l'imputabilité au service de son aponévrosite plantaire bilatérale. Le tribunal a annulé la décision du 22 décembre 2022 et l'arrêté du même jour, estimant que la métropole n'avait pas suffisamment motivé sa décision en droit et en fait, en se bornant à une référence à l'avis de la commission de réforme sans le joindre. La solution retenue est l'annulation pour défaut de motivation, en application des dispositions de l'article 57 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984.
N° TA13-2301741(TA13-2301741)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. A..., adjoint technique territorial, contestant la sanction d’exclusion temporaire de deux mois infligée par le département des Bouches-du-Rhône pour des agissements et propos inadaptés. Le tribunal a rejeté les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l’irrégularité de la composition du conseil de discipline et à l’absence de motivation de son avis, en application des articles L. 532-7 et L. 532-8 du code général de la fonction publique. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité de la sanction disciplinaire.
N° TA13-2302070(TA13-2302070)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de propriétaires contestant quatre avis de sommes à payer émis par la commune de Marseille, totalisant 23 286 euros, pour le recouvrement des frais d’hébergement provisoire de l’occupante de leur logement. Les requérants soutenaient notamment que l’arrêté de mise en sécurité, fondé sur le code général des collectivités territoriales, n’emportait pas d’obligation de relogement à leur charge et que la notification tardive de cet arrêté méconnaissait les articles L. 521-3-1 et L. 521-3-2 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de leurs demandes, jugeant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés.
N° TA13-2302647(TA13-2302647)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., fonctionnaire, contestant le refus de la métropole Aix-Marseille-Provence de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 15 mars 2022. Le tribunal a annulé la décision du 21 octobre 2022 et la décision implicite de rejet du recours gracieux, jugeant que l'accident, survenu sur le lieu et pendant les heures de service, bénéficiait de la présomption d'imputabilité prévue à l'article L. 822-18 du code général de la fonction publique, en l'absence de faute personnelle ou de circonstance particulière le détachant du service. Par voie de conséquence, le titre de recettes émis pour récupérer le demi-traitement perçu par M. B... a également été annulé. Le tribunal a enjoint à la métropole de reconnaître l'imputabilité au service de cet accident et a mis à sa charge une somme de 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA13-2305793(TA13-2305793)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de M. B... contestant son exclusion définitive des marchés forains de Vitrolles, prononcée par le maire le 30 mars 2023 pour des altercations avec un agent placier. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de la méconnaissance de la procédure contradictoire, estimant que la gravité et la réitération des faits (menaces de mort, insultes) caractérisaient une situation d'urgence justifiant une dérogation à cette procédure. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 121-1, L. 121-2 et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales.
N° TA13-2308284(TA13-2308284)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., agent territorial de la commune de Miramas, qui demandait l'annulation de l'arrêté du 5 juin 2023 lui infligeant un blâme pour avoir adopté un comportement menaçant et irrespectueux envers sa hiérarchie. Le tribunal a d'abord écarté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que l'arrêté contesté mentionnait les griefs et les textes applicables, conformément à l'article L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Sur le fond, il a jugé que les faits étaient établis, notamment au vu des propres déclarations de l'agent, et constituaient une faute de nature à justifier une sanction disciplinaire. Enfin, le tribunal a considéré que la sanction de blâme, la plus faible après l'avertissement, n'était ni entachée d'erreur d'appréciation ni disproportionnée au regard des articles L. 530-1 et suivants du code général de la fonction publique.
N° TA13-2409843(TA13-2409843)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... visant à l’annulation de l’arrêté du 17 juin 2024 par lequel la présidente du conseil départemental des Bouches-du-Rhône lui a infligé un blâme pour manquement à son obligation d’obéissance hiérarchique, en raison de ses absences répétées à des convocations pour expertise médicale. Les conclusions indemnitaires ont été déclarées irrecevables faute de demande préalable auprès de l’administration, conformément à l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Sur le fond, le tribunal a estimé que les justificatifs fournis par l’agent ne démontraient pas un motif légitime pour ses absences, et que la sanction disciplinaire était fondée sur l’article L. 121-10 du code général de la fonction publique.
N° TA13-2500882(TA13-2500882)
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé provision sur le fondement de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, a condamné l'État à verser une provision de 6 615,75 euros à M. B..., augmentée des intérêts légaux. Cette somme répare le préjudice matériel résultant de la perte d'emploi causée par l'arrêté illégal du préfet des Bouches-du-Rhône, annulé par la cour administrative d'appel de Marseille pour atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale. Le tribunal a jugé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable à hauteur de ce montant, correspondant aux salaires perdus entre le 15 février et le 19 juillet 2024. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA13-2503071(TA13-2503071)
La société SFR a saisi le juge des référés du Tribunal Administratif de Marseille pour obtenir une provision de 1 834 558,60 euros, assortie d'intérêts moratoires et d'une indemnité forfaitaire, en raison de la poursuite de prestations de télécommunications après l'échéance de trois marchés conclus avec la commune de Marseille en 2019. Le juge a constaté que la commune, ayant demandé la continuation des prestations sans formaliser de nouveau marché, ne contestait pas sérieusement la réalité des services fournis ni la réception des factures. En application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, l'obligation de payer a été jugée non sérieusement contestable à hauteur de la somme demandée. Le juge a également rappelé les dispositions des articles L. 2192-13, L. 2192-10 et R. 2192-10 du code de la commande publique pour fonder le droit aux intérêts moratoires et à l'indemnité forfaitaire de recouvrement.
