Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2408118(TA77-2408118)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. A, ressortissant turc, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet de Seine-et-Marne d'analyser sa demande de titre de séjour déposée le 17 mai 2023. Le juge constate que le silence de l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet le 24 septembre 2023, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande est jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, le requérant étant invité à contester cette décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé-suspension.
N° TA77-2414019(TA77-2414019)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a enjoint au préfet du Val-de-Marne de convoquer Mme B, ressortissante indienne, dans un délai de quinze jours, afin qu'elle puisse déposer sa demande de titre de séjour portant la mention "vie privée et familiale". La requérante, séparée de son conjoint et ancienne titulaire d'une carte "passeport-talent (famille)", justifiait d'une situation d'urgence et d'un dysfonctionnement de la plateforme numérique l'empêchant de déposer sa demande en ligne. La solution retenue s'appuie sur l'obligation pour l'administration de recevoir et d'enregistrer la demande d'un étranger dans un délai raisonnable, conformément aux principes généraux du droit au séjour.
N° TA77-2408294(TA77-2408294)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par M. A, ressortissant vietnamien reconnu réfugié, d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour le renouvellement de sa carte de résident. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a convoqué l'intéressé le 16 juillet 2024 pour le dépôt de sa demande. Le juge des référés a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions principales, la mesure sollicitée ayant été exécutée, et a rejeté les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2415972(TA77-2415972)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B. Ce dernier demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour, en raison de difficultés d'accès au service public. Le juge a estimé que le requérant ne justifiait pas de l'urgence, faute de prouver la réception par la préfecture de ses courriels de demande de rendez-vous, en application des articles L. 112-8 et suivants du code des relations entre le public et l'administration. La requête a donc été rejetée par ordonnance motivée, sans instruction contradictoire, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2408308(TA77-2408308)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante libanaise d'une demande d'injonction visant à obtenir un rendez-vous pour déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. Il a également rejeté la demande de frais irrépétibles présentée par la requérante, qui n'était pas assistée d'un avocat.
N° TA77-2409439(TA77-2409439)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant sri-lankais, afin d’enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour retirer son titre de séjour, dont le changement d’adresse avait été accepté mais jamais suivi de remise. Le juge a constaté que, faute de précisions récentes du requérant sur d’éventuelles difficultés persistantes pour déposer sa demande de renouvellement, celui-ci devait être réputé avoir obtenu satisfaction. En conséquence, il a prononcé un non-lieu à statuer sur les conclusions principales et rejeté la demande de frais irrépétibles. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2415922(TA77-2415922)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision du 4 décembre 2024 prolongeant le placement à l'isolement de M. B au centre pénitentiaire de Fresnes. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, en se fondant sur une précédente ordonnance du 5 décembre 2024 qui avait déjà écarté l'urgence en raison du profil pénal du requérant et de la nécessité de garantir la sécurité de l'établissement. Aucun élément nouveau n'est apporté pour justifier un changement de circonstances. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2414318(TA77-2414318)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet du Val-de-Marne de lui délivrer un rendez-vous pour retirer son certificat de résidence en qualité d'étudiante, après une décision favorable obtenue en mai 2024. Le préfet opposait que l'intéressée ne s'était pas présentée à une convocation du 28 novembre 2024, mais n'a pas démontré que celle-ci en avait été informée en temps utile. Le juge a donc enjoint au préfet de convoquer la requérante sous quinze jours, sous astreinte de 100 euros par jour de retard, et de s'assurer de la réception effective de cette convocation, tout en rejetant la demande de frais de justice.
N° TA77-2414309(TA77-2414309)
Cette requête, examinée par le juge des référés du Tribunal administratif de Melun, concerne une ressortissante malgache, Mme A, bénéficiaire de la protection subsidiaire, qui n’a pu déposer sa demande de changement de statut sur la plateforme numérique de la préfecture du Val-de-Marne en raison d’un dysfonctionnement persistant. Saisi sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a fait droit à sa demande en ordonnant à la préfète de lui délivrer une autorisation provisoire de séjour et de lui fixer un rendez-vous pour l’enregistrement de sa demande de titre de séjour, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de quinze jours. La solution retenue s’appuie sur le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile, le juge ayant constaté l’urgence et l’impossibilité matérielle pour l’intéressée d’accéder à la plateforme administrative.
N° TA77-2415689(TA77-2415689)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante libanaise, afin d’obtenir une injonction de délivrance d’un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La requérante a toutefois déclaré se désister de sa requête en cours d’instance, tout en maintenant ses conclusions au titre des frais de justice. Le juge des référés a donné acte de ce désistement pur et simple, sans qu’il soit besoin de statuer sur le fond du litige. Aucune solution au fond n’a donc été retenue, la procédure s’étant éteinte par le désistement.
N° TA77-2410509(TA77-2410509)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant marocain, qui demandait d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de traiter rapidement le renouvellement de son titre de séjour et de renouveler son attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que la demande a perdu son utilité, car le silence de l'administration pendant quatre mois a fait naître une décision implicite de rejet de la demande de titre de séjour, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En outre, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La solution retenue est le rejet de la requête, l'intéressé étant invité à contester la décision implicite par un recours en excès de pouvoir, éventuellement assorti d'un référé-suspension.
