Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2412563(TA77-2412563)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Madame B, ressortissante brésilienne, pour contester le refus de France Travail de l'inscrire comme demandeur d'emploi en raison de l'absence d'autorisation de travail. Le juge des référés a constaté que, postérieurement à la requête, France Travail avait finalement confirmé l'inscription de l'intéressée. En conséquence, la demande de Madame B ayant été satisfaite, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer.
N° TA77-2403896(TA77-2403896)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant turc, qui contestait un arrêté du préfet de la Meuse du 5 mars 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le requérant soulevait notamment l'incompétence territoriale du tribunal et la méconnaissance de son droit au maintien en raison d'une demande de réexamen de sa demande d'asile. Le tribunal a jugé que la requête était devenue sans objet, car la demande de réexamen de l'asile avait été clôturée par l'OFPRA en août 2024, et que l'attestation de demande d'asile délivrée postérieurement à l'arrêté attaqué ne pouvait régulariser la situation. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2308039(TA77-2308039)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. B pour obtenir le versement d’une indemnité de précarité due par le Grand hôpital de l’Est francilien (GHEF) au titre de ses contrats de praticien hospitalier. Postérieurement à l’introduction des requêtes, l’hôpital a régularisé la situation en versant la somme due. Le tribunal a donc constaté le désistement des conclusions indemnitaires de M. B et prononcé un non-lieu à statuer sur la demande de provision devenue sans objet. Il a également condamné le GHEF à verser 1 500 euros à M. B au titre des frais de justice, sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2304559(TA77-2304559)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en excès de pouvoir visant à annuler un arrêté du préfet de l’Eure suspendant son permis de conduire pour douze mois. Après avoir initialement maintenu ses conclusions, M. A s’est désisté purement et simplement de sa requête par un acte enregistré le 11 juillet 2024. En application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance du 30 décembre 2024. Aucun texte du code de la route n’a été appliqué au fond en raison du désistement.
N° TA77-2304132(TA77-2304132)
Requête de M. B contestant la suspension de son permis de conduire par le préfet de la Somme. Le tribunal administratif de Melun constate le désistement d'office du requérant, faute pour son conseil d'avoir confirmé le maintien des conclusions dans le délai imparti. La solution est fondée sur les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. Il est donné acte du désistement.
N° TA77-2303598(TA77-2303598)
Le Tribunal administratif de Melun a pris acte du désistement d'office de M. B A, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois décidée par le préfet de police le 27 février 2023. Saisi d’un recours pour excès de pouvoir, le tribunal a constaté que le requérant, invité à confirmer le maintien de ses conclusions en application de l’article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n’a pas répondu dans le délai imparti. En conséquence, il est réputé s’être désisté, et l’ordonnance donne acte de ce désistement pur et simple.
N° TA77-2303450(TA77-2303450)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme A, qui contestait la note éliminatoire attribuée à sa fille lors de l’épreuve pratique du permis de conduire. Le tribunal a jugé cette requête manifestement irrecevable, car la décision de délivrance du permis relève du préfet, et l’avis de l’inspecteur ne peut être contesté directement devant le juge administratif. La solution s’appuie sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative, R. 221-1-1 et D. 221-3 du code de la route, ainsi que l’arrêté du 20 avril 2012.
N° TA77-2302251(TA77-2302251)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A B, qui contestait un arrêté préfectoral du 3 mars 2023 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai. La requête a été jugée tardive car elle a été enregistrée le 6 mars 2023, soit après l'expiration du délai de quarante-huit heures prévu par les articles L. 614-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 776-2 du code de justice administrative. En application du 4° de l'article R. 776-15 du code de justice administrative, le tribunal a donc rejeté la requête comme manifestement irrecevable.
N° TA77-2406328(TA77-2406328)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant turc, qui contestait l’arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 18 avril 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a écarté les moyens d’incompétence, d’insuffisance de motivation, de défaut d’examen, d’erreur manifeste d’appréciation, et de méconnaissance des articles 3 et 8 de la Convention européenne des droits de l’homme, ainsi que des dispositions du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. La solution retenue est fondée sur les articles L. 611-1 4° et L. 613-1 du même code, le rejet définitif des demandes d’asile de M. C par la Cour nationale du droit d’asile étant établi.
N° TA77-2407158(TA77-2407158)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a examiné la demande de Madame C, ressortissante vénézuélienne, qui sollicitait une injonction à l'encontre du préfet du Val-de-Marne pour obtenir un récépissé de renouvellement de son titre de séjour. La préfète a convoqué l'intéressée le 19 juin 2024 pour instruire sa demande, et Madame C n'a pas contesté que cette convocation ait été suivie d'effet. En conséquence, le tribunal a constaté un non-lieu à statuer sur les conclusions principales, estimant que la mesure sollicitée était devenue sans objet. Les conclusions accessoires fondées sur l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
N° TA77-2407172(TA77-2407172)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par M. B, ressortissant algérien, afin d'enjoindre à la préfète du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. En cours d'instance, la préfète a convoqué l'intéressé le 15 juillet 2024, ce qui a conduit M. B à se désister de sa requête. Le juge des référés a donné acte de ce désistement, mettant ainsi fin à la procédure.