N° TA13-2508437(TA13-2508437)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... B... contestant l'arrêté préfectoral du 20 février 2025. Le tribunal a jugé que le refus de séjour était suffisamment motivé et que le préfet avait examiné la situation personnelle du requérant, notamment ses liens familiaux, sans méconnaître l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA13-2508438(TA13-2508438)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de 8ème chambre, a examiné le recours pour excès de pouvoir de Mme B... C... contre l'arrêté du préfet des Bouches-du-Rhône du 21 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour pour raisons médicales, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La requérante invoquait notamment l'irrégularité de la procédure d'avis médical de l'OFII, une erreur de droit et d'appréciation sur son état de santé, ainsi qu'une violation de son droit au respect de sa vie privée et familiale. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 425-9 et R. 425-11 à R. 425-13, ainsi que sur l'article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA13-2300959(TA13-2300959)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a examiné la demande de Mme A... visant à obtenir réparation des préjudices subis suite à l’annulation de son licenciement par la commune de Marseille. La requérante sollicitait l’indemnisation de pertes de gains, d’une incidence professionnelle et d’un préjudice moral. Le tribunal a rappelé que l’illégalité d’une décision administrative, en l’espèce un vice de procédure, n’engage la responsabilité de l’administration que si elle est la cause directe du préjudice. En l’espèce, la décision de licenciement a été annulée pour un vice de procédure, mais le tribunal a recherché si une décision identique aurait pu être prise régulièrement. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait, mais le raisonnement s’appuie sur le décret n°88-145 du 15 février 1988 relatif aux agents contractuels de la fonction publique territoriale.
N° TA13-2302279(TA13-2302279)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné les recours pour excès de pouvoir de M. A..., agent de maîtrise principal de la commune d’Arles, contestant ses comptes rendus d’entretien professionnel (CREP) pour l’année 2021. Le tribunal a rejeté l’exception d’irrecevabilité soulevée par la commune concernant le premier CREP, mais a annulé le second CREP daté du 13 mars 2023. Cette annulation est fondée sur un vice de procédure substantiel, le tribunal ayant constaté que l’entretien préalable n’avait pas été conduit par le supérieur hiérarchique direct de l’agent, en méconnaissance des articles 2 et 6 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014. La solution retenue implique que la commune d’Arles doit procéder à un nouvel entretien professionnel pour l’année 2021 dans un délai de deux mois.
N° TA13-2304977(TA13-2304977)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... contestant sa mutation d'office du lycée de Manosque à celui de Digne-les-Bains, ordonnée par le président de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur. Le tribunal a jugé que cette décision, signée par une autorité compétente, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée car elle n'entraînait aucune dégradation de sa situation professionnelle (fonctions, traitement, droits statutaires identiques). Il a également écarté les moyens tirés de la discrimination syndicale et du détournement de pouvoir, estimant que la mesure était justifiée par les conclusions d'une enquête administrative faisant état de graves difficultés relationnelles et de refus de tâches de la part de l'agent. La requête a été rejetée sur le fondement du code général de la fonction publique.
N° TA13-2508436(TA13-2508436)
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa 8ème chambre, a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation de l'arrêté. Il a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que l'intéressé ne justifiait pas de motifs exceptionnels ou humanitaires au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni d'une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA13-2508443(TA13-2508443)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante comorienne, qui contestait un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par le préfet, la requête étant signée par l'avocate de la requérante. Sur le fond, il a jugé que la décision de refus de séjour était suffisamment motivée et que le préfet avait examiné la demande d'admission exceptionnelle au séjour, bien qu'il n'y ait pas fait explicitement référence dans sa décision. Le tribunal a également estimé que le refus de séjour ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de Mme A... au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence de liens personnels intenses et stables en France. Par conséquent, la décision d'obligation de quitter le territoire français, qui n'était pas dépourvue de base légale, a également été jugée légale.
N° TA13-2508449(TA13-2508449)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné le recours de Mme C..., ressortissante algérienne, contre un arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la méconnaissance de l'article 6-5) de l'accord franco-algérien et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence de la signataire de l'arrêté, celle-ci bénéficiant d'une délégation régulière. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur les stipulations de l'accord franco-algérien et de la Convention européenne des droits de l'homme.
N° TA13-2601930(TA13-2601930)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de proposer à M. A..., réfugié reconnu par la CNDA, une solution de substitution pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de huit jours sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté que l'impossibilité technique d'utiliser le téléservice ANEF constituait une situation d'urgence et une mesure utile, en application des articles R. 431-2 du CESEDA et de l'arrêté du 1er août 2023. La requête a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire, et une somme de 1 200 euros a été mise à la charge de l'État au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA13-2512525(TA13-2512525)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par l’association PAZ d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la commune de Marseille de lui communiquer des documents relatifs à la gestion des pigeons. L’association s’est désistée après avoir obtenu les documents demandés. Par une ordonnance du 19 février 2026, le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA13-2510795(TA13-2510795)
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par Mme C... A... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet des Bouches-du-Rhône de renouveler son titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions aux fins d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont il a été donné acte sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. En application de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 500 euros à son avocate, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’État.