Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2407121(TA77-2407121)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de transférer son dossier à la préfecture du Var pour le renouvellement de son titre de séjour. Le juge des référés constate que l'absence de réponse de l'administration a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Dès lors, la demande est jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui conduit à son rejet par une ordonnance prise en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2411162(TA77-2411162)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B, qui contestait le rejet implicite de son recours amiable par la commission de médiation du Val-de-Marne pour un logement prioritaire. Le requérant n'a pas produit l'acte attaqué ni justifié de la date de dépôt de sa réclamation, malgré une demande de régularisation notifiée à son adresse. L'ordonnance se fonde sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 412-1 du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité faute de pièces obligatoires.
N° TA77-2406455(TA77-2406455)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête de Madame B A, ressortissante gabonaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la sous-préfecture de Nogent-sur-Marne de l'informer de l'avancement de sa demande de titre de séjour étudiant et de lui fixer un rendez-vous. Le juge des référés constate que la demande de titre de séjour a été déposée le 4 mars 2024 et qu'en application des articles R. 432-1 et R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le silence gardé par l'administration pendant quatre-vingt-dix jours fait naître une décision implicite de rejet. Dès lors, la requête, qui tend à obtenir une mesure utile avant l'intervention de cette décision, est devenue sans objet et ne présente plus d'urgence, justifiant son rejet par une ordonnance motivée en application de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2412617(TA77-2412617)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par une ressortissante algérienne d'une demande d'injonction visant à obtenir l'instruction de son dossier de renouvellement de certificat de résidence et la délivrance d'une attestation de prolongation. En cours d'instance, la préfète du Val-de-Marne a mis à disposition de la requérante une attestation de prolongation d'instruction valable jusqu'au 11 février 2025. Le juge a constaté que cette mesure rendait sans objet les conclusions principales de la requête et a prononcé un non-lieu à statuer. Les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2414774(TA77-2414774)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'exclusion définitive d'un collégien pour harcèlement scolaire. La requérante, sa mère, n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le recteur d'académie prévu à l'article R. 511-49 du code de l'éducation. En l'absence de ce recours, la décision initiale n'était pas susceptible d'être déférée au juge, rendant la requête manifestement mal fondée. L'ordonnance a donc été rendue sans instruction préalable sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2414592(TA77-2414592)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui demandait l’attribution d’un logement au titre de l’article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation. Le juge a constaté que cette demande était manifestement irrecevable, car un précédent jugement du 26 décembre 2023 avait déjà ordonné au préfet d’assurer le logement de l’intéressé. La décision a été prise par ordonnance sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2413653(TA77-2413653)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en injonction visant à obtenir un logement adapté à ses besoins. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa demande. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement d’instance, mettant fin à la procédure.
N° TA77-2406328(TA77-2406328)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 18 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen, d’erreur manifeste d’appréciation, et de méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1 4° et L. 613-1 du même code, le rejet définitif des demandes d’asile de M. C par la Cour nationale du droit d’asile étant établi.
N° TA77-2415967(TA77-2415967)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 décembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé à M. A, un jeune majeur, le bénéfice d'un contrat jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A disposant d'un récépissé de titre de séjour, d'une épargne et d'un hébergement en foyer. Il a également considéré qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision, compte tenu du comportement de l'intéressé et de son manque d'investissement dans l'accompagnement proposé. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA77-2414769(TA77-2414769)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’expulsion de Madame B, formulée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante contestait la décision du sous-préfet de Meaux du 10 octobre 2024 accordant le concours de la force publique pour son expulsion à compter du 1er avril 2025, malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un relogement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le délai de trois mois avant l’expulsion permettant au préfet de procéder au relogement conformément à la circulaire du 26 octobre 2012. La requête a été rejetée sans admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
N° TA77-2415861(TA77-2415861)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B A, ressortissant brésilien, qui demandait une injonction pour obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que l'absence de renouvellement du récépissé depuis octobre 2021 avait fait naître une décision implicite de rejet de sa demande, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande, visant à contourner cette décision administrative, a été jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à son exécution. Le tribunal a invité l'intéressé à contester cette décision implicite par un recours en annulation, éventuellement assorti d'un référé suspension.
