Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2410430(TA77-2410430)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme A, ressortissante algérienne, d’un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral du 13 août 2024 refusant son admission au séjour pour raisons de santé, l’obligeant à quitter le territoire français et fixant le pays de destination. La requérante invoquait une méconnaissance du 7° de l’article 6 de l’accord franco-algérien du 27 décembre 1968, qui permet la délivrance d’un certificat de résidence pour soins médicaux sous conditions. Le tribunal a annulé l’arrêté, estimant que la préfète n’avait pas justifié, au vu des pièces du dossier, que Mme A pouvait bénéficier effectivement d’un traitement approprié dans son pays d’origine, en application des stipulations de l’accord et des articles R. 425-11 et suivants du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2410363(TA77-2410363)
Le Tribunal administratif de Melun annule l'arrêté du 19 juillet 2024 par lequel le préfet des Hauts-de-Seine avait obligé M. A, ressortissant pakistanais, à quitter le territoire français sans délai. La juridiction retient que le préfet a commis un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, en n'ayant pas tenu compte de sa carte de séjour pluriannuelle portugaise valide et de son entrée récente en France depuis le Portugal. La décision est annulée sur le fondement des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il est enjoint au préfet d'effacer le signalement de M. A dans le système d'information Schengen dans un délai de trois mois.
N° TA77-2206169(TA77-2206169)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour occupation sans titre du domaine public fluvial par le bateau de M. A. Le tribunal a jugé que les faits étaient constitutifs de la contravention prévue à l’article L. 2132-9 du code général de la propriété des personnes publiques, aucun cas de force majeure n’étant établi. Il a condamné M. A à une amende de 150 euros et lui a enjoint de libérer le domaine public sous quinze jours, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. La solution retenue confirme la répression de l’occupation irrégulière du domaine public, sans possibilité pour le juge de renoncer à l’amende.
N° TA77-2203120(TA77-2203120)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) pour liquider l'astreinte de 50 euros par jour prononcée par un jugement du 12 avril 2019, enjoignant à M. B de libérer le domaine public fluvial. Constatant l'inexécution persistante de l'injonction, le tribunal a toutefois modéré l'astreinte à 15 euros par jour, en raison de l'absence de mesures d'exécution de la part de VNF. La période de liquidation a été fixée du 29 mai 2019 au 11 mars 2022, soit 1 007 jours, aboutissant à une condamnation de M. B à verser 15 105 euros à VNF. Cette décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et les articles L. 774-6 et R. 921-7 du code de justice administrative.
N° TA77-2203164(TA77-2203164)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) pour liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de M. A, dont le bateau occupait illicitement le domaine public fluvial. Constatant que l'injonction d'enlever le bateau, ordonnée par un jugement de 2018, n'était toujours pas exécutée, le tribunal a procédé à la liquidation de l'astreinte pour la période du 5 mars au 21 décembre 2021. Tout en relevant que M. A n'avait pas accompli toutes les démarches nécessaires pour régulariser sa situation, le tribunal a modéré le montant de l'astreinte à 5 euros par jour, compte tenu des circonstances, et l'a condamné à verser 1 455 euros à VNF. Cette décision s'appuie sur les articles R. 921-7 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA77-2205471(TA77-2205471)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 10 mai 2022 par laquelle le directeur général de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a refusé de rétablir le bénéfice des conditions matérielles d'accueil de Mme A, une ressortissante mauritanienne demandeuse d'asile. Le tribunal a jugé que l'administration n'avait pas démontré que la proposition d'hébergement avait été faite à l'intéressée en présence d'un interprète dans une langue qu'elle comprenait, en méconnaissance des articles L. 744-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le refus de rétablissement a été annulé, et il a été enjoint à l'OFII de réexaminer la demande de Mme A dans un délai d'un mois.
N° TA77-2415237(TA77-2415237)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de rejet née le 7 octobre 2024 par laquelle le préfet de Seine-et-Marne a refusé de délivrer un titre de séjour à Madame A B, ressortissante ivoirienne entrée en France à 14 ans. Le juge a retenu que la condition d'urgence était remplie, la requérante ayant besoin d'un titre pour poursuivre sa formation en alternance, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs. La décision se fonde sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2415155(TA77-2415155)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour présentée par M. B, ressortissant algérien. En effet, postérieurement à l’introduction de son recours pour excès de pouvoir, le préfet du Val-de-Marne lui a délivré un certificat de résidence algérien valable jusqu’au 21 novembre 2025, rendant la requête sans objet. Les demandes de frais irrépétibles des deux parties ont été rejetées.
N° TA77-2415158(TA77-2415158)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, était saisi par Madame A, ressortissante ivoirienne, d'une demande de suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant de lui délivrer un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l'introduction de la requête, le préfet avait délivré à l'intéressée une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 12 mars 2025. En raison de cette mesure provisoire, le juge a estimé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur les conclusions à fin de suspension. L'État a été condamné à verser 2 000 euros à Madame A au titre des frais de justice.
N° TA77-2303461(TA77-2303461)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant tunisien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 6 mars 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. Le tribunal a estimé que la décision de refus de séjour, bien que fondée à tort sur l'article L. 435-1 du CESEDA au lieu de l'accord franco-tunisien, était légalement justifiée par le pouvoir discrétionnaire du préfet et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En conséquence, l'obligation de quitter le territoire français, qui en découlait, a été jugée légale.
N° TA77-2206597(TA77-2206597)
Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France d’une contravention de grande voirie pour entrave à la servitude de marchepied, après que M. B a déposé des matériaux au droit de sa propriété sur la Marne. En cours d’instance, M. B a retiré les matériaux, ce qui a conduit le gestionnaire à se désister de l’action domaniale. Le tribunal a constaté ce désistement et a donné acte de la régularisation, sans prononcer d’amende ni de condamnation aux frais, l’infraction ayant cessé. La décision s’appuie sur les articles L. 2131-2, L. 2132-16 et L. 2132-26 du code général de la propriété des personnes publiques.
