Jurisprudence — Tribunal Administratif de Marseille
40 138 décisions disponibles — page 169/2007
N° TA13-2513984(TA13-2513984)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... A... contestant un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que les moyens soulevés, tirés de la méconnaissance du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de la convention européenne des droits de l’homme, n’étaient pas assortis de précisions suffisantes pour en apprécier le bien-fondé. En application du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, la requête a été jugée manifestement irrecevable.
N° TA13-2600595(TA13-2600595)
Le Tribunal administratif de Marseille, saisi par le syndicat des moniteurs guides de pêche français (SMGPF) d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté interpréfectoral désignant les membres du conseil maritime de façade Méditerranée, se déclare incompétent territorialement. Il constate que la première autorité signataire de l’acte attaqué est le préfet maritime de la Méditerranée, dont le siège est à Toulon. En application des articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, il ordonne le renvoi de l’affaire au Tribunal administratif de Toulon.
N° TA13-2402752(TA13-2402752)
Le Tribunal Administratif de Marseille annule la contrainte du 24 février 2024 par laquelle la caisse des allocations familiales des Bouches-du-Rhône réclamait à M. et Mme F... un indu d’allocation de logement familiale de 3 859 euros pour la période d’avril à octobre 2019. Le tribunal retient que la contrainte est entachée d’une erreur de fait, l’appartement étant bien occupé par la locataire déclarée durant cette période, contrairement à ce qu’elle avait signalé. La décision est fondée sur les articles L. 821-1 et L. 823-9 du code de la construction et de l’habitation, ainsi que sur l’article L. 161-1-5 du code de la sécurité sociale. L’État est condamné à verser 1 200 euros aux requérants au titre des frais de justice.
N° TA13-2403114(TA13-2403114)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme C... contestant un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 14 992,94 euros, réclamé par le département des Alpes-de-Haute-Provence pour la période de janvier 2021 à juin 2023. La requérante invoquait des vices de procédure (notification irrégulière, défaut de communication du rapport de contrôle, incompétence de l’agent) et contestait le bien-fondé de l’indu. Le tribunal a rappelé que, dans le cadre d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de récupération d’indu, il lui appartient d’apprécier tant la régularité que le bien-fondé de la décision. Il a également précisé que la décision prise sur recours administratif préalable obligatoire se substitue à la décision initiale et est seule susceptible d’être déférée au juge. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le tribunal a statué en application des articles L. 262-47 du code de l’action sociale et des familles et L. 412-7 du code des relations entre le public et l’administration.
N° TA13-2403119(TA13-2403119)
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en tant que juge de plein contentieux, a annulé la décision implicite du département des Bouches-du-Rhône refusant d'ouvrir les droits au revenu de solidarité active (RSA) à M. E... B.... Le tribunal a considéré que, bien qu'à la date de la décision initiale le requérant ne remplissait pas la condition de durée de séjour de cinq ans prévue à l'article L. 262-4 du code de l'action sociale et des familles, il justifiait désormais de cette condition à la date du jugement. En l'absence de contestation du département sur les autres motifs (suspicion de vie commune), le tribunal a enjoint au département de lui ouvrir ses droits au RSA.
N° TA13-2403132(TA13-2403132)
Le Tribunal Administratif de Marseille a examiné la requête de Mme B... contestant la décision du département des Bouches-du-Rhône de radier ses droits au revenu de solidarité active (RSA) et de lui réclamer un indu de 2 179,98 euros pour la période d'octobre 2022 à septembre 2023. La requérante soutenait ne pas vivre en couple et avoir fourni tous les justificatifs demandés, les crédits litigieux correspondant à des virements entre ses comptes. Le tribunal a appliqué les articles R. 262-6, R. 262-35, R. 262-37 et R. 262-40 du code de l'action sociale et des familles, rappelant l'obligation de déclarer l'ensemble des ressources du foyer. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le jugement se fonde sur le constat que l'administration était en droit de radier les droits et de récupérer l'indu si elle établissait que Mme B... ne pouvait prétendre au RSA ou que ses ressources exactes étaient indéterminables.
N° TA13-2403199(TA13-2403199)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus du département des Bouches-du-Rhône de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 4 039,23 euros. L'indu résultait de l'absence de déclaration d'une aide mensuelle de 800 euros versée par sa mère, que la requérante ne pouvait ignorer devoir déclarer. Statuant en plein contentieux, le juge a estimé que la bonne foi de Mme C... n'était pas établie, conformément à l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles. Par conséquent, aucune remise de dette n'a été accordée.
N° TA13-2403227(TA13-2403227)
Le Tribunal Administratif de Marseille était saisi par la société Immobilière Tariot d’une opposition à une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 652 euros. En cours d’instance, la caisse a annulé la contrainte litigieuse par une décision du 19 décembre 2024. Constatant que cette annulation rendait le litige sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête, en application des principes généraux de la procédure contentieuse.
N° TA13-2403228(TA13-2403228)
Le Tribunal Administratif de Marseille annule le refus du département des Alpes-de-Haute-Provence d’accorder une remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 2 023,65 euros à M. A..., et lui accorde la remise totale de cette dette. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la bonne foi de l’intéressé était établie, car il avait spontanément corrigé ses déclarations, et que sa situation de précarité, liée à des revenus modestes et à une affection de longue durée, justifiait la mesure. La décision se fonde sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, qui permet une remise en cas de bonne foi ou de précarité.
