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Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A, adjointe administrative de la protection judiciaire de la jeunesse, qui contestait le refus de lui accorder la nouvelle bonification indiciaire (NBI) au titre de la politique de la ville. Le tribunal rappelle que l’attribution de cette bonification dépend des fonctions exercées et non du corps d’appartenance, et que l’arrêté du 4 décembre 2001 ne prévoit pas les fonctions d’adjoint administratif comme éligibles dans le Val-de-Marne. Mme A n’établit pas non plus que son unité éducative d’hébergement diversifié (UEHD) de Créteil accueille principalement des jeunes issus de quartiers prioritaires ou qu’elle soit située dans un tel quartier. La décision est fondée sur la loi n° 91-73 du 18 janvier 1991, le décret n° 2001-1061 du 14 novembre 2001 et l’arrêté ministériel du 4 décembre 2001.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du ministre de l'intérieur refusant de classer en catégorie active les services accomplis par M. B, gardien de la paix, lors de sa mise à disposition de l'association départementale d'action sociale des policiers de Seine-et-Marne entre le 22 juin 2007 et le 30 juin 2013. Le tribunal juge que, durant une mise à disposition, le fonctionnaire conserve ses droits statutaires, dont le classement en catégorie active pour les gardiens de la paix, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les sujétions particulières de l'affectation. La solution retenue s'appuie sur l'article 41 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984 et l'article L. 24 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, agente publique, qui contestait son placement en congé de maladie ordinaire du 23 au 28 janvier 2021, estimant qu'elle aurait dû être placée en télétravail. Le tribunal a jugé que l'administration était en situation de compétence liée, car l'agent avait transmis un arrêt de travail prescrit par un médecin, ce qui imposait le placement en congé de maladie en application de l'article 34 de la loi n° 84-16 du 11 janvier 1984. Il a également précisé qu'un arrêt de travail constate l'impossibilité d'exercer ses fonctions, rendant le télétravail inapproprié. La décision a été fondée sur les dispositions statutaires relatives à la fonction publique de l'État et la loi de finances pour 2018.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, professeur, qui contestait l'arrêté du 17 septembre 2020 de la rectrice de l'académie de Créteil prolongeant son congé de longue maladie. Le requérant demandait l'annulation de cette décision en tant qu'elle ne lui accordait pas un congé pour une période spécifique. Le tribunal a accueilli la fin de non-recevoir soulevée par l'administration, jugeant la requête tardive car introduite après l'expiration du délai de recours contentieux de deux mois suivant le rejet implicite de son recours gracieux. La solution est fondée sur les dispositions du code de justice administrative.
Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. C E, major de police, qui demandait la condamnation de l’État à lui verser 547 807 euros en réparation des préjudices subis lors d’un accident de service survenu le 12 décembre 2012. Le requérant invoquait une faute de l’administration dans l’organisation du service et la responsabilité sans faute, estimant que l’indemnisation déjà accordée par la Commission d’Indemnisation des Victimes d’Infractions (CIVI) était insuffisante. Le tribunal a considéré que les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et de la loi du 13 juillet 1983 fixent un régime forfaitaire de réparation pour les pertes de revenus et l’incidence professionnelle, sans faire obstacle à une indemnisation complémentaire pour d’autres préjudices. En l’espèce, la solution retenue est le rejet de la requête, le tribunal n’ayant pas retenu de faute de nature à engager la responsabilité de l’administration ni de préjudice non couvert par le régime forfaitaire.
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Mme A, ressortissante camerounaise, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. En cours d’instance, l’administration a finalement remis à l’intéressée le récépissé sollicité, autorisant la recherche d’emploi ou la création d’entreprise. Le tribunal a constaté que les conclusions à fin d’annulation et d’injonction étaient devenues sans objet et n’a donc plus statué sur celles-ci. Il a toutefois condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme A au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante sénégalaise, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 3 février 2023 lui refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en lui opposant la rupture de la communauté de vie, les éléments fournis par la requérante (témoignages, attestation psychologique, dépôt de plainte) étant insuffisants pour établir les violences conjugales alléguées au sens de l'article L. 423-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que le refus de titre de séjour n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, l'insertion professionnelle de Mme A ne permettant pas de pallier l'absence d'autorisation de travail. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire, fondée sur ce refus légal, a été validée, et l'ensemble des conclusions de la requête ont été rejetées.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A B, magistrate, qui contestait son reclassement indiciaire et demandait réparation pour un préjudice matériel et de retraite. La requérante invoquait une rupture d'égalité devant les charges publiques et une illégalité fautive fondée sur l'ordonnance du 22 décembre 1958 et le décret du 22 novembre 2001. Le tribunal a jugé que la décision de rejet de sa demande indemnitaire avait simplement lié le contentieux, rendant irrecevables les conclusions en annulation. Sur le fond, il a estimé qu'aucune illégalité fautive n'était établie, rejetant ainsi l'ensemble des prétentions indemnitaires.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 5 novembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français avec un délai de départ volontaire de 30 jours. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire (délégation régulière), l'incompétence territoriale du préfet (compétent car M. B a été interpellé à Paris), et le défaut de motivation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français prise sur le fondement des articles L. 611-1 et R. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A B. Ce dernier, ancien brigadier-chef de police radié des cadres, demandait la délivrance d'une attestation "France Travail" rectifiée, estimant que celle déjà fournie comportait une date de fin d'activité erronée. Le juge constate que l'attestation a été transmise à France Travail et que le requérant n'établit pas avoir déposé une demande d'allocations à la date qu'il revendique, privant ainsi sa demande d'utilité et d'urgence. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 1234-9 du code du travail.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B, ressortissante de Saint-Kitts and Nevis, qui demandait une injonction pour obtenir une convocation en vue de la remise d'un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge constate que le silence gardé par le préfet du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En raison de cette décision implicite, la mesure sollicitée a perdu son utilité et ferait obstacle à son exécution. La requête est donc rejetée, laissant à l'intéressée la possibilité de contester cette décision par un recours en excès de pouvoir.
