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Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de la SCCV Sainte-Colombe contestant l'arrêté du maire de Sainte-Colombe du 5 janvier 2023, qui avait sursis à statuer sur sa demande de permis de construire 16 maisons. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, jugeant que le sursis à statuer fait grief et est donc recevable. Sur le fond, il a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le projet, par son ampleur (16 logements), était de nature à compromettre ou rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan local d'urbanisme, en application de l'article L. 424-1 du code de l'urbanisme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation et des conclusions accessoires, la commune n'étant pas condamnée aux dépens.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant philippin, qui contestait l'arrêté du 24 décembre 2024 fixant les Philippines comme pays de destination de son interdiction judiciaire du territoire. Le tribunal a écarté le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature ayant été régulièrement accordée. Il a également jugé que la communication du dossier administratif n'était pas nécessaire, le contradictoire ayant été respecté. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment ses articles L. 721-3 et L. 922-2.
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne ayant rejeté la demande de regroupement familial de M. A pour son fils. Le tribunal juge que le requérant remplissait les conditions de ressources et de logement prévues aux articles L. 434-2, L. 434-7 et L. 434-8 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est l'annulation de la décision et l'injonction au préfet de réexaminer la demande.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a examiné la demande de suspension de la décision implicite de rejet du renouvellement de la carte de séjour de Mme A, ressortissante pakistanaise, par le préfet du Val-de-Marne. Le préfet a soutenu qu'il n'y avait plus lieu de statuer, la fabrication d'une carte de séjour pluriannuelle ayant été lancée. Le juge des référés a constaté que la délivrance effective du titre n'était pas établie et que la requérante restait en situation précaire, justifiant l'urgence. Il a donc rejeté l'exception de non-lieu et fait droit à la demande de suspension, en application des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A B, ressortissant tunisien, contestant le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Le requérant invoquait notamment l'insuffisance de motivation de la décision, un vice de procédure pour absence de saisine de la commission du titre de séjour, et la méconnaissance des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le requérant n'avait pas demandé la communication des motifs de la décision implicite dans les délais requis, et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. A B, incluant sa demande d'injonction et celle relative aux frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de M. A, ressortissant algérien, contestant un arrêté préfectoral du 27 juin 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le requérant invoquait notamment la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'accord franco-algérien de 1968. Le tribunal a rejeté l'ensemble des moyens soulevés, estimant que la décision était suffisamment motivée et proportionnée. En conséquence, la requête a été rejetée, confirmant la légalité de l'arrêté préfectoral.
Le Tribunal administratif de Melun a examiné deux requêtes de la SCI FABOSI concernant des décisions du maire de Nangis. La première requête (n° 2207856) visait l'annulation d'un arrêté du 14 février 2022 refusant un permis de démolir, tandis que la seconde (n° 2207857) contestait l'arrêté du 25 février 2022 retirant une décision tacite de non-opposition à déclaration préalable de division de terrain. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la SCI FABOSI, jugeant notamment que l'arrêté de refus de permis de démolir était suffisamment motivé et légal, et que le retrait de la décision tacite était justifié par des motifs valables, incluant des substitutions de motifs fondées sur le règlement du plan local d'urbanisme (articles UC 5, UC 15, UC 16) et l'article L. 350-3 du code de l'environnement. La commune de Nangis a obtenu le remboursement de ses frais de justice à hauteur de 1 500 euros.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant ivoirien, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français pris par la préfète du Val-de-Marne le 17 mars 2023. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, la délégation de signature étant régulière. Il a également rejeté le moyen tiré de l'erreur de fait, le bulletin n°2 du casier judiciaire de l'intéressé mentionnant vingt condamnations pénales entre 1986 et 1997, malgré ses allégations contraires. Enfin, le tribunal a estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour M. A de justifier de sa vie privée et familiale en France, notamment de sa paternité et de son insertion professionnelle.
Cette décision du Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, concerne la demande de la commune de Villeneuve-Saint-Georges de suspendre l'arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 convoquant les électeurs pour des élections municipales partielles. La commune contestait la compétence du préfet pour prendre acte des démissions de conseillers municipaux, estimant que cette compétence relevait exclusivement du maire en vertu de l'article L. 2121-4 du code général des collectivités territoriales. Le juge des référés a rejeté la requête, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie, la commune s'étant elle-même placée dans la situation qu'elle invoquait en tardant à statuer sur les démissions. Aucune suspension n'a donc été ordonnée, et la demande de frais de justice a été rejetée.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame B, ressortissante marocaine, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d’admission exceptionnelle au séjour en tant que salariée. Le juge a constaté que l’absence de réponse de l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, la mesure sollicitée était devenue inutile et aurait fait obstacle à l’exécution de cette décision administrative. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée.
