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Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de provision formée par la société Industrie Bois à l’encontre de la commune de M’Tsangamouji. La société réclamait le paiement du solde des décomptes généraux définitifs tacites pour les lots « charpente bois et acier » et « couverture », estimant que sa créance n’était pas contestable. Le juge a estimé que l’existence de l’obligation était sérieusement contestable en raison de divergences persistantes entre les parties sur les montants dus, notamment l’absence de levée des réserves pour le lot 4 et le rejet par la société des décomptes établis par le maître d’œuvre. La requête a donc été rejetée, y compris les conclusions accessoires.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de renouvellement de son contrat à durée déterminée par le recteur de l’académie de Mayotte. La requête a été jugée manifestement irrecevable car introduite le 1er septembre 2025, soit après l’expiration du délai de recours contentieux de deux mois, qui courait à compter de la notification de la décision du 27 mars 2024. Le tribunal a appliqué les articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative, ainsi que l’article 51 du décret du 28 décembre 2020 sur l’aide juridictionnelle, en relevant que la demande d’aide juridictionnelle déposée le 21 février 2025 n’avait pu proroger ce délai. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité manifeste.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante malgache, qui contestait un arrêté préfectoral lui faisant obligation de quitter le territoire français. La requérante invoquait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de sa vie privée et familiale (article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme) et à l'intérêt supérieur de son enfant français. Le juge a estimé que, faute d'éléments probants démontrant la réalité de sa présence continue à Mayotte depuis 2010, la condition de violation grave d'une liberté fondamentale n'était pas établie. La requête a donc été rejetée comme manifestement infondée, sans examen de l'urgence, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé, a suspendu la décision implicite du préfet de Mayotte rejetant la demande de titre de séjour de M. A... C..., ressortissant comorien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, le requérant étant exposé à un risque d'éloignement alors que sa cellule familiale (conjointe et enfants français) se trouve à Mayotte. Il a également retenu l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, par une ordonnance du 13 novembre 2025, a donné acte du désistement de M. B... B... A... de sa requête en annulation d’un refus de visa long séjour. Le requérant n’ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions dans le délai d’un mois imparti, il a été réputé s’être désisté en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative. La solution retenue est un désistement d’office, constaté sur le fondement des articles R. 222-1 (1°) et R. 612-5-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. A... contestant le courrier du maire de Dembéni lui demandant d’évacuer une parcelle occupée illégalement. Le tribunal a jugé que ce courrier, simple information sur des travaux à venir, ne constituait pas une décision faisant grief et était donc insusceptible de recours pour excès de pouvoir. Par ailleurs, les demandes de régularisation foncière ou de prescription acquisitive relèvent du droit civil et non de la compétence de la juridiction administrative. La requête a été rejetée sur le fondement des 2° et 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. La requête a été jugée manifestement irrecevable car elle ne contenait aucun moyen juridique, se limitant à la production de pièces justificatives. Le juge a appliqué l'article R. 222-1 (4°) du code de justice administrative, constatant l'absence d'exposé des moyens et l'impossibilité de régularisation après expiration du délai de recours.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer M. A... B..., ressortissant comorien, à un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour et la remise d’une autorisation provisoire de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a constaté l’inertie de l’administration face aux démarches du requérant depuis décembre 2023, caractérisant une situation d’urgence et d’utilité. La décision s’appuie sur les principes du droit à un examen de la situation des étrangers et sur les dispositions du CESEDA.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer M. B..., ressortissant comorien résidant à Mayotte depuis plus de trente ans, à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. Le juge a constaté un dysfonctionnement du service public empêchant l'intéressé d'obtenir un rendez-vous malgré ses démarches, créant une situation d'urgence et d'utilité justifiant la mesure. L'ordonnance s'appuie sur les dispositions du CESEDA et de la convention européenne des droits de l'homme, et condamne l'État à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer Mme A..., ressortissante malgache, pour le renouvellement de sa carte de résident. Constatant un dysfonctionnement du service public empêchant l’accès au guichet depuis 2024, le juge a ordonné la délivrance du titre ou d’un récépissé sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard. La décision retient l’urgence et l’utilité de la mesure, au regard des conséquences sur la situation familiale et professionnelle de la requérante, et applique les dispositions du CESEDA ainsi que la convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet de Mayotte de convoquer M. A..., ressortissant comorien, à un rendez-vous pour l'enregistrement de sa demande de titre de séjour, avec remise d'un récépissé valant autorisation provisoire de séjour dans un délai de quinze jours. Le juge a constaté l'urgence et l'utilité de la mesure face à l'inertie prolongée de l'administration depuis 2023, qui maintenait le requérant en situation irrégulière malgré ses liens familiaux (père d'un enfant français) et son projet d'études supérieures. La décision s'appuie sur les principes du droit à un examen de sa situation et à la délivrance d'un récépissé, sans opposition à une décision administrative préexistante.