N° TA77-2415967(TA77-2415967)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 10 décembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé à M. A, un jeune majeur, le bénéfice d'un contrat jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, M. A disposant d'un récépissé de titre de séjour, d'une épargne et d'un hébergement en foyer. Il a également considéré qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision, compte tenu du comportement de l'intéressé et de son manque d'investissement dans l'accompagnement proposé. La requête a été rejetée en toutes ses conclusions.
N° TA77-2415923(TA77-2415923)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 17 décembre 2024 par laquelle le président du conseil départemental de Seine-et-Marne a refusé à M. B, un jeune majeur anciennement pris en charge par l'aide sociale à l'enfance, le bénéfice d'un contrat jeune majeur. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B disposait d'un récépissé de titre de séjour, d'une promesse d'embauche en contrat à durée indéterminée et d'une épargne, et qu'il n'avait pas justifié de démarches suffisantes pour obtenir des aides de droit commun. La solution retenue est fondée sur les dispositions du code de justice administrative et du code de l'action sociale et des familles.
N° TA77-2415700(TA77-2415700)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du président du Conseil départemental de Seine-et-Marne refusant le renouvellement du contrat jeune majeur de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. B bénéficie d'un contrat à durée indéterminée, dispose d'un récépissé de titre de séjour et d'une épargne de 6 000 euros, ce qui ne caractérise pas une situation de précarité immédiate et grave. La solution retenue s'appuie sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui subordonne la suspension à une urgence justifiée.
N° TA77-2415686(TA77-2415686)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B A. Celle-ci demandait la suspension de la décision implicite du Conseil départemental de Seine-et-Marne refusant de lui accorder un contrat jeune majeur et une prise en charge. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, relevant que Mme A, de nationalité française, disposait d'une épargne conséquente de 14 000 euros et d'une formation qualifiante, ce qui ne caractérisait pas une situation de précarité suffisamment grave et immédiate. La décision a été prise sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2415535(TA77-2415535)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par les parents d'une enfant handicapée pour suspendre la décision implicite de rejet de la directrice académique du Val-de-Marne refusant d'exécuter une décision de la CDAPH attribuant une aide humaine individuelle de douze heures par semaine. Le juge a écarté l'exception de non-lieu soulevée par la rectrice, constatant qu'à la date de la rentrée scolaire de janvier 2025, l'enfant demeurait privée de tout accompagnement effectif. Il a ordonné la suspension de la décision implicite de rejet et enjoint à la directrice académique de désigner un accompagnant sous astreinte de 150 euros par jour de retard, au motif que la condition d'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision au regard du droit à l'éducation garanti par le code de l'éducation et les engagements internationaux.
N° TA77-2410341(TA77-2410341)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Madame C, ressortissante congolaise, qui demandait au préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un récépissé et de traiter sa demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le tribunal a constaté qu'une décision implicite de rejet était née le 15 mars 2023, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La demande a été jugée dépourvue d'utilité et de nature à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative.
N° TA77-2415156(TA77-2415156)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête en référé de Madame A, ressortissante togolaise, qui demandait une intervention urgente pour obtenir une réponse à sa demande de renouvellement de titre de séjour étudiante. La requête n'était rattachable à aucune des procédures d'urgence prévues par le code de justice administrative (articles L. 521-1, L. 521-2 ou L. 521-3), faute de requête en annulation, d'invocation d'une liberté fondamentale ou de conclusions utiles. En application de l'article L. 522-3, le juge a rejeté la demande comme manifestement mal fondée, sans examiner l'urgence.
N° TA77-2414769(TA77-2414769)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l’expulsion de Madame B, formulée sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative. La requérante contestait la décision du sous-préfet de Meaux du 10 octobre 2024 accordant le concours de la force publique pour son expulsion à compter du 1er avril 2025, malgré une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire pour un relogement. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le délai de trois mois avant l’expulsion permettant au préfet de procéder au relogement conformément à la circulaire du 26 octobre 2012. La requête a été rejetée sans admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
N° TA77-2413653(TA77-2413653)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A d’une requête en injonction visant à obtenir un logement adapté à ses besoins. Le requérant s’est désisté purement et simplement de sa demande. Par ordonnance, le tribunal a donné acte de ce désistement sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. La solution retenue est donc le constat du désistement d’instance, mettant fin à la procédure.