N° TA77-2410428(TA77-2410428)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Madame A B, ressortissante thaïlandaise, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de la convoquer pour enregistrer sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, la requérante ayant saisi le tribunal près de deux mois après l'expiration de son titre et ne justifiant pas de conséquences suffisamment graves depuis la suspension de son contrat de travail. La solution retenue est le rejet de la requête par ordonnance motivée, conformément à l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
N° TA77-2414949(TA77-2414949)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête en annulation de la procédure de passation d’un marché de gestion de crèches, introduite par la société "People and Baby" sur le fondement de l’article L. 551-1 du code de justice administrative. La société requérante, classée deuxième, contestait la notation de son offre technique et dénonçait un risque de distorsion de concurrence lié à l’attributaire, l’association "Enfance pour Tous". Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la prétendue dénaturation de l’offre sur les sous-critères du projet pédagogique et de l’organisation des moyens humains, n’étaient pas fondés au regard des exigences du règlement de la consultation et du code de la commande publique. En conséquence, la décision de la commune d’Avon d’attribuer le marché à l’association concurrente a été validée.
N° TA77-2414969(TA77-2414969)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, était saisi par Mme A, ressortissante syrienne, qui demandait la rectification de son état civil sur son compte ANEF afin de pouvoir finaliser ses demandes de titre de voyage et de naturalisation. Le préfet du Val-de-Marne ayant indiqué avoir déjà procédé à la rectification des mentions litigieuses, le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur ces conclusions. La requête a été rejetée pour le surplus, et les frais d’instance n’ont pas été mis à la charge de l’État.
N° TA77-2415686(TA77-2415686)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite du Conseil départemental de Seine-et-Marne refusant de lui accorder un contrat jeune majeur et une prise en charge. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que Mme A, de nationalité française, disposait d'une épargne conséquente de 14 000 euros et d'une formation qualifiante, ce qui ne caractérisait pas une situation de précarité suffisamment grave et immédiate. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2415700(TA77-2415700)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du Conseil départemental de Seine-et-Marne refusant le renouvellement du contrat jeune majeur de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B bénéficie d'un contrat à durée indéterminée, dispose d'un récépissé de titre de séjour et d'une épargne de 6 000 euros, ce qui ne caractérise pas une situation de précarité immédiate et grave. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une urgence justifiée.
N° TA77-2415923(TA77-2415923)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 décembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé à M. B, un jeune majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, le bénéfice d'un contrat jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B disposait d'un récépissé de titre de séjour, d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée et d'une épargne, et qu'il n'avait pas justifié de démarches suffisantes pour obtenir des aides de droit commun. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'action sociale et des familles.
N° TA77-2412311(TA77-2412311)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi du recours de M. B contre le rejet implicite de sa demande de logement prioritaire par la commission de médiation du Val-de-Marne. M. B s’étant désisté purement et simplement de sa requête, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance, sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Aucune décision au fond n’a donc été rendue.
N° TA77-2413217(TA77-2413217)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une requête en excès de pouvoir visant à contester le rejet implicite de sa demande de titre de séjour. La requérante a ensuite déclaré se désister purement et simplement de son recours. Par ordonnance, le président de la 2ème chambre a donné acte de ce désistement, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. L’affaire est ainsi close sans examen au fond.
N° TA77-2407158(TA77-2407158)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Madame C, ressortissante vénézuélienne, qui sollicitait une injonction à l'encontre du préfet du Val-de-Marne pour obtenir un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. La préfète a convoqué l'intéressée le 19 juin 2024 pour instruire sa demande, et Madame C n'a pas contesté que cette convocation ait été suivie d'effet. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, estimant que la mesure sollicitée était devenue sans objet. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.