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du 11 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai à l'encontre de M. D..., ressortissant comorien. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressé, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage civil avec une ressortissante française et de la vie commune établie.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C... qui demandait la suspension d'une obligation de quitter le territoire français. Le juge a constaté que l'arrêté contesté n'avait pas été pris à l'encontre du requérant et que celui-ci n'était pas présent au centre de rétention, rendant la requête sans objet. En conséquence, toutes les conclusions de M. C... ont été rejetées, sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'atteinte aux droits garantis par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme ou l'intérêt supérieur de l'enfant.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension d'un arrêté préfectoral portant obligation de quitter le territoire. Le préfet avait retiré l'arrêté litigieux et délivré une autorisation provisoire de séjour à la requérante, rendant sans objet les conclusions principales. La requérante, ressortissante comorienne, invoquait une atteinte grave à sa vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et à l'intérêt supérieur de ses enfants français. L'Etat a été condamné à verser 1 000 euros à Mme D... au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a suspendu l'exécution de l'arrêté du préfet de Mayotte du 11 novembre 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour d'un an. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie et que la mesure d'éloignement portait une atteinte grave et manifestement illégale au droit du requérant au respect de sa vie privée et familiale, protégé par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ainsi qu'à l'intérêt supérieur de son enfant, garanti par l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Il a relevé que le requérant, ressortissant comorien vivant à Mayotte depuis 2012, justifiait d'une vie commune avec une ressortissante française et leur enfant français né en 2023.
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A..., ressortissant comorien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, dès lors que l'intéressé avait été élargi de la rétention administrative après le retrait de l'obligation de quitter le territoire français dont il faisait l'objet. La carence de l'administration a été reconnue comme potentiellement caractérisée, mais le juge a renvoyé le requérant vers la procédure de référé mesures utiles prévue à l'article L. 521-3 du même code. La requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Mayotte a rejeté la requête de M. B... contestant le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant n'a pas produit la décision attaquée malgré une demande de régularisation du tribunal, en violation de l'article R. 412-1 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 222-1 du même code, la requête a été jugée manifestement irrecevable et rejetée sans examen au fond.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a rejeté la requête de Mme A... B... qui demandait la condamnation de la communauté d’agglomération de Dembéni-Mamoudzou (CADEMA) à l’indemniser du préjudice subi suite à une promesse d’embauche non respectée. La requérante n’a pas justifié, malgré une demande de régularisation, avoir présenté une demande préalable indemnitaire auprès de la CADEMA, comme l’exigent les articles R. 421-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la requête sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal Administratif de Mayotte a pris acte, par ordonnance du 12 novembre 2025, du désistement pur et simple de Mme A... de sa requête en excès de pouvoir dirigée contre la décision de non-renouvellement de son contrat à durée déterminée par la commune de Chirongui, ainsi que de ses conclusions indemnitaires. Ce désistement faisait suite à la reprise de ses fonctions par l'intéressée. L'ordonnance a été rendue sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet de donner acte des désistements. Aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par M. C..., ressortissant malgache marié à une Française et père d'un enfant français, pour suspendre un arrêté préfectoral du 10 novembre 2025 l'obligeant à quitter le territoire. En cours d'instance, le préfet a retiré l'arrêté litigieux, conduisant le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions aux fins de suspension. Toutefois, le juge a enjoint au préfet de délivrer à M. C... une autorisation provisoire de séjour avec droit au travail sous huit jours et de réexaminer sa situation sous deux mois, en application des stipulations des articles 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.