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Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la société Life Scientific Limited d’un recours en excès de pouvoir contre le refus de l’ANSES de lui délivrer une autorisation de mise sur le marché pour un produit phytopharmaceutique. La société soutenait que sa demande relevait d’une procédure de renouvellement au titre de l’article 43 du règlement (CE) n° 1107/2009, et non d’une nouvelle demande, et que l’ANSES avait commis une erreur en exigeant des données complémentaires. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l’ANSES avait légalement fondé son refus sur l’absence de fourniture des données chroniques requises pour les abeilles et les vers de terre. La décision s’appuie sur les dispositions du règlement (CE) n° 1107/2009, notamment ses articles 33 et 43, ainsi que sur le règlement (UE) n° 284/2013.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet du préfet de Seine-et-Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B, ressortissant kosovar. Cette annulation est fondée sur le défaut de motivation de la décision implicite, le préfet n'ayant pas communiqué les motifs malgré la demande de l'intéressé, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de M. B dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour sans autorisation de travail dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 200 euros à M. B au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné l'opposition de M. B à une contrainte émise par la CAF de Seine-et-Marne pour recouvrer un indu de prime d'activité de 3 187,52 euros, ainsi que sa demande de remise totale de cette dette. Le tribunal a constaté un non-lieu partiel à statuer sur la partie de l'opposition correspondant à la somme de 638,52 euros, déjà remise par une décision de la CAF du 12 septembre 2023. Sur le fond, le tribunal a rejeté l'opposition à la contrainte pour le surplus, faute pour M. B de contester utilement le bien-fondé de la créance. Enfin, le tribunal a rejeté la demande de remise gracieuse totale, estimant que la CAF avait fait une exacte application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale en accordant une remise partielle, sans que M. B n'établisse une situation de précarité ou de bonne foi justifiant une remise totale.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B A, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du 20 mars 2023 de la préfète du Val-de-Marne lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, l'insuffisance de motivation et la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 423-23 et L. 435-1) et la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A, ressortissante malienne, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne. La requérante invoquait les articles L. 425-9 (état de santé) et L. 423-11 (parent à charge d'un Français) du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal estime que Mme A n'établit pas que le défaut de soins entraînerait des conséquences d'une exceptionnelle gravité, ni qu'elle ne pourrait bénéficier d'un traitement approprié au Mali. Il juge également que les ressources de son fils sont insuffisantes pour la prendre en charge, faute de preuve de son absence de ressources propres.
Le Tribunal Administratif de MELUN était saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision implicite du président du conseil départemental du Val-de-Marne confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) majoré de 20 928,67 euros et la fin de son versement. Le tribunal a constaté que la dette litigieuse avait été effacée par une mesure de rétablissement personnel sans liquidation judiciaire prononcée par la commission de surendettement le 23 novembre 2021, confirmée par un jugement du tribunal de proximité de Villejuif du 10 mai 2022 et un arrêt de la cour d’appel de Paris du 9 janvier 2025. En conséquence, les conclusions dirigées contre la décision confirmant l’indu sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, agent de maîtrise de la commune de L'Haÿ-les-Roses, qui demandait la condamnation de la commune pour harcèlement moral et discrimination, ainsi que l'annulation des refus de reconnaître l'imputabilité au service de son accident du 2 juillet 2021. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions en annulation, car présentées tardivement et sans lien avec le litige initial. Sur le fond, il a estimé que M. B n'apportait pas d'éléments suffisants pour faire présumer l'existence d'un harcèlement moral, et a donc rejeté sa demande d'indemnisation de 40 000 euros. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et du code général de la fonction publique.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, agent de maîtrise, contestant le refus du maire de L'Haÿ-les-Roses de reconnaître l'imputabilité au service de l'accident survenu le 2 juillet 2021. Le tribunal a rejeté le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure, estimant que la consultation de la commission de réforme n'était pas obligatoire en l'absence de faute personnelle ou de circonstance particulière détachant l'accident du service. Il a également jugé que l'entretien avec le supérieur hiérarchique, invoqué comme un accident, ne constituait pas un événement soudain et violent au sens de la jurisprudence, et a donc rejeté la requête. La solution retenue s'appuie sur l'article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et l'article 37-6 du décret du 30 juillet 1987.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, cadre de santé territoriale, d’un recours en excès de pouvoir contre l’arrêté du maire de Nogent-sur-Marne du 1er juin 2022 refusant son placement en congé de longue durée pour dépression. La requérante invoquait notamment une erreur de droit, le maire s’étant estimé lié par l’avis défavorable du conseil médical, et une méconnaissance des articles L. 822-6 à L. 822-17 du code général de la fonction publique. Le tribunal a annulé l’arrêté attaqué, considérant que la commune avait commis une erreur de droit en se croyant liée par l’avis du conseil médical, et a enjoint à la commune de réexaminer la demande de Mme A.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant ivoirien, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 26 décembre 2022 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen particulier de la situation, l'erreur manifeste d'appréciation au regard de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue confirme la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A C, ressortissant congolais, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 8 mars 2023 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a estimé que, malgré sa présence en France depuis 2014 et son insertion professionnelle et sociale, les éléments présentés ne démontraient pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de la décision préfectorale.