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La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre un arrêté municipal d'interruption de travaux. Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du maire de Villeneuve-le-Comte du 20 janvier 2023, qui mettait en demeure une société de cesser des travaux de défrichement et d'aménagement du sol. Le tribunal a jugé que le maire n'était pas compétent pour prendre cette mesure, car les travaux litigieux, réalisés en zone naturelle et en espace boisé classé, ne relevaient pas du champ d'application du permis de construire ou d'aménager, mais potentiellement d'autres régimes (comme le code forestier). Les textes principaux appliqués sont les articles L. 480-2, L. 113-1 et L. 113-2 du code de l'urbanisme.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de contribuables contestant des rectifications d'impôt sur le revenu et de contributions sociales au titre de 2017. Le tribunal a jugé que la proposition de rectification, notifiée le 7 juin 2021, était régulière car le délai de prescription avait été suspendu par l'ordonnance du 25 mars 2020 relative à l'état d'urgence sanitaire. Il a également estimé que les loyers litigieux étaient imposables en 2017 et que la majoration appliquée était justifiée. La décision s'appuie sur les articles L. 169 et L. 189 du livre des procédures fiscales et l'ordonnance n° 2020-306.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de décharge totale d'imposition de Mme D... concernant des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour l'année 2017. Le tribunal a jugé que, mariée et non divorcée en 2017, elle était solidairement imposable avec son époux pour leurs revenus communs, conformément aux articles 6 et 196 bis du code général des impôts. Il a également considéré que Mme D..., n'ayant pas contesté la proposition de rectification initiale, ne démontrait pas le caractère exagéré de l'imposition, comme l'exige l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... B... visant à engager la responsabilité de l'État pour un retard préfectoral dans la délivrance de copies de titres de séjour, qui aurait empêché le versement de l'allocation de solidarité aux personnes âgées (ASPA). La juridiction a estimé que le lien de causalité entre la faute alléguée de la préfecture et le préjudice financier n'était pas établi, relevant que la requérante n'avait pas produit un dossier complet pour son allocation et qu'elle était responsable de la conservation de ses propres titres. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale relatives aux conditions d'attribution de l'ASPA.
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté municipal refusant un permis d'aménager pour un lotissement, considérant que le motif invoqué (principe de précaution lié aux champs électromagnétiques) n'était pas légalement fondé. La juridiction a jugé que la commune ne pouvait pas fonder son refus sur ce principe en l'absence de réglementation spécifique et de risque avéré, appliquant notamment la Charte de l'environnement et le code de l'urbanisme. Elle a également rejeté la demande de substitution de motifs présentée par la commune.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler les décisions de la CNRACL refusant l'attribution d'une rente viagère d'invalidité. Le tribunal a jugé que la requérante ne rapportait pas la preuve que son invalidité permanente résultait directement de l'accident de service du 16 novembre 2009, condition exigée par l'article 36 du décret n° 2003-1306. Il a également estimé que les décisions de refus étaient suffisamment motivées et a, par conséquent, rejeté les conclusions subsidiaires, y compris la demande d'expertise médicale.
Sujet principal : Recours contre le refus de réviser le taux d'invalidité d'une pension de retraite. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a rejeté la demande d'annulation et de réévaluation du taux d'invalidité, ainsi que la demande d'expertise médicale subsidiaire, considérant que la décision de la CNRACL était légale et que les conditions de révision n'étaient pas remplies. Textes appliqués : Article 39 du décret n°2003-1306 du 26 décembre 2003 et article L. 55 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
La société Acaplast demandait au Tribunal Administratif de Melun la restitution de créances de crédit d'impôt recherche pour plusieurs exercices. Le tribunal a jugé la requête irrecevable, relevant que les crédits d'impôt en cause avaient déjà été imputés ou remboursés en totalité, ce qui éteint le droit à restitution. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
**Sujet principal** : Recours en excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de carte de résident de dix ans déposée par un ressortissant ivoirien titulaire d'une carte de séjour "passeport talent". **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande d'annulation. Il estime que le requérant, titulaire d'une carte "passeport talent" (article L. 421-10 du CESEDA), ne remplit pas les conditions légales pour prétendre à une carte de résident au titre de l'article L. 423-10 du CESEDA, lequel exige de détenir préalablement un titre de séjour spécifique (comme ceux prévus aux articles L. 423-7 ou L. 423-23) lié à la vie familiale. **Textes appliqués** : Les articles L. 423-10, L. 421-10, L. 423-7 et L. 423-23 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision de la préfète du Val-de-Marne rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que l'administration n'avait pas suffisamment motivé son refus, notamment en ne démontrant pas qu'elle avait procédé à un examen complet et individualisé de la situation de la requérante et de l'évolution de ses ressources, comme l'exige la réglementation. La décision a été prise en application des articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
**Sujet principal** : Recours contre des majorations de taxe sur les logements vacants pour les années 2015 à 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal déclare irrecevables les conclusions concernant les années 2015 à 2020, présentées hors délai. Sur le fond, il rejette la demande de décharge pour l'année 2021, estimant que le contribuable n'apporte pas la preuve que les locaux n'étaient pas en état d'être loués. **Textes appliqués** : Code de justice administrative (articles R. 421-1 et R. 421-5 sur les délais de recours) et Code général des impôts (régime de la taxe sur les logements vacants).
