12 873 décisions disponibles — page 183/644
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 9 mars 2025 portant obligation de quitter le territoire français. Le juge estime que le requérant, bien qu'invoquant une atteinte grave à son droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH), ne démontre pas de manière suffisante la continuité de son séjour à Mayotte ni l'impossibilité de poursuivre sa vie familiale aux Comores. En l'absence d'urgence caractérisée et d'illégalité manifeste, la requête est rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire français sans délai. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit à une vie privée et familiale normale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que les pièces produites, notamment une attestation d'hébergement et des documents médicaux, ne démontraient ni un séjour continu en France ni l'existence de liens personnels et familiaux suffisamment caractérisés à Mayotte. En conséquence, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étant pas remplie, la requête a été rejetée par ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui demandait la suspension d'un arrêté préfectoral du 8 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'était pas remplie, faute pour le requérant de démontrer une intégration suffisante ou la nécessité de sa présence auprès de son frère mineur hospitalisé. La décision s'appuie notamment sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, dont la violation n'a pas été établie.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... visant à suspendre l'exécution de l'arrêté préfectoral du 8 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la mesure d'éloignement ayant déjà été exécutée au moment de l'enregistrement de la requête. Il a également considéré que l'atteinte alléguée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CESDH) et à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 de la CIDE) n'était pas grave ni manifestement illégale, faute pour le requérant de justifier de ses liens familiaux à Mayotte.
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. A... visant à suspendre une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour d'un an. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et que l'atteinte alléguée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) n'est pas grave et manifestement illégale. Il relève que le requérant ne justifie pas de la continuité de sa résidence à Mayotte et que les documents produits, notamment des certificats de scolarité, manquent de valeur probante. En conséquence, la requête est rejetée sans qu'il soit nécessaire d'organiser une audience.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B... qui demandait la suspension d'une mesure d'éloignement prise par le préfet de Mayotte le 5 mars 2025. Le juge a constaté que l'intéressé avait déjà quitté le centre de rétention le 5 mars 2025 avec la mention "libéré par pref", rendant la condition d'urgence nécessaire à ce type de procédure non satisfaite. En application de l'article L. 522-3 du même code, la requête a été rejetée comme manifestement mal fondée sans audience publique.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mars 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale, garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a estimé que M. C... ne démontrait pas la réalité de la vie commune avec la mère de ses enfants ni sa participation à leur entretien et éducation, en raison de contradictions dans les pièces produites et de l'absence de ressources ou d'insertion professionnelle. En conséquence, la condition d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'étant pas remplie, la requête a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a suspendu la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour « parent d’enfant français » opposée à Mme C..., ressortissante malgache. Le juge a estimé que la condition d’urgence était remplie, compte tenu de l’intensité des liens personnels et familiaux de la requérante à Mayotte, où elle subvient aux besoins de son enfant français. Il a également retenu l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la décision, au regard des articles L. 423-7 et suivants du CESEDA et de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. En conséquence, il a enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme C... et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sous quinze jours, sans astreinte.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme C... contestant le refus de renouvellement de sa carte de résident. La décision a été jugée légalement motivée et signée par une autorité compétente. Le tribunal a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur des enfants (article 3-1 de la CIDE), car Mme C... bénéficiait d'une carte de séjour temporaire. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé la décision du préfet du 13 août 2021 ordonnant à Mme A... de restituer ses titres d'identité français. Le tribunal a jugé que cette décision de police avait été prise en méconnaissance du principe du contradictoire, car la notification de la décision était postérieure à la date de convocation, privant ainsi l'intéressée de la possibilité de présenter ses observations. En revanche, le tribunal a relevé d'office que les conclusions dirigées contre le procès-verbal de carence du 2 novembre 2021 étaient irrecevables, cet acte ne constituant pas une décision faisant grief. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 121-1 et L. 122-1 du code des relations entre le public et l'administration.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a annulé la décision du 6 octobre 2022 par laquelle le maire de Chirongui a mis fin au contrat de M. A..., agent de surveillance de la voie publique. La juridiction a retenu que la commune avait méconnu les dispositions de l'article 40 du décret n°88-145 du 15 février 1988 en ne respectant pas le délai de préavis de 8 jours, le contrat ne prévoyant ni période d'essai ni motif disciplinaire. La requête de M. A... a été jugée recevable, la fin de non-recevoir tirée de l'absence de conclusions précises étant écartée.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a examiné la requête de M. A..., agent territorial, contestant son affectation en tant que chargé de mission « développement économique » par un arrêté du maire de Boueni du 22 novembre 2022, ainsi que le refus implicite d’indemnisation. Le tribunal a jugé que l’arrêté, qui constituait un déplacement d’office, avait été pris en méconnaissance de l’article 65 de la loi du 22 avril 1905, faute pour l’administration d’avoir informé l’agent de son intention et de lui avoir permis de demander la communication de son dossier. En conséquence, l’arrêté a été annulé, et la commune de Boueni a été condamnée à verser à M. A... une indemnité de 2 000 euros pour préjudice moral, ainsi qu’une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, le surplus des conclusions indemnitaires étant rejeté.
