Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille

40 138 décisions disponibles — page 164/2007

DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2507804(TA13-2507804)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme E... épouse D..., ressortissante arménienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par le préfet des Bouches-du-Rhône. La requérante invoquait notamment l'incompétence du signataire, un défaut de saisine de la commission du titre de séjour, et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que la commission du titre de séjour n'avait pas à être saisie faute pour la requérante de justifier d'une présence continue de dix ans en France. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 432-13 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA13-2600346(TA13-2600346)

Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision implicite de l'OFII rejetant la demande de rétablissement des conditions matérielles d'accueil de Mme A..., ressortissante guinéenne. Le tribunal juge que l'OFII a commis une erreur manifeste d'appréciation en ne prenant pas en compte la vulnérabilité de la requérante, mère isolée d'un enfant réfugié, lors de la cessation de ses droits. La décision s'appuie sur les articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de rétablir l'allocation pour demandeur d'asile à compter du 21 août 2025 et de proposer une solution d'hébergement pérenne.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA13-2600349(TA13-2600349)

Le Tribunal Administratif de Marseille annule la décision du 30 décembre 2025 par laquelle l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) a mis fin aux conditions matérielles d’accueil de Mme A..., une ressortissante togolaise demandeuse d’asile. Le tribunal retient que l’OFII a commis une erreur d’appréciation de la vulnérabilité de la requérante, atteinte du VIH, en ne prenant pas suffisamment en compte son état de santé grave à la date de la décision. Cette solution est fondée sur les articles L. 551-16 et L. 522-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA13-2600655(TA13-2600655)

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la SCI Pacheco Immo d’une demande de suspension, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de l’arrêté du maire d’Ensuès la Redonne s’opposant à la pose de menuiseries pour la mise en sécurité d’un bâtiment. La société requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête et de toute action future ayant le même objet. Le juge des référés a donné acte de ce désistement par une ordonnance du 23 janvier 2026. Aucun texte de fond n’a été appliqué, la procédure s’étant achevée par le désistement.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600753(TA13-2600753)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, contestant l'arrêté préfectoral du 17 janvier 2026 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulièrement signé par un sous-préfet délégataire et suffisamment motivé. Il a également validé le refus d'octroi d'un délai de départ volontaire en application des articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant le risque de soustraction établi.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA13-2406023(TA13-2406023)

Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par le MuCEM, établissement public, d’une demande en condamnation de la société marocaine Afrikan Lagom au paiement d’une redevance d’occupation domaniale de 12 512,52 euros. Le tribunal rappelle qu’une personne publique est irrecevable à demander au juge une mesure qu’elle peut prendre elle-même via un titre exécutoire, sauf en cas de vaines tentatives d’exécution en France et d’utilité d’un jugement pour recouvrer à l’étranger. Constatant que la société débitrice, de droit marocain, ne possède aucun bien en France et que les mises en demeure sont restées infructueuses, le tribunal estime que la demande est recevable et utile au regard de la convention d’entraide judiciaire franco-marocaine du 5 octobre 1957. Il fait droit à la demande en condamnant la société à verser la somme due, assortie des intérêts au taux légal à compter du 27 septembre 2023, sur le fondement des articles L. 2125-1 et L. 2125-5 du code général de la propriété des personnes publiques.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2507798(TA13-2507798)

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait un arrêté préfectoral du 19 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et prononçant une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté les moyens d'insuffisance de motivation, de défaut d'examen sérieux et d'erreur manifeste d'appréciation, estimant que la décision était suffisamment motivée en droit et en fait. Il a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son absence d'intégration personnelle et professionnelle en France. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxPARTIEL

TA13-2600203(TA13-2600203)

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A..., ressortissant tunisien, afin d'obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de sa carte de séjour "salarié". Le juge a constaté que la demande de renouvellement, effectuée par voie postale le 5 novembre 2025, était complète et que le délai de quatre mois prévu à l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) n'était pas expiré, de sorte qu'aucune décision implicite de rejet n'était née. En conséquence, la mesure sollicitée ne faisait obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative. Le tribunal a donc fait droit à la demande, enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à M. A... un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour l'autorisant à travailler, dans un délai de huit jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et a mis à la charge de l'État

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600348(TA13-2600348)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait l'arrêté du 2 janvier 2026 du préfet des Bouches-du-Rhône l'assignait à résidence pour 45 jours. La requérante invoquait l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation de l'arrêté, l'absence de perspective raisonnable d'éloignement au sens de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et une erreur d'appréciation liée à son état de santé. Le tribunal a écarté tous ces moyens, jugeant la délégation de signature régulière, la motivation suffisante, et l'éloignement possible malgré la pathologie cancéreuse de l'intéressée, un traitement approprié existant en Algérie selon l'avis de l'OFII. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1, L. 732-1 du CESEDA et R. 811-4 du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA13-2401568(TA13-2401568)

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours en plein contentieux, a été saisi par Mme C... B... afin d’obtenir une injonction d’hébergement d’urgence. Constatant que la commission de médiation des Bouches-du-Rhône l’avait reconnue prioritaire le 26 janvier 2023 et qu’aucune proposition d’hébergement ne lui avait été faite dans le délai légal de six semaines, le tribunal a fait droit à sa demande. Sur le fondement de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d’assurer son hébergement dans un délai d’un mois.