Cette décision du tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, concerne la demande d'une ressortissante malienne visant à obtenir l'instruction de son renouvellement de carte de résident ou la délivrance d'une autorisation provisoire de séjour. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée et que la requérante ne justifiait pas d'une situation de péril grave. Il a appliqué les articles L. 433-2, L. 433-3 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, rappelant que le dépôt d'une demande de renouvellement dans les délais légaux permet de justifier de la régularité du séjour par la présentation du titre expiré pendant trois mois.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant pakistanais, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait des risques pour sa vie et sa famille au Pakistan, ainsi que des problèmes de santé, mais n'a apporté aucun justificatif probant à l'appui de ses allégations. Le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme (droit à la vie privée et familiale) ni l'article 3 (interdiction des traitements inhumains), et qu'elle n'était pas entachée d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité de l'obligation de quitter le territoire français.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 29 mai 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence du signataire, le défaut de motivation et le défaut d'examen de sa situation personnelle. Il estime que le préfet n'a pas commis d'erreur d'appréciation, M. A ne justifiant d'aucune intégration sociale ou professionnelle en France ni de liens familiaux stables. Enfin, le tribunal juge que le moyen tiré des risques encourus en cas de retour en Turquie n'est pas établi, la demande d'asile de l'intéressé ayant été rejetée par l'OFPRA et la CNDA.
**Sujet principal :** Demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande de titre de séjour (admission exceptionnelle au séjour). **Juridiction :** Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue :** Rejet de la requête par ordonnance. Le juge constate que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante ne justifie pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous, s'agissant d'une première demande de titre de séjour et non d'un renouvellement. **Textes appliqués :** Article L. 521-3 du code de justice administrative (mesures utiles et urgentes), article L. 522-3 du même code (rejet sans procédure contradictoire), et l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, a constaté que les conclusions de M. A tendant à l’annulation de la décision « 48 SI » d’invalidation de son permis de conduire et des retraits de points sous-jacents étaient devenues sans objet. En effet, le ministre de l’Intérieur a retiré les trois décisions de retrait de points contestées, rétablissant un solde de 12 points sur le permis du requérant. En conséquence, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative, à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 14 mars 2025 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a suspendu le permis de conduire de M. B pour une durée de six mois. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ne justifiant pas d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation professionnelle, d'autant qu'il s'est placé lui-même dans cette situation en conduisant sous l'emprise de stupéfiants. La requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens soulevés, en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame A B, ressortissante marocaine, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante, entrée en France en 2018 sous visa court séjour, sollicitait une première admission au séjour et ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire l'obtention rapide d'un rendez-vous. La décision rappelle que, pour les demandes autres que le renouvellement de titre, l'urgence doit être démontrée par des éléments concrets, ce qui n'était pas le cas en l'espèce.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de Mme B, ressortissante congolaise, qui contestait le refus implicite de sa demande d’admission exceptionnelle au séjour. La requérante n’avait pas obtenu de rendez-vous en préfecture, condition nécessaire au dépôt régulier de sa demande, conformément aux articles R. 431-2 et R. 431-3 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. En l’absence de dépôt régulier, aucun refus implicite n’a pu naître, rendant la requête irrecevable. L’ordonnance a été rendue sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la note de 6 obtenue au concours d'assistant socio-éducatif. La requête, qualifiée de « doléances », était dépourvue de moyens et de conclusions, en violation des articles R. 411-1 et R. 421-1 du code de justice administrative. N'ayant pas été régularisée dans le délai de recours contentieux, elle a été jugée manifestement irrecevable. Le rejet a été prononcé sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du même code.