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de M. B D et Mme A F épouse D, ressortissants camerounais, contestant le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de prolonger leur visa de court séjour. Le tribunal a appliqué l'article 33 du règlement (CE) n° 810/2009, qui permet la prolongation d'un visa en cas de force majeure, de raisons humanitaires ou de raisons personnelles graves. Il a annulé les décisions implicites de refus, considérant que les requérants avaient démontré l'existence de raisons humanitaires, notamment les certificats médicaux attestant de la nécessité pour Mme D de rester aux côtés de son époux pendant son traitement médical. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer les demandes dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 16 mars 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Mme A, ressortissante sénégalaise, et l'a obligée à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision méconnaît l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, compte tenu de la durée de résidence continue de la requérante depuis 2016, de son intégration professionnelle stable (CDI depuis 2019) et de l'intensité de ses liens familiaux en France. La solution retenue est l'annulation des décisions attaquées, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. A, ressortissant sri-lankais, qui demandait qu’il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de le convoquer pour déposer une demande de renouvellement de sa carte de résident. Le requérant s’est désisté après avoir obtenu la remise de son titre de séjour le 23 septembre 2024. Aucune des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile n’a été appliquée au fond, la procédure ayant pris fin par le désistement.
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. et Mme C d’un recours en excès de pouvoir contre le rejet de leur demande d’autorisation d’instruction en famille pour leur fille, fondée sur son état de santé (trouble de l’attention). La juridiction a rejeté la requête, estimant que les éléments fournis, notamment l’absence de certificat médical récent et le caractère non établi de l’insuffisance des dispositifs scolaires, ne démontraient pas que l’intérêt supérieur de l’enfant justifiait une dérogation au principe de scolarisation. La décision s’appuie sur les articles L. 131-5 et R. 131-11-2 du code de l’éducation, qui subordonnent l’autorisation à des motifs stricts et à la production de pièces médicales probantes.
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 13 mai 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine a obligé une ressortissante espagnole à quitter le territoire français sans délai, avec interdiction de circulation d’un an. Le juge estime que les faits de violences conjugales reprochés, non suivis de condamnation ou de poursuites, ne constituent pas une menace réelle, actuelle et suffisamment grave pour un intérêt fondamental de la société. La décision est fondée sur une erreur d’appréciation au regard de l’article L. 251-1 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté préfectoral du 7 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant invoquait une méconnaissance de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, en raison de risques en cas de retour en Turquie, ainsi qu'un défaut de procédure contradictoire. Le tribunal a écarté ces moyens, estimant que M. A n'apportait pas d'éléments probants sur les menaces personnelles alléguées, sa demande d'asile ayant été définitivement rejetée. La décision s'appuie sur les articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'article 3 de la Convention européenne.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait l'arrêté du 8 mars 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que l'arrêté ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, faute pour le requérant d'établir une vie privée et familiale en France, et qu'il n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation. Concernant la décision fixant le pays de renvoi, le tribunal a jugé que M. A n'apportait pas la preuve des risques personnels de traitements contraires à l'article 3 de la Convention en cas de retour en Turquie. La solution retenue est le rejet de la requête, sur le fondement des articles L. 721-3 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. C, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 17 avril 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal écarte l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, l'insuffisance de motivation, le défaut d'examen de sa situation, et la violation du droit d'être entendu garanti par l'article 41 de la Charte des droits fondamentaux de l'Union européenne. Il juge que la décision, fondée sur le 5° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légale et que la menace à l'ordre public est établie par la condamnation pénale de l'intéressé. La demande d'aide juridictionnelle provisoire est devenue sans objet.
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné les requêtes de M. B D et de Mme A F épouse D, ressortissants camerounais, contestant le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de prolonger leur visa de court séjour. Le tribunal a joint les deux affaires et s'est fondé sur l'article 33 du règlement (CE) n° 810/2009, qui permet la prolongation d'un visa en cas de force majeure, de raisons humanitaires ou de raisons personnelles graves. Il a annulé les décisions implicites de refus, considérant que les requérants avaient démontré l'existence de raisons humanitaires justifiant la prolongation, notamment en raison de l'état de santé de M. D nécessitant un traitement médical. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer les demandes dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, de nationalité congolaise, qui contestait le refus de titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français et la fixation du pays de renvoi pris par la préfète du Val-de-Marne le 21 avril 2023. La requérante invoquait notamment une procédure irrégulière liée à l'avis du collège de médecins de l'OFII, une erreur manifeste d'appréciation sur son état de santé et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a jugé que la décision de refus de titre de séjour n'était pas entachée d'un défaut d'examen particulier et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de la requête, sans qu'il soit fait droit aux demandes d'injonction ou de frais de justice.