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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, agente territoriale, qui contestait son exclusion temporaire de deux jours infligée par le maire d'Iverny pour avoir pris à parti des élus le 30 mai 2022. La requérante invoquait un vice de procédure, l'absence de preuve des faits, une erreur de qualification juridique et un détournement de pouvoir. Le tribunal a écarté le moyen procédural, jugeant qu'aucun entretien préalable avec assistance d'un défenseur n'est requis pour une sanction du premier groupe, et a implicitement rejeté les autres moyens comme non fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 533-1 et L. 532-5 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. La requérante invoquait les articles L. 425-9 (état de santé) et L. 423-11 (parent à charge d'un Français) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que Mme A n'établit pas que le défaut de soins entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'elle ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié au Mali. Il juge également que les ressources de son fils sont insuffisantes pour la prendre en charge, faute de preuve de son absence de ressources propres.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, agent de maîtrise, contestant le refus du maire de L'Haÿ-les-Roses de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 2 juillet 2021. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que la consultation de la commission de réforme n'était pas obligatoire en l'absence de faute personnelle ou de circonstance particulière détachant l'accident du service. Il a également jugé que l'entretien avec le supérieur hiérarchique, invoqué comme un accident, ne constituait pas un événement soudain et violent au sens de la jurisprudence, et a donc rejeté la requête. La solution retenue s'appuie sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et l'article 37-6 du décret du 30 juillet 1987.
Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite du président du conseil départemental du Val-de-Marne confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) majoré de 20 928,67 euros et la fin de son versement. Le tribunal a constaté que la dette litigieuse avait été effacée par une mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire prononcée par la commission de surendettement le 23 novembre 2021, confirmée par un jugement du tribunal de proximité de Villejuif du 10 mai 2022 et un arrêt de la cour d’appel de Paris du 9 janvier 2025. En conséquence, les conclusions dirigées contre la décision confirmant l’indu sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, cadre de santé territoriale, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire de Nogent-sur-Marne du 1er juin 2022 refusant son placement en congé de longue durée pour dépression. La requérante invoquait notamment une erreur de droit, le maire s’étant estimé lié par l’avis défavorable du conseil médical, et une méconnaissance des articles L. 822-6 à L. 822-17 du code général de la fonction publique. Le tribunal a annulé l’arrêté attaqué, considérant que la commune avait commis une erreur de droit en se croyant liée par l’avis du conseil médical, et a enjoint à la commune de réexaminer la demande de Mme A.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 novembre 2022 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour étaient irrecevables, faute d'avoir été assorties de moyens dans le délai de recours contentieux, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête ont été rejetées, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour, en raison de leur dépendance juridique à la décision de refus de séjour.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné le recours de M. B contre un arrêté préfectoral du 23 octobre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'activité professionnelle continue de M. B depuis décembre 2020. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont été jugées légales, les moyens soulevés étant écartés.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, agent de maîtrise de la commune de L'Haÿ-les-Roses, qui demandait la condamnation de la commune pour harcèlement moral et discrimination, ainsi que l'annulation des refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 2 juillet 2021. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions en annulation, car présentées tardivement et sans lien avec le litige initial. Sur le fond, il a estimé que M. B n'apportait pas d'éléments suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, et a donc rejeté sa demande d'indemnisation de 40 000 euros. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant kosovar. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans autorisation de travail dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne de ne lui accorder qu’une remise partielle de 353,63 euros sur un indu de prime d'activité de 707,25 euros. M. B sollicitait une remise totale de sa dette, mais n’a fourni aucun élément sur sa situation financière et ses charges, malgré une demande du tribunal. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le juge a estimé que la précarité et la bonne foi du requérant n’étaient pas établies, justifiant le maintien de la remise partielle déjà accordée. