Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2405628(TA77-2405628)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. C, ressortissant nigérien, contestant l’arrêté du 16 avril 2024 par lequel la préfète du Val-de-Marne lui a fait obligation de quitter le territoire français. Le requérant invoquait l’incompétence du signataire de l’arrêté et la méconnaissance de l’article 8 de la Convention européenne des droits de l’homme. Le tribunal a écarté le premier moyen, la délégation de signature étant régulière, et le second, faute pour l’intéressé de justifier d’une vie privée et familiale en France. La décision s’appuie sur les articles L.611-1, L.613-1 et L.614-5 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
N° TA77-2405615(TA77-2405615)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du 10 avril 2024 de la préfète du Val-de-Marne lui faisant obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et que les moyens soulevés, notamment l'incompétence de l'auteur de l'acte, le défaut d'examen, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la même Convention, n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande d'annulation, sur le fondement des articles L.611-1 et L.613-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2413830(TA77-2413830)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à Mme A B. Le juge a constaté que la condition d'urgence n'était plus remplie, le préfet ayant convoqué l'intéressée pour déposer sa demande et obtenir un récépissé, rétablissant ainsi la régularité de son séjour. En conséquence, la requête a été rejetée, y compris les conclusions aux fins d'injonction et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2416046(TA77-2416046)
Cette ordonnance du Tribunal administratif de Melun, rendue par la juge des référés, rejette la requête de Mme A B, ressortissante brésilienne, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, le renouvellement sous astreinte de son récépissé de demande de titre de séjour. La requérante invoquait une atteinte grave à ses libertés fondamentales (droit au séjour, liberté d'aller et venir, droit de travailler). Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requête a été déposée onze jours après l'expiration du récépissé, sans que des circonstances particulières ne justifient ce délai. En conséquence, la demande est rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit besoin d'examiner le fond.
N° TA77-2416045(TA77-2416045)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision implicite de rejet du préfet du Val-de-Marne concernant la demande de titre de séjour de M. B. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal plus d'un an et demi après la naissance de la décision implicite. La requête est rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2416047(TA77-2416047)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de la décision implicite de rejet née du silence gardé par le préfet du Val-de-Marne sur la demande de renouvellement de titre de séjour de M. B. Le juge estime que la condition d’urgence n’est pas remplie, le requérant ayant saisi le tribunal près d’un an après la naissance de la décision implicite de rejet. La requête est rejetée en toutes ses conclusions, y compris celles relatives aux frais de justice.
N° TA77-2412297(TA77-2412297)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) par M. A, un jeune majeur de nationalité gambienne, pour contester la décision du département de Seine-et-Marne du 23 septembre 2024 mettant fin à sa prise en charge au titre de l'aide sociale à l'enfance. Le requérant invoquait l'urgence et un doute sérieux sur la légalité de la décision, en raison de son absence de solution d'hébergement et de ressources. Le département a démontré que M. A avait bénéficié d'un accompagnement complet (formation, contrat d'apprentissage, épargne de 3 508 euros, proposition d'hébergement refusée) et qu'il disposait d'un titre de séjour et d'une couverture santé. La condition d'urgence n'étant pas caractérisée, la requête a été rejetée.
N° TA77-2416043(TA77-2416043)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de M. B, ressortissant algérien, qui demandait qu'il soit enjoint au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant, en situation irrégulière depuis plus de onze ans, n'a pas justifié de l'impact immédiat du défaut de rendez-vous sur sa situation personnelle. La demande est donc rejetée comme manifestement mal fondée, sans qu'il soit nécessaire d'examiner le fond du litige.
N° TA77-2414067(TA77-2414067)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du 11 octobre 2024 par laquelle l'Université Paris-Est-Créteil informait M. B, professeur, de la reprise de sommes dues au titre d'heures complémentaires. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les sommes litigieuses ne représentant qu'environ 10,5 % de son revenu salarial mensuel, et n'ayant pas démontré une atteinte suffisamment grave et immédiate à sa situation financière. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2416035(TA77-2416035)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, rejette la demande de suspension de Mme B. Celle-ci contestait une décision du 6 novembre 2024 de la section disciplinaire de l'Université Paris-Est Créteil Val-de-Marne prononçant son exclusion de 18 mois (dont 3 mois ferme) pour fraude lors d'un examen. Le juge estime qu'aucun des moyens soulevés, notamment la méconnaissance du contradictoire et le caractère disproportionné de la sanction, n'est de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. Les textes appliqués sont les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 811-11 du code de l'éducation.
