Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2206003(TA77-2206003)
Le tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet de Seine-et-Marne, a mis fin à l'astreinte de 50 euros par mois prononcée le 30 juillet 2021 pour contraindre l'État à héberger Mme A. Le préfet a justifié du relogement de l'intéressée depuis le 12 mai 2022, exécutant ainsi l'injonction. En conséquence, l'astreinte est liquidée définitivement pour la période du 1er octobre 2021 au 12 mai 2022, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA77-2406491(TA77-2406491)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a constaté que Mme B avait été relogée le 26 décembre 2023 dans un logement de type T4, exécutant ainsi l'injonction prononcée par un jugement du 3 juin 2019. Cette décision met fin à l'astreinte de 100 euros par mois qui avait été prononcée à l'encontre de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal procède à la liquidation définitive de l'astreinte, en tenant compte de la période d'inexécution entre le 1er août 2019 et la date du relogement, et ordonne le versement du solde dû au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA77-2410864(TA77-2410864)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, reconnue prioritaire et devant être logée en urgence par la commission de médiation, afin d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui attribuer un logement. Le préfet a informé le tribunal que Mme A avait été relogée le 27 novembre 2024 dans un logement social de type T3. Constatant que la demande était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur la requête en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2500516(TA77-2500516)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B A, ressortissante algérienne mariée à un Français. La requérante demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de traiter sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, après que ses trois demandes de certificat de résidence "conjoint de français" aient été clôturées. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le seul fait de se voir opposer un refus de titre de séjour ne constituant pas une circonstance particulière justifiant une intervention à très bref délai. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales.
N° TA77-2415717(TA77-2415717)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 8 décembre 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de droit et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.
N° TA77-2311522(TA77-2311522)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante serbe, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision de refus de séjour suffisamment motivée. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, fondés sur l'exception d'illégalité du refus de séjour, ont été rejetés.
N° TA77-2304246(TA77-2304246)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant un titre de séjour à une ressortissante indienne. Le juge estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de la durée de sa vie commune avec son époux titulaire d'une carte de résident et de la scolarisation de son enfant en France.
N° TA77-2302594(TA77-2302594)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 3 janvier 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un certificat de résidence de dix ans à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal juge que la préfète a commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une condition d'intégration républicaine, alors que cette disposition ne s'applique pas aux ressortissants algériens relevant de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est l'annulation pour méconnaissance du champ d'application de la loi, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.
N° TA77-2302515(TA77-2302515)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante indienne, prise par le préfet de Seine-et-Marne. Cette annulation est motivée par le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.
N° TA77-2209822(TA77-2209822)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, détenu, qui contestait la décision du 27 septembre 2022 prolongeant son placement à l'isolement jusqu'au 1er janvier 2023. Le tribunal a jugé que la décision, signée par un sous-directeur dûment habilité par délégation de la Première ministre (en raison du déport du garde des sceaux), n'était entachée d'aucune incompétence. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de forme, d'un défaut de motivation, d'une méconnaissance du code pénitentiaire et d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code pénitentiaire et les décrets relatifs aux délégations de signature.
N° TA77-2415842(TA77-2415842)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 16 décembre 2024 par laquelle l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé à M. A, ressortissant éthiopien, le bénéfice des conditions matérielles d'accueil. Le juge estime que le requérant justifiait d'un motif légitime pour n'avoir pas déposé sa demande d'asile dans le délai de 90 jours, dès lors que le retard était imputable à l'administration (problèmes informatiques et convocation tardive). Cette décision est fondée sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal enjoint à l'OFII de réexaminer la situation de M. A dans un délai de quinze jours.
N° TA77-2109980(TA77-2109980)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, agent territorial, d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du maire d’Ozoir-la-Ferrière de soumettre à la commission de réforme sa demande de reconnaissance de l’imputabilité au service d’un accident survenu le 27 mai 2021. En cours d’instance, la commune a pris un arrêté le 7 avril 2022 reconnaissant cette imputabilité et a versé les indemnités correspondantes, ce qui a implicitement retiré les décisions contestées. Le tribunal a donc constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, les décisions attaquées ayant perdu leur objet. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.
N° TA77-2408225(TA77-2408225)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. B, qui demandait le versement de 448,44 euros pour des astreintes effectuées pour la commune de Roissy-en-Brie. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car il n’appartient pas au juge administratif de se prononcer sur un recours administratif d’un agent public ni de prononcer des injonctions à titre principal. La décision est fondée sur le 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant de rejeter sans instruction les requêtes irrecevables.
N° TA77-2409112(TA77-2409112)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 juillet 2024 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et lui interdisant le retour pendant trois ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, de l'insuffisance de motivation, de la méconnaissance du principe du contradictoire et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est le rejet de la requête, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales fondées sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
N° TA77-2200019(TA77-2200019)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 29 octobre 2021 par lequel le maire de Villejuif a muté d'office M. B, ingénieur principal territorial, sur un poste de chargé de mission. Le tribunal juge que cette mutation constitue une sanction déguisée, car elle a porté atteinte à la situation professionnelle de l'agent (perte de rémunération) et a été motivée par l'intention de le sanctionner en raison de son comportement, sans que l'intérêt du service soit établi. La décision est fondée sur les articles 52 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 et le code général de la fonction publique.
N° TA77-2312757(TA77-2312757)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours pour excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de Seine-et-Marne du 11 novembre 2023 rejetant sa demande de logement prioritaire et urgente. Par un acte du 14 janvier 2025, Mme B s’est désistée purement et simplement de sa requête. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance. Aucune autre mesure n’a été prononcée.
N° TA77-2002812(TA77-2002812)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun concerne la liquidation d'une astreinte prononcée à l'encontre de l'État pour le relogement de Mme C. Le préfet de Seine-et-Marne a demandé la fin de l'astreinte en justifiant du relogement effectif de l'intéressée le 1er février 2020, ce qui n'est pas contesté. Le tribunal constate l'exécution de l'injonction et ordonne la fin de l'astreinte, ainsi que sa liquidation définitive en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA77-2002808(TA77-2002808)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet de Seine-et-Marne, a mis fin et liquidé définitivement l'astreinte de 150 euros par mois prononcée à l'encontre de l'État pour défaut de relogement de M. B. Le relogement effectif de l'intéressé dans un logement de type T4 le 16 janvier 2020 a été constaté, justifiant l'exécution de l'injonction. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Le solde de l'astreinte est calculé en fonction de la période d'inexécution entre le 1er mars 2019 et la date du relogement, déduction faite des versements semestriels déjà effectués au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA77-2202004(TA77-2202004)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B contestant la décision du maire de Créteil du 6 décembre 2021 fixant son taux d'incapacité permanente partielle à 15 % pour les séquelles physiques et 5 % pour les séquelles psychiques suite à un accident de trajet. La juridiction a relevé d'office que le courrier du 6 décembre 2021 constituait un acte préparatoire dans le cadre de la procédure d'attribution de l'allocation temporaire d'invalidité prévue par le décret n° 2005-441 du 2 mai 2005, et ne faisait donc pas grief au requérant. Par conséquent, les conclusions tendant à son annulation ont été déclarées irrecevables.
N° TA77-2206113(TA77-2206113)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de M. B D, détenu, qui contestait les décisions des 31 mai et 16 juin 2022 prolongeant son placement à l'isolement jusqu'au 27 août 2022. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'autorité signataire, les vices de procédure, l'insuffisance de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code pénitentiaire, notamment l'article R. 213-23, et les décrets relatifs aux attributions des ministres. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice ont également été rejetées.