40 021 décisions disponibles — page 125/2002
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi en référé suspension d'une décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour. Le préfet des Bouches-du-Rhône a soulevé une exception de non-lieu à statuer, arguant que la demande était toujours en instruction. Le tribunal a écarté cette exception, rappelant que le silence gardé pendant quatre mois fait naître une décision implicite de rejet, nonobstant la délivrance d'un récépissé. La solution retenue est fondée sur les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille a annulé l'arrêté du préfet du Var du 18 janvier 2026 obligeant M. A..., ressortissant tunisien, à quitter le territoire français sans délai, en raison d'un défaut d'examen sérieux de sa situation personnelle. La décision attaquée ne mentionnait pas la durée de séjour en France du requérant ni sa vie commune avec sa compagne française, éléments pourtant relevés lors de son audition, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de deux ans ont également été annulées.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer M. A..., ressortissant ivoirien, et de lui remettre un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que la demande, effectuée par voie postale le 26 novembre 2025, était complète et qu'aucune décision implicite de rejet n'était encore née, rendant la mesure utile et ne faisant obstacle à aucune décision administrative. La condition d'urgence a été reconnue compte tenu de l'expiration du titre de séjour précédent le 20 janvier 2026. La décision s'appuie sur les articles R. 431-2, R. 431-3, R. 431-12 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône sur la demande de titre de séjour de M. A..., ressortissant brésilien. Le juge a estimé que la condition d’urgence était présumée s’agissant d’un refus de renouvellement de titre de séjour et que le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 423-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. A... dans un délai de quinze jours et de lui délivrer sans délai un récépissé l’autorisant à travailler.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 16 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative de l’établissement "Green Lounge" pour deux mois. La solution retenue est fondée sur l’irrecevabilité manifeste des requêtes, faute pour le requérant d’avoir joint une copie de la requête au fond, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 522-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par le préfet des Bouches-du-Rhône d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par la commune d’Aix-en-Provence pour une extension de 34 m² en zone agricole A. Le préfet s’est désisté de sa requête, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La demande de la commune tendant à l’application de l’article L. 761-1 du même code a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. A... C... d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 9 mai 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant a toutefois déclaré se désister purement et simplement de sa requête par un acte enregistré le 5 février 2026. Par une ordonnance du 6 février 2026, le président de la formation de jugement a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un certificat de résidence à une ressortissante algérienne. La requérante sollicitait un changement de statut (première demande de titre "salarié"), ce qui ne lui permet pas de bénéficier de la présomption d'urgence applicable au refus de renouvellement. En l'absence de démonstration d'une atteinte grave et immédiate à sa situation, la condition d'urgence prévue à l'article L. 521-1 du code de justice administrative n'est pas remplie.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait une injonction de délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge a estimé que la demande de M. B... tendait en réalité à assurer l'exécution d'un précédent jugement du 18 juin 2025, et relevait donc des seules dispositions de l'article L. 911-4 du même code, et non de la procédure de référé. Par conséquent, la requête, présentée sur un fondement inapproprié, a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans instruction ni audience.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait qu'il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui remettre un document provisoire de séjour. La requérante, de nationalité tunisienne, avait sollicité le renouvellement de sa carte de séjour "salarié" et s'était vu remettre un dernier récépissé valable jusqu'au 31 décembre 2025. Le juge a estimé que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il a considéré que la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce que prohibe l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la société Compagnie financière de participation (CFP) de trois recours pour excès de pouvoir dirigés contre des décisions du service d’inspection vétérinaire et phytosanitaire aux frontières (SIVEP) refusant l’entrée sur le territoire de trois conteneurs de maïs en raison de la présence présumée de l’organisme *Helicoverpa armigera*. La société soutenait que ces décisions étaient insuffisamment motivées et entachées d’une erreur de droit, cet organisme n’étant pas réglementé. Le tribunal a rejeté les requêtes, jugeant que les décisions étaient suffisamment motivées et que l’administration pouvait légalement refuser l’entrée sur le fondement du règlement (UE) 2017/625, même en l’absence de classement de l’organisme comme nuisible réglementé. Par conséquent, les conclusions indemnitaires fondées sur l’illégalité des décisions ont également été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la métropole d'Aix-Marseille-Provence d'une contravention de grande voirie à l'encontre de M. D..., pour avoir occupé sans autorisation un poste à flot dans le port du Frioul avec son navire "Captain Cook". Le tribunal a constaté que l'action publique était prescrite, plus d'un an s'étant écoulé entre deux actes d'instruction, et a donc jugé qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur ce point. Sur le fond, il a rappelé que l'occupation sans titre du domaine public constitue une contravention de grande voirie en vertu des articles L. 2122-1 et L. 2132-2 du code général de la propriété des personnes publiques, ainsi que des articles L. 5337-1 et L. 5337-3 du code des transports. La solution retenue est que le tribunal n'a pas prononcé de condamnation pénale en raison de la prescription, mais il a implicitement confirmé la matérialité de l'infraction en application des textes précités.
