Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2410430(TA77-2410430)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, ressortissante algérienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 août 2024 refusant son admission au séjour pour raisons de santé, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait une méconnaissance du 7° de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui permet la délivrance d’un certificat de résidence pour soins médicaux sous conditions. Le tribunal a annulé l’arrêté, estimant que la préfète n’avait pas justifié, au vu des pièces du dossier, que Mme A pouvait bénéficier effectivement d’un traitement approprié dans son pays d’origine, en application des stipulations de l’accord et des articles R. 425-11 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415685(TA77-2415685)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des délibérations du conseil municipal de Montévrain approuvant l’acquisition d’un immeuble pour une mairie annexe et modifiant le budget communal. La requérante invoquait l’urgence liée à l’imminence de la signature de l’acte d’achat et à la tension des finances locales. Le juge a estimé que cette seule circonstance ne suffisait pas à caractériser une urgence justifiant une suspension, faute de démonstration d’un risque grave et immédiat pour les finances publiques. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2206597(TA77-2206597)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France d’une contravention de grande voirie pour entrave à la servitude de marchepied, après que M. B a déposé des matériaux au droit de sa propriété sur la Marne. En cours d’instance, M. B a retiré les matériaux, ce qui a conduit le gestionnaire à se désister de l’action domaniale. Le tribunal a constaté ce désistement et a donné acte de la régularisation, sans prononcer d’amende ni de condamnation aux frais, l’infraction ayant cessé. La décision s’appuie sur les articles L. 2131-2, L. 2132-16 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.

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DécisionExcès de pouvoirANNULE

TA77-2415237(TA77-2415237)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née le 7 octobre 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Madame A B, ressortissante ivoirienne entrée en France à 14 ans. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, la requérante ayant besoin d'un titre pour poursuivre sa formation en alternance, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Résumé IA
DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2207690(TA77-2207690)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, première adjointe au maire de Périgny-sur-Yerres, qui contestait l'arrêté du 22 juin 2022 du maire lui retirant ses délégations de fonctions et de signature. Le tribunal a jugé que cette décision, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que le maire pouvait librement rapporter les délégations à tout moment, sous réserve de ne pas se fonder sur des motifs matériellement inexacts ou étrangers à l'intérêt communal. Il a estimé que les motifs invoqués (présence insuffisante et rupture de confiance) n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de pouvoir, en application des articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales.

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DécisionPlein contentieuxINJONCTION

TA77-2206169(TA77-2206169)

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. A. Le tribunal a jugé que les faits étaient constitutifs de la contravention prévue à l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, aucun cas de force majeure n’étant établi. Il a condamné M. A à une amende de 150 euros et lui a enjoint de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue confirme la répression de l’occupation irrégulière du domaine public, sans possibilité pour le juge de renoncer à l’amende.

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DécisionPlein contentieuxAUTRE

TA77-2416158(TA77-2416158)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé par la commune de Melun sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 14 rue du Franc Mûrier. La commune invoquait un danger pour la sécurité publique en raison de l'affaissement d'un plancher et de traces de champignons sur les poutres. Le juge a fait droit à la demande, confiant à l'expert la mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un danger (notamment imminent) et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'inscrit dans la procédure prévue aux articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2414768(TA77-2414768)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A, ressortissant guinéen, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupait sans titre. Le juge a constaté que le droit au maintien sur le territoire français de l'intéressé avait pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile et qu'il se maintenait indûment dans les lieux malgré une mise en demeure, bloquant une place destinée à l'accueil d'autres demandeurs. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement et la possibilité pour le préfet de saisir le juge pour obtenir l'évacuation du lieu. Le tribunal a également autorisé le recours à la force publique et le débarras des biens aux frais et risques de M. A.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415931(TA77-2415931)

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant égyptien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne d'enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A, présent en France depuis 2012, n'a pas justifié de circonstances particulières rendant nécessaire un enregistrement rapide de sa demande, et le risque de précarité allégué n'est pas établi au vu de ses relevés bancaires. La décision est fondée sur les dispositions des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2416103(TA77-2416103)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral du 28 novembre 2024 suspendant le permis de conduire de M. A pour six mois. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, contrôlé positif aux stupéfiants, représente un danger grave pour la sécurité routière et n'établit pas de risque imminent de perte d'emploi. La décision est fondée sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et le code de la route.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2416102(TA77-2416102)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du récépissé de demande de titre de séjour de Mme B C. Le juge a considéré que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le récépissé ne peut être assimilé à un titre de séjour et ne bénéficie pas d'une présomption d'urgence. La requérante n'a pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation, malgré ses craintes d'irrégularité et de précarité. La demande a été rejetée sans application des articles L. 761-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.

