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Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet du Val-de-Marne refusant à M. A..., ressortissant guinéen, une admission exceptionnelle au séjour en qualité de jeune majeur confié à l’aide sociale à l’enfance. Le tribunal estime que le préfet a commis une erreur manifeste d’appréciation au regard de l’article L. 435-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, compte tenu de la prise en charge de l’intéressé entre 16 et 18 ans, de sa formation professionnelle suivie avec sérieux et de l’absence de liens familiaux dans son pays d’origine. Il enjoint au préfet de délivrer le titre de séjour sollicité dans un délai de deux mois.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant malien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant son admission exceptionnelle au séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et de défaut d'examen, estimant l'arrêté régulier. Il a jugé que la seule promesse d'embauche ne constituait pas un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Enfin, la décision n'a pas été considérée comme portant une atteinte disproportionnée au droit à la vie privée et familiale de l'intéressé au regard de l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir dirigées contre les décisions implicites de rejet du préfet du Val-de-Marne concernant les demandes de titre de séjour de Mme D... épouse C... et de M. C.... Les requérants invoquent notamment la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le préfet soutient que les recours sont sans objet en raison de l'absence de complétude des dossiers imputable aux intéressés. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a annulé les décisions implicites de rejet, enjoint au préfet de réexaminer les demandes dans un délai de deux mois et mis à la charge de l'État une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant son titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé inopérant le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, faute pour le requérant d'avoir sollicité ce titre sur ce fondement. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'absence d'attaches familiales stables en France et de la persistance de liens avec son pays d'origine.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... contestant le refus implicite du département de Seine-et-Marne de lui accorder un nouveau contrat jeune majeur. Le tribunal a estimé que la décision attaquée n'était pas entachée d'erreur d'appréciation, car le requérant, désormais âgé de plus de vingt ans, ne justifiait pas de difficultés particulières ou d'un projet d'insertion nécessitant une prolongation de la prise en charge. La solution retenue s'appuie sur les dispositions des articles L. 221-1 et L. 222-5 du code de l'action sociale et des familles, qui prévoient un accompagnement temporaire et non un droit automatique pour les majeurs.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A..., ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 9 avril 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une erreur de fait et d'appréciation concernant la communauté de vie avec sa conjointe, mais le tribunal a jugé qu'il n'apportait pas de preuves suffisantes pour établir cette vie commune depuis 2020. La décision s'appuie sur les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête a été rejetée sans qu'il soit nécessaire de statuer sur sa recevabilité.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... contestant le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a jugé que le défaut de production des pièces complémentaires dans le délai imparti, sans justification d'une impossibilité indépendante de sa volonté, justifiait légalement cette décision. La solution retenue s'appuie sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet à l'administration de classer sans suite une demande en cas de non-respect d'une mise en demeure. Le juge a exercé un contrôle restreint sur l'appréciation du préfet, estimant que les circonstances invoquées par M. A... (négligence personnelle) ne constituaient pas un obstacle à ce classement.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de M. B..., un jeune majeur, contestant le refus implicite du département de Seine-et-Marne de lui accorder un contrat jeune majeur. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le département avait finalement octroyé le bénéfice de ce contrat à M. B.... En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer, estimant que les conclusions en annulation de la requête étaient devenues sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code civil.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... contre la décision de la préfète du Val-de-Marne du 29 août 2024 classant sans suite sa demande de naturalisation. La requérante soutenait ne pas avoir pu produire les pièces demandées dans le délai imparti, mais le tribunal a estimé qu'elle n'avait pas justifié d'une impossibilité due à des circonstances imprévisibles et indépendantes de sa volonté. Appliquant l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, le juge a exercé un contrôle restreint et a validé la décision de l'administration, fondée sur le seul défaut de production des pièces dans le délai.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A..., ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir la délivrance d'un récépissé de demande de renouvellement de son certificat de résidence. En cours d'instance, le préfet du Val-de-Marne a délivré à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour valable jusqu'au 12 février 2026. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales de la requête, devenues sans objet. Il a toutefois condamné l'État à verser 1 500 euros à M. A... au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A..., ressortissante ivoirienne, contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 29 avril 2025 portant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixation du pays de destination et interdiction de retour pour trois ans. Le tribunal a jugé que la décision d'obligation de quitter le territoire était suffisamment motivée et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de sa situation, notamment au regard du rejet de sa demande d'asile et de ses demandes de réexamen par l'OFPRA. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requérante, fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1, L. 542-1 et L. 612-1 à L. 612-3.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision du 23 juin 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. B... au motif que son niveau de langue française était insuffisant. Le tribunal a relevé d'office que le préfet avait fondé sa décision sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, lequel permet un classement sans suite uniquement en cas de défaut de production de pièces après mise en demeure, et non pour un motif de fond comme l'insuffisance de langue. Or, l'insuffisance de la maîtrise du français relève de l'article 43 du même décret, qui prévoit une déclaration d'irrecevabilité, et non d'un classement sans suite. En conséquence, le préfet a méconnu le champ d'application de la loi, entraînant l'annulation de la décision attaquée.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé précontractuel sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative par la société « AC Environnement », a pris acte du désistement de cette dernière. La société contestait le rejet de ses offres pour un marché de repérage d’amiante, estimant que son offre était régularisable et économiquement plus avantageuse. Le département du Val-de-Marne a accepté ce désistement. En conséquence, le juge des référés a donné acte du désistement et a rejeté les conclusions du département tendant à l’application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante se bornant à invoquer des circonstances générales sans démontrer une situation d'urgence particulière justifiant l'intervention du juge des référés. En conséquence, la demande a été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner l'existence d'une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant camerounais, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. B..., titulaire d'une protection internationale en Italie, ne justifie d'aucune circonstance particulière rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B..., ressortissant tunisien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, notamment en raison de l'absence de preuve de sa vie familiale et de son activité professionnelle non autorisée. La demande est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 8 septembre 2025 invalidant le permis de conduire de Mme B... pour six mois. La requérante invoquait l'urgence liée à sa recherche d'emploi, nécessitant son permis pour se déplacer. Toutefois, le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la situation résultait du comportement de l'intéressée, qui avait commis un excès de vitesse de 169 km/h au lieu de 90 km/h. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, en tenant compte des impératifs de sécurité routière.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de parents demandant l’exécution d’une décision de la commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH) accordant une aide humaine individuelle à leur enfant sur la totalité du temps scolaire. Le juge a estimé que l’affectation partielle de l’aide (4 à 6 heures par semaine) révélait une décision implicite de refus de la rectrice, et qu’il ne pouvait, en tant que juge des référés, ordonner une mesure faisant obstacle à cette décision administrative. La requête a donc été jugée irrecevable.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d’obligation de quitter le territoire français, d’interdiction de retour et de fixation du pays de renvoi, se déclare territorialement incompétent. Constatant que le requérant résidait à Corbeil-Essonnes (Essonne) à la date de la décision attaquée, il applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour transmettre l’affaire au Tribunal administratif de Versailles, juridiction du lieu de résidence.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’un recours en excès de pouvoir par M. B... contre une obligation de quitter le territoire français et une interdiction de retour d’un an, a constaté son incompétence territoriale. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, le tribunal a relevé que le requérant résidait à Paris à la date des décisions attaquées. Par conséquent, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, seul compétent pour connaître du litige.