N° TA77-2415278(TA77-2415278)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé-suspension par un étudiant en soins infirmiers contestant son exclusion définitive de l'Institut de formation du groupe hospitalier "Paul Guiraud", prononcée le 21 octobre 2024 par la section compétente pour le traitement pédagogique des situations individuelles. Le juge des référés a rejeté la requête, estimant que la condition d'urgence n'était pas établie et qu'aucun des moyens soulevés, notamment la violation de l'arrêté du 21 avril 2007 et l'erreur manifeste d'appréciation, n'était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La solution retenue confirme l'exclusion de l'étudiant, fondée sur des manquements graves à la sécurité des patients lors d'un stage. Les textes appliqués sont le code de la santé publique et l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2410255(TA77-2410255)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par un ressortissant bangladais demandant une injonction à la préfète du Val-de-Marne de lui délivrer une convocation pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressé pour le 12 septembre 2024. Le juge a constaté que, faute pour le requérant d'établir que ce rendez-vous n'avait pas été honoré ou qu'aucun document provisoire ne lui avait été remis, les conclusions de la requête étaient devenues sans objet. Par conséquent, il a prononcé un non-lieu à statuer et rejeté la demande de frais irrépétibles.
N° TA77-2408090(TA77-2408090)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante marocaine d'une demande d'injonction pour obtenir la convocation nécessaire au retrait de son titre de séjour "passeport-talent". La préfète du Val-de-Marne ayant convoqué l'intéressée postérieurement à l'introduction de la requête, le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande. La solution retenue est donc un non-lieu à statuer, la mesure sollicitée ayant été exécutée en cours d'instance.
N° TA77-2415249(TA77-2415249)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A, ressortissant tunisien, d'une demande de liquidation d'astreinte en raison de l'inexécution par le préfet du Val-de-Marne d'injonctions prononcées par le juge des référés. Ces injonctions, assorties d'astreintes, ordonnaient le réexamen de sa demande de titre de séjour et la délivrance continue d'un récépissé. Constatant que le préfet n'avait pas procédé au réexamen dans le délai imparti, le tribunal a liquidé provisoirement l'astreinte à 2 650 euros pour 53 jours de retard, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA77-2207690(TA77-2207690)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, première adjointe au maire de Périgny-sur-Yerres, qui contestait l'arrêté du 22 juin 2022 du maire lui retirant ses délégations de fonctions et de signature. Le tribunal a jugé que cette décision, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que le maire pouvait librement rapporter les délégations à tout moment, sous réserve de ne pas se fonder sur des motifs matériellement inexacts ou étrangers à l'intérêt communal. Il a estimé que les motifs invoqués (présence insuffisante et rupture de confiance) n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de pouvoir, en application des articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales.
N° TA77-2415685(TA77-2415685)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension des délibérations du conseil municipal de Montévrain approuvant l’acquisition d’un immeuble pour une mairie annexe et modifiant le budget communal. La requérante invoquait l’urgence liée à l’imminence de la signature de l’acte d’achat et à la tension des finances locales. Le juge a estimé que cette seule circonstance ne suffisait pas à caractériser une urgence justifiant une suspension, faute de démonstration d’un risque grave et immédiat pour les finances publiques. La décision est fondée sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2202274(TA77-2202274)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Mme B épouse E pour contester le retrait de son agrément d'assistante maternelle, décidé le 29 novembre 2021 par le président du conseil départemental de Seine-et-Marne, ainsi que le rejet de sa nouvelle demande d'agrément du 29 août 2022. Le tribunal a joint les deux requêtes. Concernant la légalité externe de la décision de retrait, le tribunal a examiné le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de l'acte, mais a estimé que la délégation de signature était régulière. La solution retenue par le tribunal n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais l'analyse porte sur le respect des articles du code de l'action sociale et des familles et du code des relations entre le public et l'administration.
N° TA77-2203138(TA77-2203138)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) pour liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de M. A, qui n'avait pas exécuté l'injonction de libérer le domaine public fluvial. Constatant que l'occupation illicite persistait, le tribunal a procédé à la liquidation de l'astreinte pour la période du 28 décembre 2019 au 15 mars 2022. Toutefois, il a modéré le montant de l'astreinte à 10 euros par jour, en raison de l'absence de mesures d'exécution de la part de VNF, et a condamné M. A à verser la somme totale de 8 080 euros. Cette décision s'appuie sur les articles R. 921-7 du code de justice administrative et les principes régissant les contraventions de grande voirie.
N° TA77-2203120(TA77-2203120)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) pour liquider l'astreinte de 50 euros par jour prononcée par un jugement du 12 avril 2019, enjoignant à M. B de libérer le domaine public fluvial. Constatant l'inexécution persistante de l'injonction, le tribunal a toutefois modéré l'astreinte à 15 euros par jour, en raison de l'absence de mesures d'exécution de la part de VNF. La période de liquidation a été fixée du 29 mai 2019 au 11 mars 2022, soit 1 007 jours, aboutissant à une condamnation de M. B à verser 15 105 euros à VNF. Cette décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et les articles L. 774-6 et R. 921-7 du code de justice administrative.