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Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société Yotam Corporate, venant aux droits de la société Eliram Corporate, d’un litige portant sur le remboursement de crédits d’impôt recherche (CIR) au titre des années 2016, 2017 et 2018. La société contestait le refus de l’administration fiscale, soutenant que l’expert mandaté par le ministère de la Recherche s’était fondé sur une version incomplète de son dossier technique. Le tribunal a joint les deux requêtes et, après instruction, a rejeté les conclusions de la société, considérant que les moyens soulevés n’étaient pas fondés. La solution retenue s’appuie sur les dispositions de l’article L. 45 B du livre des procédures fiscales et de l’article 244 quater B du code général des impôts.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., ressortissante brésilienne, qui contestait un arrêté préfectoral du 16 novembre 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. La requérante invoquait notamment une erreur de droit sur son entrée en France, un défaut de motivation et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la préfète avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également estimé que Mme B... ne justifiait pas d'une résidence habituelle en France depuis plus de dix ans, ce qui rendait inutile la saisine de la commission du titre de séjour.
Le Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de M. A... contestant l'arrêté du préfet du Val-de-Marne du 9 janvier 2024. Ce dernier refusait de lui délivrer un titre de séjour, l'obligeait à quitter le territoire et fixait son pays de destination. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet a procédé à un examen particulier de la situation du requérant. Il juge également que le préfet n'a pas commis d'erreur de droit en ne faisant pas application de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, dès lors que M. A... ne justifie pas de motifs exceptionnels ou de considérations humanitaires. En conséquence, la décision de refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de destination sont légales et ne méconnaissent pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 11 décembre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne avait refusé de délivrer un titre de séjour à M. B... A..., ressortissant brésilien, et l'avait obligé à quitter le territoire. La juridiction a retenu que cette décision méconnaissait l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la vie familiale stable du requérant avec son épouse, résidente régulière, et de la naissance de leur enfant en France. Le tribunal a ainsi écarté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté de la requête, faute de notification valable de l'arrêté.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A..., ressortissante algérienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 24 janvier 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raisons médicales et l’obligeant à quitter le territoire français. La requérante invoquait notamment l’incompétence de l’auteur de l’acte, un défaut de motivation, l’absence d’avis du collège de médecins de l’OFII, ainsi que la méconnaissance de l’accord franco-algérien et de la convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a constaté que, par une ordonnance du 24 avril 2024, le juge des référés avait rejeté la demande de suspension de l’arrêté en estimant qu’aucun moyen n’était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. En application de l’article R. 612-5-2 du code de justice administrative, Mme A..., qui n’a pas confirmé le maintien de sa requête dans le délai d’un mois suivant la notification de cette ordonnance, est réputée s’être désistée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant turc, qui contestait l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour pour raisons de santé et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision de refus était suffisamment motivée, notamment en mentionnant l'avis défavorable du collège de médecins de l'OFII du 1er décembre 2023, et que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation était infondé. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur la base des articles L. 425-9 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'arrêté du 5 janvier 2017.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 27 février 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne obligeait M. B..., ressortissant portugais, à quitter sans délai le territoire français, fixait le pays de destination et prononçait une interdiction de circulation de deux ans. Le tribunal a jugé que les faits de violence en réunion reprochés à l'intéressé, isolés et non contredits par l'administration, ne constituaient pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour l'ordre public au sens de l'article L. 251-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les décisions subséquentes ont également été annulées.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B..., épouse A..., ressortissante guinéenne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 2 avril 2024 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant la décision suffisamment motivée et signée par une autorité compétente. Il a également estimé que la mesure d'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de ses attaches familiales en Guinée et de la récence de son mariage. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sur le fondement des articles L. 423-23, L. 435-1 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A..., ressortissant albanais, qui contestait le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal estime que l'administration n'était pas tenue de délivrer cette attestation, car la demande de renouvellement a été déposée après l'expiration de la carte de résident, en méconnaissance des délais prévus à l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le moyen tiré de la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme est également écarté, le requérant s'étant placé lui-même dans cette situation. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation et les demandes accessoires sont rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de la SAS Yotam Corporate, qui contestait la remise en cause du crédit d'impôt recherche (CIR) déclaré au titre de 2019 et demandait la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur les sociétés correspondante. Le tribunal estime que l'expert mandaté par le ministère de la Recherche a bien pris en compte la seconde version du dossier technique de la société, et que l'administration a pu transposer à l'année 2019 l'analyse d'inéligibilité des projets déjà menée pour les années 2016 à 2018. La solution retenue est fondée sur les dispositions de l'article L. 45 B du livre des procédures fiscales et de l'article 244 quater B du code général des impôts.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D..., ressortissant péruvien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 15 novembre 2025 le maintenant en rétention administrative. Le juge a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur manifeste d'appréciation. Il a estimé que le préfet avait fait une exacte application de l'article L. 754-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en considérant que la demande d'asile de l'intéressé, présentée pendant sa rétention, visait uniquement à faire échec à son éloignement.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C..., ressortissant algérien, contestant les arrêtés du 23 novembre 2025 du préfet de police de Paris l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pour trois ans. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence du signataire, de défaut de motivation et d'erreur de droit, en application des articles L. 613-1 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A... d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le refus du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a constaté que la demande était devenue sans objet, car le silence gardé par l’administration sur la demande d’admission exceptionnelle au séjour de l’intéressé avait fait naître une décision implicite de rejet, rendant impossible une injonction de délivrance du récépissé. En application des articles R. 222-1 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, l’ordonnance prononce un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejette les demandes accessoires.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme irrecevable la requête de Mme B..., ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite de délivrance d’un titre de séjour. La requérante avait adressé sa demande par courrier, alors que le préfet du Val-de-Marne n’avait pas prescrit ce mode de dépôt pour ce type de titre. En application des articles R. 222-1, R. 421-1 du code de justice administrative et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers, le silence gardé sur une demande irrégulièrement présentée ne fait pas naître de décision susceptible de recours pour excès de pouvoir. L’ensemble des conclusions de la requête a donc été rejeté.
Refus de renouvellement de titre de séjour – Tribunal administratif de Melun – Rejet de la requête en référé liberté – Absence d’urgence caractérisée. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 13 octobre 2025, faute pour le requérant de justifier d’une urgence particulière au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative. Il a estimé que la seule menace de perte d’emploi, non établie à très brève échéance, et les circonstances générales invoquées ne suffisaient pas à caractériser une situation d’urgence justifiant une intervention dans les quarante-huit heures.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de renouveler son titre de séjour. Le requérant s’est désisté de ses conclusions principales (annulation et injonction), désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État a été condamné à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A... d’un recours en excès de pouvoir contre le refus du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante s’est désistée de ses conclusions principales après que le préfet a conclu au non-lieu à statuer. Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu d’y faire droit dans les circonstances de l’espèce.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement de M. A... de ses conclusions en annulation et injonction, après que le préfet du Val-de-Marne a conclu au non-lieu à statuer. Le requérant contestait le refus implicite de délivrance d'une carte de résident. Le tribunal a condamné l'État à verser 1 000 euros à l'avocate de M. A... au titre des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve de renonciation à l'aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B... d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour. La requérante s’est ensuite désistée de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction, désistement pur et simple dont le tribunal lui a donné acte par ordonnance. Le surplus des conclusions, notamment la demande de frais de justice fondée sur l’article L. 761-1 du code de justice administrative, a été rejeté. La décision a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Millet d’une demande de décharge de taxe d’habitation pour 2024. L’administration fiscale a prononcé le dégrèvement total de l’imposition en litige après l’introduction de la requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal constate qu’il n’y a plus lieu de statuer sur la requête, devenue sans objet.