Le Tribunal Administratif de Melun, saisi en application de l'article L. 911-4 du code de justice administrative, a examiné une demande d'injonction pour l'exécution de jugements annulant des refus de permis d'aménager. Le tribunal a rejeté les arguments de la commune de Villevaudé, qui invoquait un changement de circonstances lié à des risques sanitaires, et a enjoint à la commune de délivrer les permis dans un délai de deux mois sous astreinte. La décision s'appuie sur le code de l'urbanisme et le code de justice administrative, rappelant que l'autorité administrative est tenue d'exécuter les décisions de justice devenues définitives.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... A..., un ressortissant pakistanais, visant à annuler le refus de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) pris par le préfet de Seine-et-Marne. Le tribunal a estimé que le préfet, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, avait suffisamment motivé sa décision en relevant l'absence de considérations humanitaires ou de motifs exceptionnels au sens des articles L. 435-1 et L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que le requérant n'établissait pas que le refus de séjour portait une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de regroupement familial pour son fils. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était suffisamment motivée et conforme au droit, notamment aux articles L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, la requérante ne justifiant pas des ressources suffisantes exigées. Les moyens tirés de la méconnaissance de la Convention européenne des droits de l'homme et de la Convention internationale des droits de l'enfant ont également été écartés.
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé-exécution, a ordonné à la commune de Villevaudé de délivrer deux permis d'aménager. Le tribunal a rejeté le moyen de la commune, qui invoquait un changement de circonstances de fait lié à un avis environnemental postérieur, au motif que l'autorité administrative ne pouvait se prévaloir de son propre manquement à exécuter le jugement devenu définitif. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives à l'exécution des jugements (article L. 911-4) et confirme l'injonction initiale prononcée.
**Sujet principal** : Recours en annulation d'une sanction d'exclusion de trois mois prononcée par un institut de formation en soins infirmiers (IFSI) à l'encontre d'une étudiante. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et refuse d'annuler la sanction. Il estime que la procédure disciplinaire, bien que critiquée par l'étudiante, a respecté les garanties légales, notamment les droits de la défense, et que la sanction n'est pas disproportionnée. **Textes appliqués** : Les articles 21 et 27 de l'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux, qui encadrent la procédure disciplinaire.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de sa carte de séjour pluriannuelle et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet de Seine-et-Marne avait légalement fondé sa décision sur une menace pour l'ordre public, en application des articles L. 311-13 et L. 313-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et la méconnaissance de la vie privée et familiale, n'étaient pas fondés.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant camerounais, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de sa carte de résident et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, considérant que le délai de recours de trente jours, prévu par les articles L. 614-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et R. 776-2 du code de justice administrative (CJA), avait expiré. Le tribunal a ainsi écarté l'examen des moyens au fond soulevés par le requérant.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant malgache, visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que la motivation de la décision, fondée sur l'absence de caractère réel et sérieux des études, était suffisante au regard des articles L. 422-1 et L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a également considéré que le moyen tiré de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme n'était pas fondé.
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à l'examen requis de la situation personnelle de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la Convention européenne des droits de l'homme.