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Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 1er janvier 2025 par lequel le préfet de Seine-et-Marne avait obligé M. B, ressortissant marocain et italien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour de trois ans. Le juge retient une erreur de droit, car M. B, en tant que citoyen de l'Union européenne titulaire d'un passeport italien valide, ne pouvait être soumis à une obligation de quitter le territoire sur le fondement de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, réservé aux ressortissants de pays tiers. L'illégalité de la mesure d'éloignement entraîne par voie de conséquence l'annulation des décisions subséquentes.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué le requérant le 21 novembre 2024, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. L'ordonnance retient que la condition d'urgence et d'utilité de la mesure était initialement remplie, mais que la convocation postérieure a rendu la demande sans objet. L'Etat est condamné à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.