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OrdonnanceExcès de pouvoirREJETE

TA77-2416054(TA77-2416054)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme B. Celle-ci demandait sa réinscription sur la liste des demandeurs d'emploi par France Travail, invoquant une atteinte grave et manifestement illégale à ses libertés fondamentales (droit au travail, vie privée et familiale). Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, faute pour la requérante de démontrer, par des éléments circonstanciés, qu'elle se trouvait dans une situation d'urgence extrême justifiant une intervention dans les 48 heures. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'action sociale et des familles.

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OrdonnanceExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2416021(TA77-2416021)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, un jeune majeur anciennement confié à l’aide sociale à l’enfance, qui contestait le refus du département de Seine-et-Marne de lui accorder un « contrat jeune majeur ». Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, car M. B bénéficiait depuis le 7 décembre 2024 d’un contrat de travail à durée indéterminée à temps complet avec un salaire de 1 300 euros, et avait obtenu un récépissé de demande de titre de séjour le 26 décembre 2024, ce qui lui permettait d’accéder à un hébergement en foyer jeune travailleur. Par conséquent, la situation de précarité invoquée n’était pas caractérisée, et aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n’a été retenue. La décision s’appuie sur l’article L. 521-2 du code de justice administrative.

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DécisionExcès de pouvoirINJONCTION

TA77-2414064(TA77-2414064)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de renouvellement du titre de séjour de Mme B, présentée par cette dernière. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, la requérante ayant déposé tardivement sa demande de renouvellement et ayant obtenu une attestation de prolongation d’instruction valable jusqu’au 14 février 2025, ce qui lui permettait de justifier de la régularité de son séjour. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions accessoires.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414118(TA77-2414118)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A B d'une demande de suspension de la décision du ministre de l'intérieur invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le requérant contestait la légalité des retraits de points, arguant d'un défaut d'information préalable lors de la constatation des infractions, en méconnaissance des articles L. 223-1, L. 223-3 et R. 223-3 du code de la route. Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence était présumée remplie et que le moyen tiré du défaut d'information était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. En conséquence, il a ordonné la suspension de l'exécution de la décision d'invalidation du permis de conduire jusqu'à ce qu'il soit statué au fond.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414155(TA77-2414155)

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A. Celle-ci demandait la suspension de la décision du 15 novembre 2024 lui refusant la délivrance d'un récépissé de demande de titre de séjour, au motif que la condition d'urgence n'était pas remplie. Le juge a estimé que M. A, présent en France depuis 2018 et exerçant un emploi de boulanger, ne justifiait pas d'une urgence suffisante pour suspendre la décision, malgré l'absence de récépissé. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative et l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414334(TA77-2414334)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la préfète du Val-de-Marne visant à ordonner l'expulsion de M. C du lieu d'hébergement "Aurore Pierre Sémard". La solution retenue est que M. C a été accueilli dans ce centre plus d'un an après le rejet définitif de sa demande d'asile, et non dans le cadre des dispositifs d'hébergement destinés aux demandeurs d'asile. Par conséquent, les conditions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent au préfet de demander l'expulsion d'un occupant sans titre, n'étaient pas remplies.

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OrdonnanceExcès de pouvoirDESISTEMENT

TA77-2415578(TA77-2415578)

Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement pur et simple de M. B, qui contestait un arrêté préfectoral du 14 décembre 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le requérant avait demandé l'annulation de cette mesure d'éloignement, assortie d'une interdiction de retour de trois ans. En application de l'article R. 922-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le magistrat a constaté que rien ne s'opposait à ce désistement et l'a homologué par ordonnance.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2403514(TA77-2403514)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant malien, qui contestait un arrêté du préfet des Yvelines du 22 mars 2024 l'obligeant à quitter le territoire français, lui refusant un délai de départ volontaire et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que le préfet avait procédé à un examen sérieux de la situation de l'intéressé, sans relever d'incompétence ni d'erreur manifeste d'appréciation. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment les articles L. 611-1 et L. 614-5, ainsi que sur la convention européenne de sauvegarde des droits de l'homme.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2403518(TA77-2403518)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant sri-lankais, contestant l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 28 février 2024 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence et d'insuffisance de motivation, jugeant l'arrêté régulier. Il a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, l'intéressé ne justifiant d'aucune vie privée et familiale stable en France. La solution retenue est fondée sur le 4° de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le refus d'asile étant définitif.

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