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Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A D d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation du Val-de-Marne du 6 juillet 2023, qui avait rejeté sa demande de reconnaissance prioritaire et urgente au titre du droit au logement opposable (DALO). Le requérant invoquait sa situation de sans-domicile fixe depuis 2008, alternant hébergement chez des amis et vie dans son véhicule, ce qui l’empêchait d’exercer son droit de visite et d’hébergement de ses enfants. Le tribunal, statuant en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-14-1 du code de la construction et de l’habitation, a annulé la décision de la commission. Il a jugé que la situation de M. D, caractérisée par l’absence de logement et l’impossibilité d’accueillir ses enfants, constituait un motif prioritaire et urgent justifiant une attribution de logement.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A C, ressortissante tunisienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un duplicata de sa carte de résident et une autorisation provisoire de séjour. Le juge constate qu'une décision favorable a été prise le 4 octobre 2023 et qu'une attestation dématérialisée, prévue à l'article R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, lui permet de justifier de la régularité de son séjour jusqu'au 23 juillet 2025. Il en déduit que l'absence de remise effective du duplicata, bien que regrettable, ne constitue pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. En outre, la requérante ne démontre pas l'urgence particulière requise pour ce type de référé.