Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2409119(TA77-2409119)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet de Seine-et-Marne, a mis fin à l'astreinte de 200 euros par mois prononcée en 2016 contre l'État pour défaut de relogement de M. A. Le préfet a justifié du relogement effectif de l'intéressé le 12 octobre 2016, soit avant l'échéance fixée par le jugement. En conséquence, le tribunal a ordonné la liquidation définitive de l'astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2409121(TA77-2409121)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par le préfet de Seine-et-Marne pour mettre fin et liquider définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État par un jugement du 31 octobre 2015, qui enjoignait le relogement de Mme A sous astreinte de 300 euros par mois. Le préfet justifie avoir relogé Mme A le 1er mars 2016, ce que l'intéressée ne conteste pas. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal constate l'exécution de l'injonction et ordonne la fin de l'astreinte, ainsi que sa liquidation définitive en fonction de la période d'inexécution.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2500516(TA77-2500516)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Madame B A, ressortissante algérienne mariée à un Français. La requérante demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne de traiter sa demande de titre de séjour et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour, après que ses trois demandes de certificat de résidence "conjoint de français" aient été clôturées. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le seul fait de se voir opposer un refus de titre de séjour ne constituant pas une circonstance particulière justifiant une intervention à très bref délai. La requête est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2405526(TA77-2405526)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. En cours d’instance, la préfète du Val-de-Marne a délivré à l’intéressée un titre de séjour valable dix ans, rendant sans objet les conclusions à fin d’annulation et d’injonction. Par ordonnance fondée sur l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. Il a en revanche condamné l’État à verser 1 200 euros à Mme A au titre de l’article L. 761-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2411195(TA77-2411195)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue le 16 janvier 2025, donne acte du désistement d'office de M. B A, qui contestait le refus implicite de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'a pas répondu dans le délai imparti d'un mois. En application de cet article, il est réputé s'être désisté de l'ensemble de ses conclusions, ce dont il est donné acte par l'article 1er de l'ordonnance.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2406491(TA77-2406491)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a constaté que Mme B avait été relogée le 26 décembre 2023 dans un logement de type T4, exécutant ainsi l'injonction prononcée par un jugement du 3 juin 2019. Cette décision met fin à l'astreinte de 100 euros par mois qui avait été prononcée à l'encontre de l'État sur le fondement de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal procède à la liquidation définitive de l'astreinte, en tenant compte de la période d'inexécution entre le 1er août 2019 et la date du relogement, et ordonne le versement du solde dû au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2407994(TA77-2407994)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B épouse C, qui contestait la délibération du jury du concours interne d’adjoint technique principal, session 2024, organisé par le centre départemental de gestion de la fonction publique territoriale de Seine-et-Marne. La requérante soutenait qu’elle aurait dû être admise en raison du nombre de postes disponibles, mais ce moyen a été jugé manifestement insusceptible de venir au soutien de sa demande. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, l’affaire a été tranchée par ordonnance, sans instruction complémentaire, faute de précisions suffisantes. La solution retenue est le rejet de la requête pour irrecevabilité du moyen invoqué.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2304246(TA77-2304246)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite du préfet de Seine-et-Marne refusant un titre de séjour à une ressortissante indienne. Le juge estime que ce refus méconnaît l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, compte tenu de la durée de sa vie commune avec son époux titulaire d'une carte de résident et de la scolarisation de son enfant en France.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2209822(TA77-2209822)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, détenu, qui contestait la décision du 27 septembre 2022 prolongeant son placement à l'isolement jusqu'au 1er janvier 2023. Le tribunal a jugé que la décision, signée par un sous-directeur dûment habilité par délégation de la Première ministre (en raison du déport du garde des sceaux), n'était entachée d'aucune incompétence. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de forme, d'un défaut de motivation, d'une méconnaissance du code pénitentiaire et d'une erreur manifeste d'appréciation. La solution s'appuie notamment sur les dispositions du code pénitentiaire et les décrets relatifs aux délégations de signature.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2302515(TA77-2302515)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour de Mme A, ressortissante indienne, prise par le préfet de Seine-et-Marne. Cette annulation est motivée par le défaut de communication des motifs de la décision implicite, en méconnaissance de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal enjoint au préfet de réexaminer la situation de Mme A dans un délai de quatre mois et de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. L'État est condamné à verser 1 000 euros à Mme A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2311522(TA77-2311522)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, ressortissante serbe, qui contestait l'arrêté préfectoral du 2 octobre 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de renvoi. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence du signataire, la délégation de signature étant régulière, et a jugé la décision de refus de séjour suffisamment motivée. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait ni les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. En conséquence, les moyens soulevés contre l'obligation de quitter le territoire et la décision fixant le pays de destination, fondés sur l'exception d'illégalité du refus de séjour, ont été rejetés.