Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

42 801 décisions disponibles — page 839/2141

OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2500042(TA77-2500042)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, un ressortissant algérien de 80 ans, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de son certificat de résidence de dix ans. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement. En conséquence, la mesure sollicitée est jugée inutile et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui conduit au rejet de la requête.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2300235(TA77-2300235)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. A B, qui contestait une contrainte de Pôle emploi (France Travail) pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique (ASS). Le juge a rappelé que ce litige, tendant à la décharge d’une somme d’argent, est soumis à l’obligation de représentation par avocat en application de l’article R. 431-2 du code de justice administrative. M. B, invité à régulariser sa requête, n’a pas désigné d’avocat ni justifié d’une demande d’aide juridictionnelle dans le délai imparti. La requête a donc été rejetée sur le fondement du 4° de l’article R. 222-1 du même code.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413433(TA77-2413433)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant ukrainien bénéficiaire de la protection subsidiaire, d'une demande d'injonction visant à obtenir une convocation pour retirer son titre de séjour. Le juge des référés a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet du Val-de-Marne avait délivré à l'intéressé une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 18 mai 2025. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, estimant que la mesure sollicitée était devenue sans objet, et a rejeté les conclusions présentées au titre des frais de justice.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411472(TA77-2411472)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet de titre de séjour formée par M. A B. Le juge a estimé que la condition d'urgence, nécessaire pour suspendre la décision sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie. Il a relevé que le requérant se maintient en situation irrégulière depuis 2015 et que les éléments fournis, notamment une promesse d'embauche et l'invalidité de son épouse, ne suffisaient pas à démontrer une atteinte grave et immédiate à sa situation. En conséquence, la requête a été rejetée sans qu'il soit besoin d'examiner les moyens de légalité soulevés.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2413422(TA77-2413422)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint à la préfète du Val-de-Marne de convoquer Madame A B, ressortissante marocaine, pour lui remettre un récépissé de demande de changement de statut vers la mention "salarié". La requérante, dont le titre de séjour arrivait à expiration, justifiait d'une autorisation de travail et d'un avis favorable à sa demande, remplissant les conditions de l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Le juge a estimé la condition d'urgence remplie et la mesure utile, ordonnant la délivrance de la convocation sous astreinte de 150 euros par jour de retard passé un délai de sept jours.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412933(TA77-2412933)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de Mme B, qui contestait une lettre de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris du 3 octobre 2024 relative à sa mise à la retraite pour invalidité. Le juge estime que cette lettre ne constitue pas une décision faisant grief, car elle se borne à solliciter des pièces pour compléter un dossier de pension, sans se prononcer sur l’imputabilité au service ou l’admission à la retraite. À titre surabondant, la requête est irrecevable faute de requête distincte en annulation, en méconnaissance de l’article R. 522-1 du code de justice administrative. L’ordonnance est rendue sur le fondement de l’article L. 522-3 du même code, en l’absence d’urgence et de moyen sérieux.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2500012(TA77-2500012)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait une injonction à l'encontre du directeur de la police aux frontières de l'aéroport d'Orly pour obtenir une attestation employeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de circonstances particulières, et a appliqué la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code. Les conclusions accessoires au titre de l'article L. 761-1 ont également été rejetées.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413566(TA77-2413566)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme B, ressortissante algérienne, qui demandait qu'il soit ordonné au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé et d'accélérer l'instruction de sa demande de changement de statut. Le tribunal constate que l'administration a opposé une décision implicite de rejet à sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la mesure sollicitée est jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2500028(TA77-2500028)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé liberté sur le fondement de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A, ressortissante camerounaise, qui demandait la délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le délai de deux semaines entre le dépôt de la demande et la requête est insuffisant pour caractériser une situation d’urgence particulière justifiant une intervention dans les 48 heures. La solution retenue est fondée sur l’absence d’urgence au sens de l’article L. 521-2 du code de justice administrative, et la requête est rejetée par ordonnance motivée en application de l’article L. 522-3 du même code.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412301(TA77-2412301)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant brésilien marié à une Française. Le juge rappelle que le silence gardé par la préfète du Val-de-Marne pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour le 24 février 2024, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il estime qu'il n'appartient pas au juge des référés d'enjoindre à l'administration de délivrer un titre ou de communiquer les motifs d'un refus implicite, et que la demande ne présente pas le caractère d'urgence requis.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2411432(TA77-2411432)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de renouveler le titre de séjour de M. B, ressortissant algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le requérant, qui sollicitait un changement de statut vers la mention "visiteur", ne justifiait pas de circonstances particulières rendant nécessaire une mesure provisoire immédiate, malgré la présomption d'urgence applicable en cas de refus de renouvellement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2413893(TA77-2413893)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant tunisien titulaire d’une carte de séjour « passeport talent – salarié en mission », qui sollicitait une injonction pour déposer une demande de changement de statut vers celui de « passeport talent – carte bleue européenne ». Le juge a rejeté la requête, considérant que la demande de changement de statut relevait d’une procédure spécifique non prévue par la plateforme numérique, mais que la condition d’urgence n’était pas établie et que la mesure sollicitée faisait obstacle à l’exécution d’une décision administrative implicite. La décision s’appuie sur l’accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et les articles L. 421-11 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2413829(TA77-2413829)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant camerounais, afin d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui remettre sa carte de séjour « étudiant », dont la fabrication avait été annoncée dès septembre 2023. En cours d’instance, le préfet a convoqué l’intéressé le 27 novembre 2024 pour la remise du titre, ce qui a conduit le juge à constater un non-lieu à statuer sur la demande principale. Le tribunal a toutefois condamné l’État à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2413858(TA77-2413858)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. B, ressortissant algérien, d'une demande d'injonction visant à débloquer la plateforme de l'Administration numérique pour les étrangers en France afin de lui permettre de renouveler son titre de séjour. La préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 27 novembre 2024 pour le dépôt de sa demande et la délivrance d'un récépissé. Le tribunal a constaté que cette convocation rendait sans objet les conclusions de M. B, et a donc prononcé un non-lieu à statuer sur la requête. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2414811(TA77-2414811)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 8 octobre 2024 par laquelle le préfet du Val-de-Marne avait classé sans suite la demande de naturalisation de M. B. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 en classant la demande avant l'expiration du délai de deux mois imparti à M. B pour produire des pièces complémentaires. La solution retenue est fondée sur le fait qu'une réponse incomplète ne peut justifier un classement sans suite avant le terme du délai fixé par la mise en demeure.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412294(TA77-2412294)

Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. C, ressortissant haïtien, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de régularisation. Le juge des référés constate que le silence gardé par l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Dès lors, la demande de M. C est dépourvue d'utilité et ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La requête est donc rejetée, le requérant étant invité à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé-suspension.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2412381(TA77-2412381)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision de refus d’autorisation d’instruction en famille présentée par les parents d’une enfant de six ans atteinte d’un trouble de l’attention. Les requérants invoquaient l’urgence liée à la situation médicale de leur fille, mais le juge a estimé que cette condition n’était pas remplie, notamment en raison du caractère rapproché de l’audience au fond prévue pour la requête en annulation. La décision a été rendue sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2413857(TA77-2413857)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer M. A, ressortissant algérien titulaire d’un certificat de résidence « retraité », afin qu’il puisse déposer sa demande de changement de statut pour raisons de santé. Le juge a estimé que la convocation précédente, envoyée à une adresse en Algérie malgré une adresse française connue, n’était pas établie comme ayant été reçue, caractérisant ainsi une carence administrative. La solution retenue impose une nouvelle convocation sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, sur le fondement des articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 426-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2500009(TA77-2500009)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. C qui demandait le maintien immédiat de son fils au service de néonatologie de l'hôpital de Bicêtre et l'interdiction de tout transfert sans son consentement. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le courrier de l'hôpital évoquant une concertation avec les parents pour organiser la transition et non un transfert imminent. Il a également rappelé qu'il ne lui appartient pas d'obliger un médecin à rédiger un rapport détaillé sur l'état de santé d'un patient en dehors d'une procédure d'expertise. La requête a été rejetée dans toutes ses conclusions.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2412291(TA77-2412291)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante bangladaise, majeure et membre de famille d’un réfugié, qui ne pouvait déposer sa demande de titre de séjour en raison d’une erreur d’enregistrement de son visa sur la plateforme ANEF. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l’intéressée le 14 octobre 2024 pour lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour, le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction. L’État a été condamné à verser 1 200 euros à la requérante au titre des frais de justice.

Résumé IA