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la métropole d'Aix-Marseille-Provence d’une contravention de grande voirie à l’encontre de M. D..., propriétaire du navire « Pt’it zef », pour occupation sans autorisation d’un poste à flot dans le port du Frioul. Constatant que les faits, établis par un procès-verbal faisant foi, constituent une infraction aux articles L. 5335-4 et L. 5337-1 du code des transports ainsi qu’au code général de la propriété des personnes publiques, le tribunal a retenu la contravention. En l’absence de preuve contraire ou de force majeure, il a enjoint à M. D... de libérer sans délai le domaine public portuaire.
Le Tribunal administratif de Marseille a examiné la requête de M. B..., ressortissant guinéen, contestant l'arrêté préfectoral du 5 juin 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le juge a annulé cet arrêté, estimant que l'état de santé de M. B... justifiait la délivrance d'un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ce qui faisait obstacle à la mesure d'éloignement. La solution retenue repose sur l'application de cet article, qui protège les étrangers dont le défaut de prise en charge médicale pourrait avoir des conséquences d'une exceptionnelle gravité.
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a suspendu l’exécution de la décision du 9 octobre 2025 par laquelle le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé d’enregistrer et d’instruire la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B..., ressortissant sénégalais. Le juge a retenu que la condition d’urgence était présumée et caractérisée, et qu’il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment au regard de l’absence de motivation et de l’absence de saisine de la commission du titre de séjour, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l’administration et de l’article L. 432-13 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B... dans un délai d’un mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour avec autorisation de travail dans un délai de sept jours, sous astreinte de 200 euros par jour de retard
Le Tribunal administratif de Marseille a été saisi par M. et Mme A... d’un recours en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté de la ville de Marseille relatif à une déclaration préalable de travaux. En cours d’instance, les requérants ont déclaré se désister purement et simplement de leur requête. Par une ordonnance du 6 février 2026, le président du tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune question de fond n’a donc été tranchée.
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction de délivrance d’une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que l’administration avait implicitement rejeté la demande de titre de séjour de l’intéressée, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, et que la mesure sollicitée ferait obstacle à l’exécution de cette décision implicite. En conséquence, la requête a été jugée manifestement mal fondée et rejetée sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme A... C... B... comme manifestement irrecevable. La requête ne contenait pas l’énoncé des conclusions soumises au juge, en méconnaissance de l’article R. 411-1 du code de justice administrative. En application de l’article R. 222-1 4° du même code, le président de la 3ème chambre a prononcé cette irrecevabilité sans invitation préalable à régulariser.
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme C... B..., au motif qu'elle ne contenait pas l'énoncé des conclusions, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 222-1 4° du même code, permettant au président de la formation de jugement de statuer par ordonnance sans instruction préalable. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la décision étant exclusivement fondée sur des règles de procédure contentieuse.
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., de nationalité sénégalaise, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 23 mai 2025 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la signataire disposant d'une délégation régulière. Il a également jugé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son absence d'attaches familiales en France et de son insertion sociale et professionnelle insuffisamment établie. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.