Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2414375(TA77-2414375)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Le requérant demandait la suspension de l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 23 octobre 2024 lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A n'a pas justifié d'une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, notamment au regard de sa scolarité en alternance. En conséquence, la demande de suspension a été rejetée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les moyens soulevés contre la légalité de l'arrêté.
N° TA77-2414323(TA77-2414323)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a pris acte du désistement de M. B, ressortissant pakistanais, qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le désistement fait suite à la convocation de l'intéressé par la préfecture le 14 janvier 2025. Le tribunal a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle et les conclusions relatives aux frais irrépétibles, estimant qu'il n'y avait pas lieu d'y faire droit.
N° TA77-2415038(TA77-2415038)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de Mme B, qui contestait sa radiation de la liste des candidats admis au concours externe de professeurs des écoles. La requérante invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, estimant remplir les conditions du 4° de l'article 7 du décret n° 90-680 du 1er août 1990. Le juge a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, sans se prononcer explicitement sur l'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le décret précité.
N° TA77-2415030(TA77-2415030)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de l'arrêté du maire de Fontainebleau prononçant la radiation des cadres de Mme C pour abandon de poste, ainsi que des arrêtés de retenue sur traitement. La requérante, adjointe administrative en arrêt maladie, contestait la régularité de la procédure, notamment l'absence de réception des mises en demeure, et invoquait l'urgence liée à la privation de toute rémunération. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la condition d'urgence n'était pas remplie et qu'aucun moyen soulevé n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité des décisions attaquées. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 553-1 du code général de la fonction publique.
N° TA77-2403520(TA77-2403520)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé l'arrêté du 21 mars 2024 par lequel le préfet de Seine-et-Marne obligeait M. B A, ressortissant ivoirien, à quitter le territoire français, au motif d'une atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le juge a relevé que l'intéressé justifiait d'un mariage avec une compatriote en situation régulière et de la vie commune avec ses deux jeunes enfants, participant à leur entretien et éducation. En conséquence, l'ensemble des décisions contestées (obligation de quitter le territoire, refus de délai de départ volontaire, fixation du pays de destination et interdiction de retour de trois ans) ont été annulées.
N° TA77-2403705(TA77-2403705)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, un ressortissant tunisien, qui contestait un arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 21 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence du signataire et d'insuffisance de motivation, jugeant que l'arrêté était suffisamment précis et fondé sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, confirmant ainsi la légalité des décisions d'éloignement, de refus de délai de départ volontaire et d'interdiction de retour.
N° TA77-2414071(TA77-2414071)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer M. A B, réfugié soudanais titulaire d'une carte de résident, pour lui remettre son titre de voyage, sous astreinte de 100 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours. Le requérant avait obtenu une décision favorable le 18 janvier 2024, mais le document ne lui avait jamais été remis, et la convocation du 3 décembre 2024 n'a pas été établie comme ayant été effectivement reçue. Le tribunal a également condamné l'État à verser 1 500 euros au titre des frais de justice.
N° TA77-2414056(TA77-2414056)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A C, ressortissant tunisien, qui demandait d'enjoindre au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour en qualité de conjoint de français. Le juge a considéré que la mesure sollicitée n'était pas utile, dès lors que le requérant pouvait effectuer sa demande via la plateforme dédiée, conformément à l'arrêté du 31 mars 2023 pris en application de l'article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête, incluant les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413901(TA77-2413901)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante congolaise, afin d'obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour, après un dysfonctionnement de la plateforme numérique. La préfète du Val-de-Marne ayant délivré à l'intéressée, en cours d'instance, une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 19 février 2025, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales de la requête. En revanche, il a condamné l'État à verser 2 000 euros à Mme A au titre des frais de justice, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413896(TA77-2413896)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. A, ressortissant tunisien, afin d’obtenir la délivrance d’un récépissé de demande de titre de séjour l’autorisant à travailler. Le requérant s’est désisté de sa requête par un mémoire enregistré le 1er janvier 2024. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, sans se prononcer sur le fond du litige. Aucune mesure d’injonction ou d’astreinte n’a donc été ordonnée.
N° TA77-2414318(TA77-2414318)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour retirer son certificat de résidence en qualité d'étudiante, après une décision favorable obtenue en mai 2024. Le préfet opposait que l'intéressée ne s'était pas présentée à une convocation du 28 novembre 2024, mais n'a pas démontré que celle-ci en avait été informée en temps utile. Le juge a donc enjoint au préfet de convoquer la requérante sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de s'assurer de la réception effective de cette convocation, tout en rejetant la demande de frais de justice.
N° TA77-2410509(TA77-2410509)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de traiter rapidement le renouvellement de son titre de séjour et de renouveler son attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la demande a perdu son utilité, car le silence de l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, l'intéressé étant invité à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé-suspension.
N° TA77-2415972(TA77-2415972)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de difficultés d'accès au service public. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence, faute de prouver la réception par la préfecture de ses courriels de demande de rendez-vous, en application des articles L. 112-8 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans instruction contradictoire, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2414019(TA77-2414019)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer Mme B, ressortissante indienne, dans un délai de quinze jours, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale". La requérante, séparée de son conjoint et ancienne titulaire d'une carte "passeport-talent (famille)", justifiait d'une situation d'urgence et d'un dysfonctionnement de la plateforme numérique l'empêchant de déposer sa demande en ligne. La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de recevoir et d'enregistrer la demande d'un étranger dans un délai raisonnable, conformément aux principes généraux du droit au séjour.
N° TA77-2408308(TA77-2408308)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante libanaise d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par la requérante, qui n'était pas assistée d'un avocat.
N° TA77-2409439(TA77-2409439)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant sri-lankais, afin d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour retirer son titre de séjour, dont le changement d’adresse avait été accepté mais jamais suivi de remise. Le juge a constaté que, faute de précisions récentes du requérant sur d’éventuelles difficultés persistantes pour déposer sa demande de renouvellement, celui-ci devait être réputé avoir obtenu satisfaction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais irrépétibles. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2408294(TA77-2408294)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant vietnamien reconnu réfugié, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 16 juillet 2024 pour le dépôt de sa demande. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée ayant été exécutée, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2414309(TA77-2414309)
Cette requête, examinée par le juge des référés du Tribunal administratif de Melun, concerne une ressortissante malgache, Mme A, bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui n’a pu déposer sa demande de changement de statut sur la plateforme numérique de la préfecture du Val-de-Marne en raison d’un dysfonctionnement persistant. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a fait droit à sa demande en ordonnant à la préfète de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge ayant constaté l’urgence et l’impossibilité matérielle pour l’intéressée d’accéder à la plateforme administrative.
N° TA77-2408090(TA77-2408090)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine d'une demande d'injonction pour obtenir la convocation nécessaire au retrait de son titre de séjour "passeport-talent". La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer, la mesure sollicitée ayant été exécutée en cours d'instance.
N° TA77-2416148(TA77-2416148)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. A, ressortissant algérien, qui demandait d’enjoindre au préfet du Val-de-Marne de le convoquer pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a relevé que M. A avait déjà déposé sa demande et obtenu un récépissé, et que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La mesure sollicitée étant de nature à faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, la condition de l’article L. 521-3 n’était pas remplie. La requête a donc été rejetée.