N° TA77-2307064(TA77-2307064)
Le Tribunal administratif de Melun a constaté le désistement d'office de M. B, qui contestait la suspension de son permis de conduire pour six mois par le préfet de Seine-et-Marne. Saisi d'un recours pour excès de pouvoir, le juge a appliqué l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, faute pour le requérant d'avoir confirmé le maintien de ses conclusions après une demande en ce sens. La solution retenue est le désistement pur et simple, acté par ordonnance.
N° TA77-2416022(TA77-2416022)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B, ressortissante ukrainienne, qui demandait la suspension de la décision implicite de rejet de sa demande de titre de séjour. La juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la décision contestée était née depuis près de quatre mois et le dernier récépissé de l'intéressée avait expiré depuis trois mois. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, sans examen des autres moyens.
N° TA77-2416010(TA77-2416010)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le dernier récépissé avait expiré depuis plus de deux mois et qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA77-2416007(TA77-2416007)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A, qui réside en France depuis 2018 mais n'a entrepris des démarches qu'en 2023, ne justifie pas d'une incidence immédiate sur sa situation concrète, étant employé et logé. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2415974(TA77-2415974)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A, ressortissante algérienne, afin d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne d'instruire sa demande de renouvellement de titre de séjour et de lui délivrer une attestation provisoire. En cours d'instance, la requérante a informé le tribunal que le préfet lui avait délivré les documents sollicités, conduisant le juge à constater un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La demande de frais de justice présentée par Mme A a été rejetée.
N° TA77-2407500(TA77-2407500)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a mis fin à l'astreinte de 100 euros par mois prononcée à l'encontre de l'État pour défaut de relogement de Mme A, cette dernière ayant été relogée le 28 janvier 2021. L'ordonnance liquide définitivement l'astreinte en tenant compte de la période d'inexécution entre le 1er mars 2020 et la date du relogement, conformément aux articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Le solde restant dû sera versé au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA77-2407497(TA77-2407497)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a mis fin à l'astreinte de 100 euros par mois prononcée à l'encontre de l'État par un jugement du 17 février 2020, qui enjoignait le relogement de Mme B D. Cette demande a été accueillie car le relogement de l'intéressée a été effectué le 9 août 2021, ce que Mme D n'a pas contesté. Le tribunal a liquidé définitivement l'astreinte en fixant le solde restant dû au montant mensuel multiplié par le nombre de mois écoulés entre cette date et le dernier versement semestriel. La décision se fonde sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA77-2407496(TA77-2407496)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance dans le cadre d’un recours de plein contentieux, a été saisi par la préfète du Val-de-Marne pour mettre fin et liquider définitivement l’astreinte prononcée à l’encontre de l’État. Cette astreinte, fixée à 100 euros par mois, avait été ordonnée par un jugement du 9 décembre 2019 pour enjoindre le relogement de M. B, reconnu prioritaire, dans un logement adapté. La préfète ayant justifié du relogement effectif de l’intéressé le 6 septembre 2021, le tribunal a constaté l’exécution de l’injonction et a mis fin à l’astreinte à cette date, tout en procédant à sa liquidation définitive sur la base des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l’habitation et R. 778-8 du code de justice administrative.
N° TA77-2407488(TA77-2407488)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a mis fin à l'astreinte de 100 euros par mois prononcée à l'encontre de l'État pour défaut de relogement de M. B, constatant que ce dernier avait été relogé le 23 janvier 2024. L'ordonnance procède à la liquidation définitive de l'astreinte, en application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative. Le tribunal a considéré que l'administration justifiait de l'exécution de l'injonction, faute pour M. B d'avoir signalé un changement d'adresse.
N° TA77-2407409(TA77-2407409)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par le préfet de Seine-et-Marne, constate le relogement effectif de Mme A le 25 avril 2024 dans un logement de type T2, exécutant ainsi l'injonction prononcée par un jugement du 9 avril 2020. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, l'astreinte de 100 euros par mois est définitivement liquidée et il est mis fin à son cours à la date du relogement. Le solde restant dû est calculé en fonction des mois écoulés entre le dernier versement semestriel et le 25 avril 2024.