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2207411(TA77-2207411)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, détenu, qui demandait l'annulation de la décision du 4 juillet 2022 prolongeant son placement à l'isolement jusqu'au 1er octobre 2022. Le tribunal a jugé que la décision, signée par une directrice adjointe de la secrétaire générale du Gouvernement, émanait d'une autorité compétente en raison du déport du garde des sceaux, et que les moyens soulevés (incompétence, vice de forme, vices de procédure, défaut de motivation, erreur manifeste d'appréciation) n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur la demande d'aide juridictionnelle provisoire devenue sans objet. Les textes appliqués incluent le code pénitentiaire (notamment l'article R. 213-25), le décret n° 59-178 du 22 janvier 1959 et le décret n° 2022-847 du 2 juin 2022.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2302594(TA77-2302594)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 3 janvier 2023 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé de délivrer un certificat de résidence de dix ans à M. A, ressortissant algérien. Le tribunal juge que la préfète a commis une erreur de droit en se fondant sur l'article L. 413-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui impose une condition d'intégration républicaine, alors que cette disposition ne s'applique pas aux ressortissants algériens relevant de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La solution retenue est l'annulation pour méconnaissance du champ d'application de la loi, sans qu'il soit besoin d'examiner les autres moyens.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415717(TA77-2415717)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B C, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du 8 décembre 2024 du préfet de la Seine-Saint-Denis lui faisant obligation de quitter le territoire français, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de quatre ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut de motivation, l'erreur de droit et la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales précitées.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2111998(TA77-2111998)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A, attaché principal de la commune de Limeil-Brévannes, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision implicite de rejet du maire refusant de reconnaître l’imputabilité au service de son syndrome dépressif. Le tribunal a rejeté la fin de non-recevoir soulevée par la commune, estimant que la décision implicite était bien née du silence gardé sur la demande de l’agent. Sur le fond, il a annulé cette décision au motif que la commune n’avait pas saisi la commission départementale de réforme pour avis préalablement, en méconnaissance des dispositions de l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983 et du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987. Il a enjoint à la commune de réexaminer la demande de M. A après avoir recueilli l’avis de cette commission.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2111879(TA77-2111879)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné la requête de Mme B, agent territorial, contestant l'arrêté du maire d'Ozoir-la-Ferrière du 27 octobre 2021 la plaçant en congé de maladie ordinaire à demi-traitement. La commune soutenait un non-lieu à statuer en raison d'arrêtés postérieurs reconnaissant l'imputabilité au service de l'accident, mais le tribunal a écarté cette exception, faute pour la commune de démontrer avoir régularisé la situation administrative et pécuniaire de l'agent pour la période litigieuse. Sur le fond, le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, en application des articles L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique, au motif que la décision était entachée d'une erreur de droit, l'accident étant finalement reconnu imputable au service.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2500393(TA77-2500393)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A, ressortissante nigérienne, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, la requérante n'ayant pas justifié de circonstances particulières nécessitant une intervention à très bref délai, et que la demande était mal fondée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-5 et R. 431-15-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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TA77-2500443(TA77-2500443)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant béninois, qui demandait la délivrance ou le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le récépissé de l'intéressé n'expirant que dans dix jours, ce qui ne justifiait pas une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par cet article. La requête a été rejetée comme manifestement mal fondée en application de l'article L. 522-3 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410779(TA77-2410779)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant malien, pour suspendre l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 14 août 2024 refusant son titre de séjour. Le juge rappelle que l'administration ne peut reprendre une décision identique à celle déjà suspendue sans remédier au vice ayant motivé la suspension initiale. En l'espèce, le préfet a confirmé son refus sans avoir corrigé l'illégalité relevée par l'ordonnance du 7 décembre 2023, méconnaissant ainsi l'autorité de la chose jugée. La condition d'urgence est présumée remplie et le moyen tiré de la violation de l'article L. 435-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile est propre à créer un doute sérieux. L'exécution de l'arrêté du 14 août 2024 est suspendue.

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TA77-2410445(TA77-2410445)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B, ressortissant sénégalais, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'instruire sa demande de titre de séjour "vie privée et familiale" et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que le silence de l'administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet le 1er juillet 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande de M. B, qui visait à obtenir une mesure utile et provisoire, était devenue sans objet et faisait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui a conduit au rejet de la requête.

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