N° TA77-2415249(TA77-2415249)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B A, ressortissant tunisien, d'une demande de liquidation d'astreinte en raison de l'inexécution par le préfet du Val-de-Marne d'injonctions prononcées par le juge des référés. Ces injonctions, assorties d'astreintes, ordonnaient le réexamen de sa demande de titre de séjour et la délivrance continue d'un récépissé. Constatant que le préfet n'avait pas procédé au réexamen dans le délai imparti, le tribunal a liquidé provisoirement l'astreinte à 2 650 euros pour 53 jours de retard, sur le fondement des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
N° TA77-2414768(TA77-2414768)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion sans délai de M. A, ressortissant guinéen, du centre d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupait sans titre. Le juge a constaté que le droit au maintien sur le territoire français de l'intéressé avait pris fin suite au rejet définitif de sa demande d'asile et qu'il se maintenait indûment dans les lieux malgré une mise en demeure, bloquant une place destinée à l'accueil d'autres demandeurs. La solution retenue s'appuie sur les articles L. 551-11 et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui prévoient la fin de l'hébergement et la possibilité pour le préfet de saisir le juge pour obtenir l'évacuation du lieu. Le tribunal a également autorisé le recours à la force publique et le débarras des biens aux frais et risques de M. A.
N° TA77-2414767(TA77-2414767)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur demande de la préfète du Val-de-Marne, ordonne l'expulsion sans délai de M. C, ressortissant afghan, du lieu d'hébergement pour demandeurs d'asile qu'il occupe sans titre. La solution retenue se fonde sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le juge constate que M. C, dont la demande d'asile a été définitivement rejetée et qui a fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français, se maintient indûment dans les lieux malgré une mise en demeure. La demande d'expulsion ne se heurte à aucune contestation sérieuse et la libération des lieux est urgente et utile pour l'accueil de nouveaux demandeurs d'asile, compte tenu du taux d'occupation élevé des centres d'hébergement dans le département.
N° TA77-2206246(TA77-2206246)
Le Tribunal administratif de Melun était saisi par Voies navigables de France (VNF) d’une contravention de grande voirie pour stationnement sans autorisation d’un bateau sur le domaine public fluvial. Le gestionnaire a toutefois déclaré se désister de ses conclusions relatives à l’action domaniale. La société AS Transport Fluvial conteste être propriétaire du bateau à la date des faits. Le tribunal constate que le désistement de VNF est pur et simple et qu’il n’y a plus lieu de statuer sur les conclusions à fin d’injonction et de paiement de frais. En l’absence de tout élément établissant que la société était propriétaire ou gardienne du bateau au moment de l’infraction, le tribunal la relaxe des fins de la poursuite.
N° TA77-2211714(TA77-2211714)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme F, ressortissante algérienne, qui contestait le refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil pour elle-même, son époux et leurs deux enfants. La requérante invoquait notamment une insuffisance de motivation, un défaut d'examen de sa situation, une méconnaissance de l'intérêt supérieur de l'enfant et une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser de solution différente dans l'extrait fourni. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le code des relations entre le public et l'administration, ainsi que les directives et règlements européens applicables.
N° TA77-2203138(TA77-2203138)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Voies navigables de France (VNF) pour liquider l'astreinte prononcée à l'encontre de M. A, qui n'avait pas exécuté l'injonction de libérer le domaine public fluvial. Constatant que l'occupation illicite persistait, le tribunal a procédé à la liquidation de l'astreinte pour la période du 28 décembre 2019 au 15 mars 2022. Toutefois, il a modéré le montant de l'astreinte à 10 euros par jour, en raison de l'absence de mesures d'exécution de la part de VNF, et a condamné M. A à verser la somme totale de 8 080 euros. Cette décision s'appuie sur les articles R. 921-7 du code de justice administrative et les principes régissant les contraventions de grande voirie.
N° TA77-2416158(TA77-2416158)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé par la commune de Melun sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, a ordonné la désignation d'un expert pour examiner un immeuble situé au 14 rue du Franc Mûrier. La commune invoquait un danger pour la sécurité publique en raison de l'affaissement d'un plancher et de traces de champignons sur les poutres. Le juge a fait droit à la demande, confiant à l'expert la mission de constater l'état du bâtiment, d'évaluer l'existence d'un danger (notamment imminent) et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'inscrit dans la procédure prévue aux articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2207690(TA77-2207690)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, première adjointe au maire de Périgny-sur-Yerres, qui contestait l'arrêté du 22 juin 2022 du maire lui retirant ses délégations de fonctions et de signature. Le tribunal a jugé que cette décision, de nature réglementaire, n'avait pas à être motivée et que le maire pouvait librement rapporter les délégations à tout moment, sous réserve de ne pas se fonder sur des motifs matériellement inexacts ou étrangers à l'intérêt communal. Il a estimé que les motifs invoqués (présence insuffisante et rupture de confiance) n'étaient pas entachés d'erreur manifeste d'appréciation ou de détournement de pouvoir, en application des articles L. 2122-18 et L. 2122-20 du code général des collectivités territoriales.
N° TA77-2303415(TA77-2303415)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision du sous-préfet de Sens suspendant son permis de conduire pour six mois. En cours d’instance, le requérant a informé le tribunal que la mesure avait cessé de produire ses effets et s’est désisté purement et simplement de son recours. Par ordonnance du 30 décembre 2024, la présidente de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.