42 801 décisions disponibles — page 712/2141
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné au préfet de Seine-et-Marne de convoquer M. B C, ressortissant soudanais reconnu bénéficiaire de la protection subsidiaire, à un rendez-vous sous huit jours afin de lui permettre de déposer sa demande de titre de séjour, en raison d'un dysfonctionnement persistant de la plateforme numérique "ANEF". La juridiction a jugé la condition d'urgence remplie, l'intéressé étant privé du droit de travailler depuis sa reconnaissance en novembre 2024, et a considéré la mesure utile et non contestable sérieusement. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle et mis à la charge de l'État la somme de 1 000 euros au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. B, ressortissant togolais, contestant les arrêtés du préfet de police de Paris du 27 février 2025 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le requérant invoquait notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, un défaut de motivation et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, en se fondant sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 611-1, L. 521-1 et L. 521-7). En conséquence, la demande d'annulation des arrêtés a été rejetée.