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme C, agent contractuel de la commune de L'Haÿ-les-Roses, d'une demande d'indemnisation pour le non-respect du délai de prévenance d'un mois avant le terme de son engagement, en application de l'article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988. La commune a opposé une fin de non-recevoir, que le tribunal a écartée en considérant que la demande verbale de Mme C lors d'un entretien, suivie d'un rejet écrit, liait le contentieux. Sur le fond, le tribunal a jugé que la commune avait méconnu le délai de prévenance en notifiant le non-renouvellement le 30 juin 2022 pour un contrat expirant le 3 juillet 2022, constituant une faute de nature à engager sa responsabilité. En conséquence, il a condamné la commune à verser à Mme C une somme de 1 500 euros en réparation de ses préjudices matériel et moral, et a rejeté le surplus des conclusions.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante algérienne, contestant l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine du 25 novembre 2022 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et prononçant une interdiction de retour de douze mois. Le tribunal a relevé d'office que les conclusions dirigées contre le refus de titre de séjour étaient irrecevables, faute d'avoir été assorties de moyens dans le délai de recours contentieux, en méconnaissance de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. En conséquence, l'ensemble des conclusions de la requête ont été rejetées, y compris celles relatives à l'obligation de quitter le territoire et à l'interdiction de retour, en raison de leur dépendance juridique à la décision de refus de séjour.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, agente territoriale, qui contestait son exclusion temporaire de deux jours infligée par le maire d'Iverny pour avoir pris à parti des élus le 30 mai 2022. La requérante invoquait un vice de procédure, l'absence de preuve des faits, une erreur de qualification juridique et un détournement de pouvoir. Le tribunal a écarté le moyen procédural, jugeant qu'aucun entretien préalable avec assistance d'un défenseur n'est requis pour une sanction du premier groupe, et a implicitement rejeté les autres moyens comme non fondés. La décision s'appuie sur les articles L. 533-1 et L. 532-5 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret n° 89-677 du 18 septembre 1989.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, qui contestait la décision de la caisse d'allocations familiales du Val-de-Marne de ne lui accorder qu’une remise partielle de 353,63 euros sur un indu de prime d'activité de 707,25 euros. M. B sollicitait une remise totale de sa dette, mais n’a fourni aucun élément sur sa situation financière et ses charges, malgré une demande du tribunal. En application de l’article L. 845-3 du code de la sécurité sociale, le juge a estimé que la précarité et la bonne foi du requérant n’étaient pas établies, justifiant le maintien de la remise partielle déjà accordée. La requête a donc été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A contestant un indu d'aide exceptionnelle de fin d'année de 228,67 euros notifié par la CAF du Val-de-Marne. La décision attaquée du 28 août 2021 a été jugée suffisamment motivée, car elle précisait la nature de la prestation, le montant réclamé, le motif et la période de l'indu, conformément aux articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a également écarté les autres moyens soulevés, notamment l'absence de prénom de l'auteur et le défaut de preuve de l'indu. En conséquence, les conclusions à fin d'annulation, d'injonction et celles présentées au titre des frais de justice ont été rejetées.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 16 mai 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un certificat de résidence algérien à Mme C, ressortissante algérienne, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que cette décision porte une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale de l'intéressée, en violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de son mariage avec un ressortissant algérien résidant régulièrement en France et de la naissance de leurs deux enfants sur le territoire français. Par voie de conséquence, les décisions portant obligation de quitter le territoire et fixation du pays de destination sont également annulées. L'affaire est renvoyée à la préfète pour réexamen.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné le recours de M. B contre un arrêté préfectoral du 23 octobre 2023 refusant son admission exceptionnelle au séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le requérant invoquait notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en refusant le titre de séjour sur le fondement de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, malgré l'activité professionnelle continue de M. B depuis décembre 2020. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont été jugées légales, les moyens soulevés étant écartés.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B, ressortissant sénégalais, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 15 juin 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour et l’obligeant à quitter le territoire français. En cours d’instance, M. B a obtenu un titre de séjour portant la mention "salarié", ce qui a conduit le tribunal à constater le désistement de ses conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais irrépétibles présentée sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n’a été appliqué au-delà des règles de procédure.
Le Tribunal administratif de Melun a condamné l'État à indemniser Mme B née E pour la carence fautive à la reloger dans le délai de six mois suivant la décision de la commission de médiation du 13 janvier 2022, qui l'avait reconnue prioritaire et urgente pour un logement de type T4. La requérante n’a été relogée que le 5 janvier 2024, soit après un retard de dix-sept mois. Le tribunal a jugé que cette carence engageait la responsabilité de l’État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation, et a accordé une indemnité de 1 500 euros pour les troubles dans les conditions d’existence subis, tout en rejetant le surplus des demandes.