Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415047(TA77-2415047)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, qui contestait un arrêté du préfet de police de Paris du 30 novembre 2024 lui interdisant de retourner sur le territoire français pour une durée de douze mois. Le juge a constaté que la requête, enregistrée le 5 décembre 2024, avait été introduite après l’expiration du délai de recours de quarante-huit heures prévu à l’article L. 921-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Cette irrecevabilité manifeste a conduit au rejet de la demande, sans examen au fond.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2411215(TA77-2411215)

Le Tribunal administratif de Melun a ordonné une expertise médicale à la demande de Mme C, enseignante victime d’un accident de service le 11 janvier 2024, afin d’évaluer l’étendue de son préjudice. La demande a été jugée utile sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative. Le tribunal a rejeté la demande de pré-rapport et rappelé que l’expert peut solliciter l’autorisation de s’adjoindre un sapiteur. Il a également admis l’intervention de l’assureur de la commune et mis hors de cause la CPAM, le litige relevant d’un accident de service. Les frais d’expertise seront fixés ultérieurement.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400690(TA77-2400690)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. D et Mme E, ressortissants algériens, contre les arrêtés du 29 septembre 2023 leur refusant un certificat de résidence "vie privée et familiale" et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant, ainsi que de l'article 6§5 de l'accord franco-algérien. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, estimant que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne portaient pas une atteinte disproportionnée à leur droit au respect de la vie privée et familiale. La solution retenue s'appuie sur les stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et les conventions internationales précitées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415571(TA77-2415571)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant marocain, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 5 décembre 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de cinq ans. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut de motivation, de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et la Convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408932(TA77-2408932)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande de M. A B, ressortissant tunisien, qui sollicitait une injonction pour obtenir un rendez-vous en vue de déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressé le 1er octobre 2024, l'urgence et l'utilité de la mesure sollicitée ont disparu. Les conclusions accessoires présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408590(TA77-2408590)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de M. A, ressortissant afghan bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, qu'il soit enjoint à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer un titre de voyage. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé peut circuler librement sur le territoire français et n'a pas justifié de circonstances particulières rendant urgente une visite à sa famille en Iran. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond du litige.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2415855(TA77-2415855)

Le Tribunal administratif de Melun annule les arrêtés du 19 décembre 2024 par lesquels le préfet de police avait obligé M. B, ressortissant malien, à quitter le territoire français sans délai, fixé le pays de destination et prononcé une interdiction de retour d'un an. La décision est motivée par l'insuffisance de motivation des arrêtés, qui se limitaient à des formules stéréotypées sans mentionner les éléments propres à la situation personnelle de M. B, notamment ses démarches pour solliciter l'asile, en méconnaissance de l'article L. 613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal relève également un défaut d'examen sérieux de la situation de l'intéressé. En conséquence, il annule les arrêtés et ordonne qu'il soit mis fin aux mesures de surveillance, M. B devant se voir délivrer une autorisation provisoire de séjour.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408557(TA77-2408557)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté du maire de Brie-Comte-Robert du 9 juillet 2024 ordonnant l’évacuation sous 48 heures des occupants d’une parcelle située sur l’emprise d’une route départementale. Les requérants invoquaient notamment l’incompétence du maire en raison de l’étatisation de la police, l’insuffisance de motivation, et la méconnaissance de diverses garanties procédurales et droits fondamentaux. Le tribunal a rejeté l’ensemble des moyens, en considérant que l’arrêté était fondé sur les pouvoirs de police du maire au titre de l’article L. 2212-2 du code général des collectivités territoriales pour assurer la sécurité et la salubrité publiques. La solution retenue est le rejet de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2408815(TA77-2408815)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant ivoirien, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous en préfecture pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 12 septembre 2024, rendant sans objet les conclusions principales. Le juge a donc prononcé un non-lieu à statuer sur ces conclusions et rejeté la demande de frais irrépétibles, faute de circonstances particulières justifiant une condamnation de l'État.

Résumé IA
DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2209968(TA77-2209968)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de la société ALS, qui sollicitait la condamnation de l’État à lui verser 340 959,52 euros en réparation du préjudice résultant de l’illégalité fautive de l’arrêté du 24 novembre 2020 du maire de Cachan, la mettant en demeure d’interrompre des travaux. La société s’étant désistée de son recours en annulation contre cet arrêté, le tribunal a jugé que l’autorité de la chose jugée faisait obstacle à ce qu’elle invoque l’illégalité de l’acte pour engager la responsabilité de l’État. La requête a été rejetée, sans qu’il soit besoin d’examiner les autres moyens, sur le fondement des principes régissant l’autorité de la chose jugée et des dispositions du code de justice administrative.