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule la décision implicite du président du SIDEVAM 976 refusant de verser sa rémunération à Mme A... depuis le 1er septembre 2021. La requérante, agent technique territorial, avait continué à exercer ses fonctions sur son ancien site après avoir refusé un changement d'affectation non notifié. Le tribunal estime que le service était fait, en application des articles L. 711-1 et L. 711-2 du code général de la fonction publique, et enjoint au SIDEVAM 976 de régulariser la situation pécuniaire de l'agent.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté du ministre de l'intérieur du 18 octobre 2024 révoquant M. A..., gardien de la paix, pour violences conjugales et manquements à la probité. Saisi sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, le juge estime qu'aucun des moyens invoqués, notamment celui tiré du caractère disproportionné de la sanction, n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... A..., ressortissant comorien, qui contestait un arrêté préfectoral du 10 mai 2023 lui refusant un titre de séjour et lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait sa résidence de longue durée à Mayotte, un pacte civil de solidarité avec une ressortissante française, et des liens familiaux. Le tribunal a estimé que les preuves fournies, notamment le contrat de bail et les quittances de loyer, étaient dépourvues de valeur probante et ne démontraient pas une communauté de vie effective avec sa compagne. En conséquence, l'arrêté préfectoral n'a pas été jugé entaché d'erreur d'appréciation au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Voici le résumé de la décision : Le Tribunal administratif de Mayotte a annulé l'arrêté du 3 février 2023 par lequel le préfet de Mayotte avait retiré le titre de séjour de M. A..., ressortissant comorien, et l'avait obligé à quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que cette mesure portait une atteinte disproportionnée au droit de l'intéressé au respect de sa vie privée et familiale, en méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également considéré que l'arrêté méconnaissait l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, compte tenu de l'intérêt supérieur de l'enfant du couple. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour à M. A....
Le Tribunal Administratif de Mayotte annule la décision implicite de rejet née du silence du préfet sur la demande de titre de séjour « vie privée et familiale » de M. A..., ressortissant comorien. La juridiction retient un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs de la décision implicite dans le délai d'un mois suivant la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et condamne l'État à verser 600 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a été saisi par M. A... d’une demande d’annulation de l’arrêté préfectoral du 7 septembre 2022 lui retirant son agrément d’agent de police municipale. Le tribunal a jugé que le retrait d’agrément, fondé sur les articles L. 511-2 et R. 511-2 du code de la sécurité intérieure, est légalement possible et subordonné à la consultation préalable du maire. En l’espèce, le préfet a consulté le maire de Dembéni, qui a émis un avis défavorable au retrait, mais cette consultation a été jugée régulière et non entachée de vice de procédure. Sur le fond, le tribunal a estimé que le comportement de M. A..., ayant conduit sans permis de conduire valide et en état d’ivresse, constituait un manquement grave à l’honorabilité et à l’exemplarité requises, justifiant le retrait d’agrément sans erreur manifeste d’appréciation. La requête a été rejetée.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. D... visant à annuler l'arrêté du 22 mai 2023 par lequel le préfet de Mayotte a prononcé son expulsion du territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, et a jugé que la présence de l'intéressé constituait une menace grave pour l'ordre public justifiant l'expulsion, au regard des articles L. 631-1 et L. 631-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision a également été considérée comme proportionnée au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... B..., ressortissant comorien, qui demandait la suspension d’un arrêté préfectoral du 6 mars 2025 l’obligeant à quitter le territoire français sans délai avec une interdiction de retour d’un an. Le juge a estimé que le requérant, dont le dernier titre de séjour avait expiré en mars 2024, n’apportait aucun élément sur sa vie personnelle, familiale ou professionnelle, et n’établissait donc pas que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. La condition d’urgence n’a pas été examinée, la requête étant manifestement mal fondée.