Résumé IA
OrdonnancePlein contentieuxPARTIEL

TA13-2410082(TA13-2410082)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône d’assurer l’hébergement de M. B..., reconnu prioritaire par la commission de médiation le 25 juillet 2024, dans un délai d’un mois. Cette décision est fondée sur l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, qui impose au juge d’ordonner l’accueil du demandeur lorsque la commission a constaté son caractère prioritaire et qu’aucune proposition d’hébergement n’a été faite dans les délais. Le tribunal a rejeté la demande d’astreinte, mais a condamné l’État à verser 1 100 euros à l’avocate de M. B... au titre de l’aide juridictionnelle.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600895(TA13-2600895)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté du 14 janvier 2026 prolongeant le congé de maladie ordinaire de M. B..., agent pénitentiaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, le requérant n'ayant pas démontré que la décision, qui ne porte que sur une perte de rémunération limitée à quelques jours, mettrait en péril son équilibre financier à brève échéance. En conséquence, la requête a été rejetée sans examen des moyens de légalité, en application de l'article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA13-2516122(TA13-2516122)

Permis de construire – Retrait – Non-lieu. Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé suspension sur la demande du préfet des Bouches-du-Rhône, constate que le permis de construire délivré le 5 mai 2025 par le maire du Puy Sainte Réparade à la société EARL Macagno Agri a été retiré le 19 janvier 2026 à la demande du bénéficiaire. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension, l’arrêté attaqué n’ayant pas reçu application.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA13-2600298(TA13-2600298)

Le Tribunal administratif de Marseille, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative, a assorti d'une astreinte de 100 euros par jour de retard l'injonction faite au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à M. A... son titre de séjour. Le juge a constaté que l'administration n'avait pas exécuté l'ordonnance du 28 octobre 2025, constituant un élément nouveau justifiant cette mesure. L'astreinte court à l'expiration d'un délai de trois jours suivant la notification de la décision. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA13-2509564(TA13-2509564)

Le Tribunal administratif de Marseille, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, constate son incompétence territoriale. Il relève qu’à la date de la décision attaquée, le requérant résidait dans les Alpes-Maritimes. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le litige relève de la compétence du tribunal administratif de Nice. Par ordonnance, le président du tribunal transmet donc le dossier à cette juridiction.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2516190(TA13-2516190)

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., ressortissant algérien, contestant l’arrêté préfectoral du 29 juin 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai. Le juge a estimé que le moyen tiré de l’incompétence du signataire était manifestement infondé, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que la motivation de l’arrêté était suffisante au regard de l’article L. 611-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Enfin, le moyen tiré de la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale a été rejeté faute de précisions suffisantes.

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OrdonnancePlein contentieuxREJETE

TA13-2516641(TA13-2516641)

Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête indemnitaire de Mme C..., qui demandait réparation d’un accident du travail survenu le 18 août 2017. La requérante n’a pas justifié avoir formé une demande préalable auprès de l’administration, ni produit la décision de rejet de cette demande, en méconnaissance de l’article R. 421-1 du code de justice administrative. Malgré une demande de régularisation restée insuffisante, elle n’a pas identifié la collectivité mise en cause ni fourni un accusé de réception valable. L’ordonnance, prise sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code, rejette la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600791(TA13-2600791)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, était saisi par M. B... d'une demande d'injonction visant à obtenir un hébergement d'urgence, au titre d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. Postérieurement à l'introduction de la requête, l'intéressé a été hébergé à l'hôtel Braille, rendant sans objet ses conclusions principales. Le juge des référés a donc constaté un non-lieu à statuer sur ces demandes et a rejeté les conclusions relatives aux frais d'instance, tout en admettant provisoirement M. B... au bénéfice de l'aide juridictionnelle.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600735(TA13-2600735)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., député, qui demandait d'enjoindre au maire d'Allauch de lui mettre à disposition une salle communale pour ses vœux. Le juge estime que le refus du maire, motivé par la période préélectorale et la candidature de M. B... aux élections municipales, ne porte pas une atteinte grave et manifestement illégale à la liberté d'exercice du mandat parlementaire. Il relève que le gymnase municipal reste accessible à tout candidat et que la décision n'empêche pas le député d'exercer ses prérogatives. La condition d'urgence n'est pas non plus caractérisée, le requérant s'étant lui-même placé en situation d'urgence en saisissant le juge tardivement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA13-2600786(TA13-2600786)

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A... qui demandait à être relogée d’urgence par le préfet des Bouches-du-Rhône après avoir été expulsée d’un logement insalubre. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, car la requérante a refusé deux offres de relogement adaptées proposées par son propriétaire, sans démontrer leur inadaptation à sa situation financière ou personnelle. Dès lors, l’État n’a pas à se substituer au propriétaire, et l’urgence invoquée résulte de la propre imprudence de Mme A.... La décision est fondée sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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