N° TA13-2403258(TA13-2403258)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme C... d’une contestation d’un titre exécutoire émis par le département des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d’un indu d’aide sociale de 10 412,05 euros. La requérante invoquait notamment l’absence de signature sur le titre et une insuffisance de motivation. Le tribunal a rejeté l’ensemble de ses demandes, jugeant que le titre était régulier et que la créance était fondée, en application des articles L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales et L. 212-1 du code des relations entre le public et l’administration. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA13-2403330(TA13-2403330)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par la caisse d’épargne CEPAC d’une opposition à une contrainte émise le 6 mars 2024 pour recouvrer un indu d’aide personnelle au logement de 205 euros. La requérante invoquait la prescription de la créance et le versement intégral de l’allocation aux locataires. Le tribunal a constaté que la contrainte litigieuse avait été annulée le 2 juillet 2024, postérieurement à l’introduction de la requête. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions à fin d’annulation et rejeté la demande de frais de justice.
N° TA13-2403436(TA13-2403436)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté l'opposition formée par la caisse d'épargne CEPAC contre une contrainte émise par la CAF des Bouches-du-Rhône pour recouvrer un indu d'aide personnalisée au logement de 494,64 euros. La requête a été jugée irrecevable pour tardiveté, l'opposition n'ayant pas été adressée à la juridiction dans le délai de quinze jours prévu à l'article R. 133-3 du code de la sécurité sociale. La solution retenue est fondée sur les règles de computation des délais applicables à ce type de recours.
N° TA13-2403484(TA13-2403484)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B... contestant un titre exécutoire émis le 6 décembre 2023 pour un indu de revenu de solidarité active de 543,85 euros. Le requérant invoquait notamment l'absence de notification et de signature du bordereau, ainsi que le défaut de bases de liquidation. Le tribunal a jugé que l'absence de notification est sans incidence sur la légalité de l'acte et que le bordereau, signé par une chef de service compétente, respectait les exigences de l'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires ont été rejetées.
N° TA13-2403516(TA13-2403516)
Le Tribunal Administratif de Marseille annule le refus de la CAF des Alpes-de-Haute-Provence d’accorder une remise gracieuse d’un indu d’aide personnalisée au logement de 1 767,59 euros à Mme A..., requérante. Le juge estime que l’erreur de déclaration de la requérante était vraisemblable et non frauduleuse, et que sa situation de précarité financière est établie. En application des articles L. 825-3 du code de la construction et de l’habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale, il accorde la remise totale de la dette.
N° TA13-2403545(TA13-2403545)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. C... contestant la radiation de ses droits au revenu de solidarité active (RSA) par le département des Bouches-du-Rhône. Le requérant invoquait une usurpation d'identité pour expliquer la détention de comptes bancaires non déclarés. Le tribunal a jugé que l'administration était fondée à radier les droits, faute pour l'intéressé d'avoir fourni les relevés de l'ensemble de ses comptes, comme l'exigent les articles R. 262-37 et R. 262-40 du code de l'action sociale et des familles. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
N° TA13-2405348(TA13-2405348)
Le Tribunal administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active de 12 514,29 euros pour la période 2020-2021. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la bonne foi de la requérante n’était pas établie, car elle avait omis de déclarer une aide mensuelle récurrente de 800 euros versée par sa mère, qu’elle ne pouvait ignorer. En application de l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles, la remise est subordonnée à la bonne foi ou à la précarité, conditions non remplies en l’espèce. La décision confirme le refus du département des Bouches-du-Rhône.
N° TA13-2510282(TA13-2510282)
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi par Mme B... d'une opposition à une contrainte émise par la caisse d'allocations familiales des Bouches-du-Rhône pour recouvrer un indu de prime de fin d'année de 152,45 euros. La requérante soutenait notamment que la contrainte était insuffisamment motivée et que la procédure était irrégulière. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'insuffisance de motivation, estimant que la contrainte, lue conjointement avec la notification d'indu préalable, indiquait suffisamment la nature, le montant, la période et le fondement de la créance, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA13-2510283(TA13-2510283)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté l'opposition formée par Mme B... contre une contrainte émise par la caisse des allocations familiales des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d'un indu d'aide Covid-19 de 150 euros. La requérante contestait notamment le défaut de motivation de la contrainte et l'absence de notification préalable. Le tribunal a jugé que la contrainte était suffisamment motivée, car elle précisait l'objet de la créance et que la notification d'indu jointe à la requête en détaillait le montant, la période et le fondement. La solution retenue est le rejet de la requête, fondée sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article 24 du décret n° 2012-1246.
N° TA13-2510284(TA13-2510284)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté l'opposition de M. B... contre une contrainte émise par la CAF des Bouches-du-Rhône pour recouvrer un indu de 150 euros d'aide Covid-19 (prime exceptionnelle de solidarité d'avril 2020). Le tribunal a jugé que M. B..., en tant que membre du foyer bénéficiaire du revenu de solidarité active, était redevable du trop-perçu. Il a également estimé que la contrainte était suffisamment motivée, la CAF ayant préalablement notifié une mise en demeure précisant la nature, le montant, la période et le fondement de la créance. La solution s'appuie notamment sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur l'article 24 du décret n° 2012-1246.
N° TA13-2510285(TA13-2510285)
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté l'opposition de M. B... à une contrainte émise par la CAF des Bouches-du-Rhône pour le recouvrement d'un indu de prime de fin d'année de 152,45 euros. Le tribunal a jugé que M. B..., en tant que membre du foyer allocataire unique, était redevable de l'indu. La contrainte a été considérée comme suffisamment motivée, car elle précisait l'objet et la période de l'indu, et une notification préalable avait été adressée à son épouse. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ainsi que sur le code de la sécurité sociale.