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Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant le renouvellement du titre de séjour « salarié » de M. B.... Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas établie, le requérant ne démontrant pas que le refus de renouvellement portait une atteinte grave et immédiate à sa situation personnelle ou professionnelle. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d’injonction et celles présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... contestant des décisions de son bailleur privé et de l’administration fiscale. Le juge a estimé que le litige avec le bailleur relevait du droit privé et échappait à la compétence administrative. Les conclusions contre l’administration fiscale ont été jugées irrecevables car non détachables de la procédure d’imposition, ou inopérantes pour le taux de prélèvement à la source. Enfin, les demandes indemnitaires contre l’État ont été rejetées faute de moyens. L’ordonnance se fonde sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de l'EHPAD Les Tamaris, qui sollicitait la restitution partielle de la taxe sur les salaires acquittée au titre des années 2017 à 2019 pour les sommes versées lors du maintien de traitement de ses agents en arrêt maladie. Le tribunal a jugé que ces sommes, bien que constituant des revenus de remplacement, sont versées par l'employeur public en application de la loi n°86-33 du 9 janvier 1986 et non par l'intermédiaire d'un régime de sécurité sociale, ce qui les maintient dans l'assiette de la taxe sur les salaires conformément à l'article 231 du code général des impôts. La solution retenue écarte l'application de la documentation fiscale invoquée par le requérant, celle-ci ne concernant que les prestations de sécurité sociale versées par l'entremise de l'employeur. En conséquence, la requête a été rejetée dans son intégralité, y compris les conclusions subsidiaires tendant à la transmission d'une question au Conseil d'État.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... D..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire et la fixation du pays de destination pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a jugé que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour, car l'intéressé ne remplissait pas les conditions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, notamment en raison de l'irrégularité de son entrée en France. Il a également estimé que la décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de la durée limitée de la vie commune. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A... D....
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A... contestant l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté que la décision « 48 SI » lui avait été régulièrement notifiée le 26 mars 2022 par pli recommandé présenté à son domicile, et que le délai de recours contentieux de deux mois était expiré lors de l'introduction de sa requête le 29 juillet 2025. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative et les articles R. 421-1 et R. 421-5 du même code.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement d’instance de M. A..., qui contestait le refus de renouvellement de son titre de séjour. Le requérant a maintenu ses conclusions au titre des frais d’instance. En application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l’État est condamné à verser 1 000 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à l’aide juridictionnelle.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme C..., ressortissante béninoise, qui demandait qu’il soit enjoint au sous-préfet de Nogent-sur-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. La requérante, titulaire d’un titre étudiant, sollicitait un changement de statut vers un titre « recherche d’emploi-création d’entreprise ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas satisfaite, faute pour la requérante de justifier de circonstances particulières et personnelles, notamment familiales ou financières, établissant la nécessité d’une mesure immédiate. La décision rappelle que, pour une première demande ou un changement de statut, l’urgence ne se présume pas et doit être démontrée par l’intéressé.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. A... tendant à la décharge de la cotisation supplémentaire d’impôt sur le revenu et des prélèvements sociaux résultant de la remise en cause de la déduction de travaux sur une plus-value immobilière. Le juge a estimé que les travaux réalisés, consistant en la transformation d’un garage en pièce habitable avec création d’une ouverture dans un mur porteur, constituaient une modification importante du gros œuvre et relevaient donc de la catégorie des travaux de reconstruction ou d’agrandissement. En application de l’article 150 VB du code général des impôts, ces dépenses étaient déductibles du prix d’acquisition pour le calcul de la plus-value. Par conséquent, le tribunal a prononcé la décharge des impositions contestées.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne le 5 décembre 2022. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par la préfète, estimant que la requête, enregistrée le 27 octobre 2023, était tardive car introduite au-delà du délai de trente jours suivant la notification de l'arrêté, conformément à l'article L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La notification a été considérée comme régulièrement effectuée le 15 décembre 2022, date de présentation du pli recommandé. Par conséquent, la requête a été rejetée comme irrecevable sans examen des autres moyens.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C... épouse A... B..., ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du 25 juillet 2023 de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour sur le fondement de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen particulier de sa situation. Il a également jugé que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article L. 425-9 n'était pas fondé, en se basant sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 11 juin 2023, qui concluait que le défaut de prise en charge médicale n'entraînerait pas de conséquences d'une exceptionnelle gravité et que l'intéressée pouvait voyager sans risque vers son pays d'origine.