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Life Scientific Limited d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’ANSES de lui délivrer une autorisation de mise sur le marché pour un produit phytopharmaceutique. La société soutenait que sa demande relevait d’une procédure de renouvellement au titre de l’article 43 du règlement (CE) n° 1107/2009, et non d’une nouvelle demande, et que l’ANSES avait commis une erreur en exigeant des données complémentaires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’ANSES avait légalement fondé son refus sur l’absence de fourniture des données chroniques requises pour les abeilles et les vers de terre. La décision s’appuie sur les dispositions du règlement (CE) n° 1107/2009, notamment ses articles 33 et 43, ainsi que sur le règlement (UE) n° 284/2013.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 8 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis 2014 et son insertion professionnelle et sociale, les éléments présentés ne démontraient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année de 228,67 euros notifié par la CAF du Val-de-Marne. La décision attaquée du 28 août 2021 a été jugée suffisamment motivée, car elle précisait la nature de la prestation, le montant réclamé, le motif et la période de l'indu, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également écarté les autres moyens soulevés, notamment l'absence de prénom de l'auteur et le défaut de preuve de l'indu. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui demandait l'annulation de la décision du 2 avril 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne a classé sans suite sa demande de naturalisation. Cette décision était fondée sur l'article 40 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, qui permet un tel classement en cas de non-production de pièces complémentaires dans le délai imparti par une mise en demeure. Le tribunal a jugé que, malgré les pièces produites par le requérant, le préfet disposait d'un large pouvoir d'appréciation pour classer la demande sans suite, et que le contrôle du juge était restreint en l'absence de justification d'une impossibilité de respecter le délai. La solution retenue est donc le rejet de la requête.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, un étudiant tunisien, qui contestait la durée de validité de son titre de séjour pluriannuel "étudiant" délivré le 21 juillet 2022. Le requérant soutenait que le titre, valable du 17 juillet 2020 au 16 octobre 2022, était rétroactif et aurait dû être valable jusqu'en 2025. Le tribunal a rappelé que, selon les articles L. 422-1 et L. 433-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la validité d'un titre renouvelé commence sans discontinuité au lendemain de l'expiration du précédent, et que M. A n'établissait pas remplir les conditions pour une durée plus longue. La solution retenue est le rejet de la requête, la décision attaquée étant légale.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre le refus implicite du préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de séjour « vie privée et familiale ». La requérante s’est désistée de ses conclusions principales (annulation, injonction, astreinte). Le tribunal a donné acte de ce désistement pur et simple sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a en revanche rejeté la demande de frais de justice présentée au titre de l’article L. 761-1 du même code, estimant qu’il n’y avait pas lieu de les mettre à la charge de l’État.
Retrait de points permis de conduire – Contestation de l’imputabilité de l’infraction – Tribunal administratif de Melun – Rejet par ordonnance. Le tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, qui contestait le retrait de 3 points sur son permis de conduire en soutenant que son fils était l’auteur de l’infraction. Il a jugé que ce moyen, relevant de la contestation de la réalité de l’infraction, était inopérant dans le cadre d’un recours contre une décision administrative de retrait de points, cette appréciation relevant du juge pénal. La requête a été rejetée sur le fondement de l’article R. 222-1 7° du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait l'arrêté du maire de Couilly-Pont-aux-Dames du 30 janvier 2023 s'opposant à sa déclaration préalable pour la création d'un mur de clôture. Par un acte du 30 avril 2023, le requérant a demandé la clôture de la procédure, ce qui a été interprété comme un désistement. Aucun obstacle ne s'opposant à ce désistement, l'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, en donne acte et met fin à l'instance.
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné la requête de Mme A, agent territorial, qui contestait le refus implicite de la commune de Melun de mettre en œuvre des mesures complémentaires de protection fonctionnelle et demandait réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a rejeté l’existence d’un harcèlement moral, estimant que les faits invoqués (propagation de rumeurs sur un test Covid-19) ne constituaient pas des agissements répétés excédant l’exercice normal du pouvoir hiérarchique. La solution retenue s’appuie sur l’article L. 133-2 du code général de la fonction publique et la jurisprudence relative à la charge de la preuve en matière de harcèlement.
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 6 décembre 2022 par lequel le maire de Moret-Loing-et-Orvanne avait infligé un avertissement à M. A, agent technique, pour avoir participé à un rassemblement sans masque et frappé aux vitres de la mairie. Le tribunal a jugé que les faits reprochés n'étaient pas matériellement établis, faute pour la commune d'apporter des preuves suffisantes, notamment en ce qui concerne les coups portés aux fenêtres et l'interpellation violente du maire. La décision s'appuie sur les articles L. 121-10 et L. 530-1 du code général de la fonction publique relatifs à l'obligation d'obéissance hiérarchique et à la faute disciplinaire.