Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 166/2007
N° TA13-2105977(TA13-2105977)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de l'association syndicale autorisée des canaux de Guillestre, qui demandait l'annulation du refus du maire de Guillestre d'abroger le plan local d'urbanisme communal. Le tribunal a accueilli les fins de non-recevoir soulevées par la commune, estimant que l'association ne justifiait ni de la qualité de son représentant pour agir en son nom, ni de son intérêt à agir, faute d'avoir produit ses statuts. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du moyen tiré de l'erreur manifeste d'appréciation concernant l'OAP n°6. Les conclusions de la commune au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont également été rejetées.
N° TA13-2106741(TA13-2106741)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré par la commune de Marseille à la SCI GS IMMO. La requérante contestait notamment des inexactitudes et insuffisances dans le dossier de demande, mais le tribunal a jugé que ces éléments n'avaient pas faussé l'appréciation des services instructeurs. La solution retenue est le rejet de la requête, les moyens soulevés étant écartés comme inopérants ou non fondés au regard des articles R. 431-8 et R. 431-9 du code de l'urbanisme.
N° TA13-2202544(TA13-2202544)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... qui contestait le refus implicite de la Métropole Aix-Marseille-Provence et de la Société d'Assainissement Est Métropole de raccorder sa maison au réseau public d'assainissement. Le tribunal a estimé que la demande de communication de documents n'était pas nécessaire et que les conclusions indemnitaires étaient irrecevables, faute de demande préalable. Sur le fond, il a jugé que les moyens soulevés par le requérant n'étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans le résumé.
N° TA13-2206694(TA13-2206694)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de la Société alpine de protection de la nature (SAPN) visant à annuler un permis de construire et ses permis modificatifs délivrés par le maire de Monêtier-les-Bains pour un refuge de montagne. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, jugeant que la délégation de fonctions à l'adjointe à l'urbanisme ne privait pas le maire de son pouvoir de signature. Les autres moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'absence d'évaluation environnementale et à la méconnaissance des articles du code de l'urbanisme et du code de l'environnement, ont été examinés et rejetés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires.
N° TA13-2303318(TA13-2303318)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par M. B..., détenu au centre de détention de Salon-de-Provence, d’une demande de versement d’un solde de salaire pour son travail en atelier de janvier 2021 à août 2022. Le tribunal a appliqué les articles L. 412-20 du code pénitentiaire et R. 381-99, R. 381-105 et R. 381-107 du code de la sécurité sociale. Il a jugé que l’administration avait correctement imputé les cotisations sociales obligatoires (CSG, CRDS et assurance vieillesse) et que les sommes restant dues s’élevaient à 1 712,38 euros pour 2021 et 1 290,78 euros pour 2022. En conséquence, le tribunal a condamné l’État à verser à M. B... la somme totale de 3 003,16 euros.
N° TA13-2303417(TA13-2303417)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation de la 10ème chambre, a été saisi par la SASU Château l'Arc Resort d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté interruptif de travaux (AIT) pris par la maire de Fuveau le 6 avril 2023. La commune a abrogé cet arrêté le 19 juin 2023, mais le tribunal a jugé que cette abrogation ne privait pas le recours de son objet, l’acte ayant produit des effets juridiques. Sur le fond, le tribunal a annulé l’AIT au motif qu’il avait été pris en méconnaissance de la procédure contradictoire prévue par les articles L. 121-1 et L. 121-2 du code des relations entre le public et l’administration, sans que l’urgence ou des circonstances exceptionnelles ne soient établies. La solution retenue est l’annulation de l’arrêté, fondée sur les textes précités et l’article L. 480-2 du code de l’urbanisme.
N° TA13-2303539(TA13-2303539)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant son maintien en quartier d'isolement au centre pénitentiaire d'Aix-Luynes. Le tribunal a jugé que la décision du 22 mars 2023 était suffisamment motivée en droit et en fait, et que la procédure prévue à l'article R. 213-21 du code pénitentiaire avait été respectée. Les autres moyens, tirés notamment de la méconnaissance du contradictoire, de l'inexactitude matérielle des faits et du détournement de pouvoir, ont été écartés comme non fondés.
N° TA13-2305213(TA13-2305213)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A..., détenu à la maison centrale d’Arles, qui contestait le refus implicite de communication de documents relatifs à un prélèvement sur son compte nominatif pour la dégradation d’un téléviseur. La juridiction a jugé la requête irrecevable, car l’administration avait déjà communiqué au requérant, avant l’introduction du recours, la copie de la décision de la commission de discipline et le contrat de location, satisfaisant ainsi sa demande. En conséquence, les conclusions à fin d’annulation, d’injonction et d’astreinte ont été rejetées, de même que les demandes au titre des frais de justice.
N° TA13-2305845(TA13-2305845)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en formation collégiale, a examiné le recours en excès de pouvoir formé par la SASU Château l'Arc Resort contre un arrêté interruptif de travaux pris par le maire de Fuveau le 8 juin 2023. Le tribunal a écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le gérant de la société avait qualité pour agir. Sur le fond, il a annulé l'arrêté au motif que le motif initial (non-respect des prescriptions de l'article 3 du permis d'aménager) était entaché d'erreur de fait, la société ayant accompli les démarches nécessaires auprès du conseil départemental, lequel s'était opposé à la solution technique initiale. La demande de substitution de motif présentée par la commune, fondée sur la méconnaissance des articles 6N, 1N et 2N du PLU, a été rejetée. La décision s'appuie sur l'article L. 480-2 du code de l'urbanisme.
N° TA13-2307371(TA13-2307371)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D... contestant la sanction disciplinaire de dix jours de cellule qui lui avait été infligée par la commission de discipline de la maison centrale d'Arles. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'autorité de poursuite et une irrégularité de la composition de la commission. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence, la délégation de signature étant régulière, et a jugé que les autres moyens, tirés de vices de procédure, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les articles R. 234-1, R. 234-3, R. 234-13 et R. 234-14 du code pénitentiaire.
N° TA13-2308898(TA13-2308898)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. E... qui demandait l'annulation de la décision tacite de non-opposition à une déclaration préalable de travaux délivrée à Mme D... pour un bien situé à Marseille. Le tribunal a jugé que la pétitionnaire avait qualité pour déposer sa demande en fournissant l'attestation prévue à l'article R. 431-5 du code de l'urbanisme, et qu'aucune fraude n'était établie. Il a également rappelé que l'autorité administrative ne vérifie pas le droit de propriété, lequel relève du droit privé. Enfin, le tribunal a écarté le moyen tiré de l'absence de régularisation de l'ensemble de la construction, estimant que la demande portait sur des travaux spécifiques et non sur l'édifice entier.
N° TA13-2401899(TA13-2401899)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de son changement d’affectation pénitentiaire. La juridiction a jugé que cette décision constituait une mesure d’ordre intérieur insusceptible de recours pour excès de pouvoir, faute d’atteinte disproportionnée à sa vie familiale au sens de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le requérant n’a pas démontré que les contraintes de visite excédaient celles inhérentes à la détention, et l’administration a produit des preuves de contacts téléphoniques réguliers. La solution retenue s’appuie sur les principes du code pénitentiaire et du code de justice administrative.
N° TA13-2401921(TA13-2401921)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contestant la prolongation de son isolement au centre pénitentiaire de Marseille-Baumettes. Le juge a estimé que la décision du 21 février 2024 était suffisamment motivée et fondée sur des éléments objectifs, comme la découverte d’un téléphone portable et un survol par drone, rendant plausible un risque d’évasion. La solution retenue s’appuie sur les articles R. 213-30 et R. 213-18 du code pénitentiaire, le contrôle du juge étant restreint en matière de mesures de sécurité.
N° TA13-2405663(TA13-2405663)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme et M. C... demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 28 février 2024 à la société SFHE pour une résidence de jeunes actifs de 128 logements sociaux. Le tribunal a examiné l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'incomplétude du dossier, et la méconnaissance des règles d'urbanisme (PLUi, OAP, articles R. 111-2, R. 431-9 du code de l'urbanisme), en tenant compte d'un permis modificatif régularisateur délivré le 21 septembre 2025. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'aucun texte spécifique ne soit cité comme fondement principal de la décision.
N° TA13-2409297(TA13-2409297)
Le Tribunal Administratif de Marseille a pris acte du désistement pur et simple de M. C..., requérant, de l’ensemble de ses conclusions dirigées contre un permis de construire et un permis modificatif délivrés par le maire de Meyreuil pour un immeuble de 11 logements. L’intervention volontaire de la SARL Douceur d’y vivre Promotion, nouveau titulaire des permis, a été admise. Aucun frais n’a été mis à la charge des parties.
N° TA13-2506765(TA13-2506765)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les recours de M. et Mme E..., ressortissants arméniens, contre les arrêtés préfectoraux refusant leur admission au séjour et prononçant des obligations de quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment une violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de leurs attaches personnelles et familiales en France. Le tribunal a rejeté leurs demandes, estimant que le signataire des arrêtés disposait d'une délégation de compétence régulière et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés.
N° TA13-2506766(TA13-2506766)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné les requêtes de M. et Mme E..., ressortissants arméniens, contestant les arrêtés préfectoraux refusant leur admission au séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, en raison de leurs attaches personnelles et familiales en France. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement statue sur les conclusions à fin d'annulation.
N° TA13-2506768(TA13-2506768)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. D..., ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 20 février 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et de vice de procédure, jugeant que la signature était régulièrement déléguée et que la saisine de la commission du titre de séjour n'était pas obligatoire en l'espèce. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, incluant la demande d'annulation et les conclusions accessoires. Les textes appliqués sont principalement le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
N° TA13-2506769(TA13-2506769)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme C... A..., ressortissante comorienne, contestant l'arrêté préfectoral du 28 avril 2025 refusant son admission au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-1, L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a rejeté le moyen tiré du défaut de saisine de la commission du titre de séjour, au motif que Mme C... A... n'était pas mariée à un ressortissant français, rendant cette saisine non obligatoire. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais les moyens soulevés ont été examinés au regard des textes applicables.
N° TA13-2506770(TA13-2506770)
Le Tribunal Administratif de Marseille, dans sa 10ème chambre, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant ivoirien, qui contestait un arrêté préfectoral du 24 mai 2025 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que les décisions étaient suffisamment motivées et ne révélaient ni défaut d'examen ni erreur manifeste d'appréciation, compte tenu de l'entrée très récente de l'intéressé en France et de l'absence de preuves de ses attaches personnelles ou de ses craintes en cas de retour. La solution retenue s'appuie notamment sur les articles L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).