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de la SAS DC Bâtiment, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés et des rappels de taxe sur la valeur ajoutée pour la période du 1er juillet 2014 au 30 juin 2017. La société invoquait notamment l’absence de garantie du recours hiérarchique pour l’exercice clos en 2015. Le tribunal a jugé que cette garantie avait bien été accordée, le recours hiérarchique ayant eu lieu et couvrant l’ensemble des propositions de rectification, sans que l’absence de modification des impositions ne prouve un défaut d’examen. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, fondée sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant haïtien, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une nouvelle carte de résident ou de mettre à jour sa situation sur la plateforme ANEF. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l’utilité des mesures sollicitées, dès lors que le préfet l’avait convoqué le 27 mai 2025 pour déposer sa demande de renouvellement et obtenir un récépissé, et que M. B... n’apportait aucune précision sur les raisons pour lesquelles cette démarche serait restée infructueuse. La condition d’utilité n’étant pas remplie, la requête a été rejetée, y compris les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A... qui demandait à se voir fixer un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a rappelé qu'aucun texte ne fixe de délai pour recevoir un étranger, mais que l'administration doit le faire dans un délai raisonnable. Il a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant n'a pas justifié de circonstances particulières nécessitant un rendez-vous rapide, sa demande ne concernant pas un renouvellement de titre. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Mme C..., ressortissante sri-lankaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé l'autorisant à travailler. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour était née le 4 novembre 2024, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la mesure sollicitée était dépourvue d'utilité et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'urgence.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 octobre 2023 refusant la délivrance d’un titre de séjour à une ressortissante mauritanienne et l’obligeant à quitter le territoire français. La requérante, entrée en France en 2015, vivait en concubinage avec un compatriote titulaire d’une carte de séjour pluriannuelle et avait eu un enfant en 2023. Le tribunal juge que ce refus porte une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie familiale, en violation de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la SARL Carex France d'une opposition à une mise en demeure de payer des rappels de TVA pour la période 2013-2015, contestant l'exigibilité de la somme au motif qu'elle n'aurait pas reçu la décision de rejet partiel de sa réclamation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration apportait la preuve de la notification régulière de cette décision par la production de l'avis de réception signé, et que la contestation de la société, qui ne remettait pas en cause le bien-fondé de la créance mais seulement son exigibilité, relevait du juge de l'impôt. La solution retenue est fondée sur les articles L. 199, R. 199-1, L. 281 et L. 277 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme C..., qui contestait son assujettissement à la cotisation foncière des entreprises (CFE) pour l'année 2021. La requérante, médecin remplaçant ayant débuté son activité en juillet 2020, estimait pouvoir bénéficier d'une exonération au motif que ses recettes brutes étaient inférieures à 5 000 euros. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article 1647 D du code général des impôts, le chiffre d'affaires réalisé sur une période de référence de six mois devait être ramené à douze mois, soit 13 902 euros, ce qui excluait l'exonération sollicitée. La solution retenue est donc le rejet de la demande de décharge de l'imposition.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la demande de M. B... tendant à la suspension de son placement en centre de rétention. Le juge rappelle que la contestation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'un placement en rétention relève d'une procédure spéciale prévue par le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), exclusive de la voie du référé liberté. En l'absence de circonstances nouvelles postérieures à l'OQTF du 11 octobre 2022, la requête est irrecevable.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par Mme B... d'une demande de suspension de la décision implicite du recteur de l'académie de Créteil refusant d'exécuter la décision de la CDAPH du 23 juillet 2024 attribuant une aide humaine individuelle à son enfant handicapé. La requérante invoquait l'urgence, l'enfant étant privé d'accompagnement depuis la rentrée, et un doute sérieux sur la légalité du refus, notamment pour défaut de motivation et méconnaissance de l'article L. 351-2 du code de l'éducation. Le recteur s'est opposé à la demande en faisant valoir que l'enfant bénéficiait d'un accompagnement adapté au sein d'une ULIS. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, l'enfant n'étant pas déscolarisé et bénéficiant d'un dispositif de scolarisation en ULIS avec un accompagnement individualisé.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune d’Esbly fondée sur l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune sollicitait la désignation d’un expert pour examiner un immeuble situé au 136 rue Victor Hugo, présentant un danger pour la sécurité publique. Le juge a ordonné la nomination d’un expert chargé de constater l’état du bâtiment, d’évaluer l’existence d’un danger éventuellement imminent, et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s’inscrit dans le cadre de la procédure de référé prévue aux articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative.