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Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 28 mars 2025 par lequel la préfète de l'Essonne obligeait M. D A, ressortissant portugais, à quitter le territoire français. La juridiction a retenu que l'arrêté était entaché d'une erreur de fait et de droit, le requérant étant de nationalité portugaise et non capverdienne, ce qui le faisait bénéficier du droit de séjourner en France en tant que citoyen de l'Union européenne. Cette erreur a privé de base légale l'obligation de quitter le territoire français, ainsi que les décisions subséquentes refusant un délai de départ volontaire, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour. La solution s'appuie sur les articles L. 251-2 et L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer M. A B, ressortissant colombien, pour le dépôt de sa demande d'admission exceptionnelle au séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a constaté que l'intéressé, sans réponse depuis juin 2023 malgré ses relances, justifiait de l'urgence et de l'utilité de la mesure, le préfet n'ayant pas produit de défense. Cette décision s'appuie sur le droit de tout étranger à voir sa situation examinée dans un délai raisonnable, sans toutefois assortir l'injonction d'une astreinte. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au titre des frais de justice.