Résumé IA
OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2408870(TA77-2408870)

Le Tribunal administratif de Melun a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la requête de Mme B, qui contestait le refus implicite de renouvellement de son titre de séjour par le préfet du Val-de-Marne. En effet, l'administration a délivré à l'intéressée un titre de séjour pluriannuel valable jusqu'en 2026, rendant ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction sans objet. Sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, l'État a été condamné à verser 1 200 euros à son avocat, sous réserve de renonciation à la part contributive de l'aide juridictionnelle.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2312068(TA77-2312068)

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé l'arrêté du 2 octobre 2023 par lequel la préfète du Val-de-Marne refusait de délivrer un titre de séjour à M. B, ressortissant brésilien, et l'obligeait à quitter le territoire français. La juridiction a jugé que la préfète avait commis une erreur de droit en s'abstenant d'examiner si la situation professionnelle de M. B pouvait constituer un motif exceptionnel justifiant une admission au séjour, se fondant uniquement sur l'usage d'une fausse carte d'identité. Cette décision méconnaît les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui imposent un examen au cas par cas des motifs exceptionnels invoqués.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2500101(TA77-2500101)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par M. A sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative pour obtenir l'exécution d'une précédente ordonnance du 2 janvier 2025 enjoignant au département du Val-de-Marne de lui proposer un contrat jeune majeur. Le juge a rejeté la requête, estimant que la demande ne visait pas à modifier la mesure ordonnée mais à en réclamer l'exécution, et que le délai imparti par l'ordonnance initiale n'était pas expiré. Il a également jugé que l'information non étayée d'un refus d'exécution par le département ne constituait pas un élément nouveau justifiant une modification de la mesure. En conséquence, les conclusions de M. A ont été rejetées, sans préjudice des voies d'exécution prévues aux articles L. 911-4 et L. 911-5 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2309173(TA77-2309173)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B pour contester le refus de la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une carte de séjour "recherche d'emploi - création d'entreprise". En cours d'instance, l'intéressée a obtenu son titre de séjour, rendant sa requête sans objet. Par ordonnance du 7 janvier 2025, le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les demandes principales, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative. Il a toutefois condamné l'État à verser 800 euros à Mme B au titre des frais irrépétibles, en application de l'article L. 761-1 du même code.

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OrdonnanceExcès de pouvoirANNULE

TA77-2301328(TA77-2301328)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une contrainte émise par la caisse d’allocations familiales de Paris pour recouvrer un indu d’allocation de logement sociale. La requérante contestait le bien-fondé de la créance, affirmant avoir occupé son logement jusqu’au 31 juillet 2020. En cours d’instance, la caisse a annulé la contrainte litigieuse, rendant le litige sans objet. Le tribunal a donc constaté, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2212560(TA77-2212560)

Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 10 novembre 2022 par lequel le maire de Villejuif avait retiré le permis de construire tacite accordé à la société Premium Immobilier pour la réalisation de cinq pavillons. Le tribunal a jugé que le retrait était intervenu après l'expiration du délai de trois mois prévu à l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme, le permis tacite étant né le 28 juillet 2022. La solution retenue est l'annulation de l'arrêté de retrait pour méconnaissance des dispositions de l'article L. 424-5 du code de l'urbanisme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2400692(TA77-2400692)

Le Tribunal administratif de Melun a examiné les recours de M. D et Mme E, ressortissants algériens, contre les arrêtés du 29 septembre 2023 leur refusant un certificat de résidence "vie privée et familiale" et les obligeant à quitter le territoire. Les requérants invoquaient notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a rejeté leurs demandes d'annulation, considérant que les décisions attaquées étaient légales au regard des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et des textes conventionnels invoqués.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2301997(TA77-2301997)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par des propriétaires voisins d’un projet de construction d’un immeuble de quatorze logements à Vincennes, contestant le permis de construire initial du 19 octobre 2022 et son transfert du 9 janvier 2023. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance des règles du plan local d’urbanisme relatives aux hauteurs, aux espaces libres et à la protection des espaces verts. Le tribunal a constaté le désistement de deux requérants et a examiné la recevabilité de la requête. Il a rejeté la requête comme irrecevable, faute pour les requérants de justifier d’un intérêt à agir suffisant, les simples allégations de voisinage immédiat n’étant pas accompagnées de la démonstration d’une atteinte aux conditions de jouissance de leurs biens. Les conclusions relatives au transfert du permis ont également été rejetées comme irrecevables.

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DécisionREJETE

TA77-2301324(TA77-2301324)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui demandait une expertise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. M. A souhaitait faire déterminer si des travaux d'installation de fibre optique, réalisés pour le compte d'Orange sur autorisation de la commune de Poigny, constituaient une emprise irrégulière sur sa propriété. Le juge des référés a estimé que cette demande portait sur des questions de droit et non sur des constatations de fait, ce que les dispositions de l'article R. 532-1 n'autorisent pas. La solution retenue est le rejet de la requête, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2212254(TA77-2212254)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande indemnitaire de M. C, qui sollicitait la condamnation du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) pour le retard dans le renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le tribunal a estimé que le délai de quatre mois entre la date à laquelle le dossier de M. C était complet (22 novembre 2021) et la délivrance de la carte (22 mars 2022) ne constituait pas un délai anormalement long, compte tenu des exigences de l'enquête administrative prévue à l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure. Aucune faute de nature à engager la responsabilité du CNAPS n'a donc été retenue, et la requête a été rejetée, y compris les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

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