Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2312722(TA77-2312722)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. A comme manifestement irrecevable. M. A contestait la décision de clôture de sa demande d'asile par l'OFPRA, mais il n'avait pas, au préalable, déposé une demande de réouverture de son dossier auprès de l'Office, condition obligatoire imposée par l'article L. 531-40 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le tribunal rappelle que cette demande de réouverture est un préalable obligatoire à tout recours contentieux, et qu'elle nécessite elle-même un nouvel enregistrement en préfecture. En l'absence de cette démarche, la requête est irrecevable et rejetée sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2416007(TA77-2416007)
Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Melun rejette la requête en référé de M. A, qui demandait, sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car M. A, qui réside en France depuis 2018 mais n'a entrepris des démarches qu'en 2023, ne justifie pas d'une incidence immédiate sur sa situation concrète, étant employé et logé. La requête est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code.
N° TA77-2416010(TA77-2416010)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-2 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B qui demandait d'enjoindre au préfet du Val-de-Marne de renouveler son récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car le dernier récépissé avait expiré depuis plus de deux mois et qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La solution retenue est le rejet de la requête.
N° TA77-2400685(TA77-2400685)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. A B pour contester des retraits de points et la décision "48SI" du ministre de l'intérieur constatant la perte de validité de son permis de conduire pour solde de points nul. L'administration ayant rectifié le dossier de l'intéressé, M. B s'est désisté purement et simplement de son recours. Par une ordonnance du 27 décembre 2024, la présidente de la 9ème chambre a donné acte de ce désistement sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2400854(TA77-2400854)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi par la préfète du Val-de-Marne, a mis fin et liquidé définitivement l'astreinte de 600 euros par mois prononcée à l'encontre de l'État par un jugement du 26 juin 2018. Cette astreinte avait été ordonnée pour contraindre l'administration à reloger M. A C, reconnu prioritaire, dans un logement de type T3. La juridiction a constaté que le relogement de l'intéressé avait été effectué le 12 mai 2021, exécutant ainsi l'injonction. En application des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, le tribunal a liquidé l'astreinte en tenant compte de la période d'inexécution jusqu'à cette date.
N° TA77-2404908(TA77-2404908)
Refus de mutation d’un agent public. Tribunal administratif de Melun. Donne acte du désistement de la requérante après que l’administration est revenue sur sa décision. Application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2407404(TA77-2407404)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par la préfète du Val-de-Marne pour mettre fin et liquider définitivement l'astreinte prononcée à l'encontre de l'État par un jugement du 28 novembre 2016, qui enjoignait le relogement de M. A. Constatant que M. A a été relogé le 19 avril 2024, le tribunal, sur le fondement des articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-8 du code de justice administrative, ordonne la fin de l'astreinte à cette date et procède à sa liquidation définitive. Le solde restant dû est calculé en fonction du nombre de mois écoulés entre le relogement et le dernier versement semestriel effectué par la préfète au fonds national d'accompagnement vers et dans le logement.
N° TA77-2002581(TA77-2002581)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B, lieutenant pénitentiaire, qui contestait le refus du directeur interrégional des services pénitentiaires de Paris de prendre en charge financièrement une formation d'anglais niveau 2 via son compte personnel de formation. La décision, fondée sur des contraintes budgétaires, a été jugée légale car la formation ne relevait pas du socle de connaissances et compétences obligatoire (luttant contre l'illettrisme) et l'administration n'était pas tenue d'accepter la demande. Les textes appliqués sont la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 et le décret n° 2017-928 du 6 mai 2017.
N° TA77-2102746(TA77-2102746)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné les requêtes de Mme A, agent de Météo France, contestant le refus de reconnaître l'imputabilité au service de ses arrêts maladie à compter de juillet 2020 et demandant réparation pour harcèlement moral. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, jugeant que la décision implicite de rejet du 1er février 2021 n'était pas une décision faisant grief et que la décision expresse du 2 décembre 2021 était légale. Il a estimé que le lien direct entre la pathologie et le service n'était pas établi, que la procédure avait été régulière, et que les faits de harcèlement moral n'étaient pas démontrés. Les conclusions indemnitaires ont été rejetées, et les demandes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été écartées.
N° TA77-2109038(TA77-2109038)
Le Tribunal administratif de Melun a examiné la demande de M. B, professeur, qui sollicitait l'indemnisation de ses préjudices suite au refus illégal de prise en charge de sa formation au titre du compte personnel de formation (CPF), refus annulé par un précédent jugement du 9 juin 2020. Le tribunal a déclaré irrecevables les conclusions indemnitaires fondées sur l'inexécution de ce jugement, car ce fait générateur n'avait pas été soumis à l'administration dans la demande préalable, en méconnaissance de l'article R. 421-1 du code de justice administrative. En revanche, la responsabilité de l'État a été engagée pour la faute résultant de l'illégalité de la décision initiale de refus. Le tribunal a accordé à M. B une indemnité de 7 930 euros en réparation de son préjudice financier (frais de formation et de déplacement), mais a rejeté sa demande au titre du préjudice moral et des troubles dans les conditions d'existence, faute de justificatifs suffisants.
N° TA77-2010718(TA77-2010718)
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de Mme A, qui contestait un titre de perception de 1 593,45 euros émis par le rectorat de l'académie de Créteil pour un trop-perçu d'indemnités chômage. Mme A soutenait ne pas avoir reçu de double indemnisation de la part de Pôle emploi, mais le tribunal écarte ce moyen comme infondé, faute de preuve. La juridiction fait droit à la demande de mise hors de cause de Pôle emploi. La décision s'appuie sur le décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 et le code de justice administrative.
N° TA77-2104082(TA77-2104082)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, gendarme, qui contestait la décision du 24 novembre 2021 du ministre de l'intérieur rejetant son recours contre un ordre de mutation d'office dans l'intérêt du service. Le requérant invoquait notamment une incompétence, une erreur de fait et de droit, une erreur manifeste d'appréciation, ainsi qu'un détournement de pouvoir. Le tribunal a considéré que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, sans préciser les textes appliqués dans l'extrait fourni.
N° TA77-2210562(TA77-2210562)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B A, ressortissante algérienne, qui contestait le refus implicite du préfet de Seine-et-Marne de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté, estimant que la décision implicite de rejet était née le 18 septembre 2021 et que la requérante, qui n'avait pas été informée des voies et délais de recours, disposait d'un délai raisonnable d'un an pour saisir le juge, délai expiré le 18 septembre 2022. La requête, enregistrée le 30 octobre 2022, était donc hors délai. Cette solution s'appuie sur les principes de sécurité juridique et les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative.
N° TA77-2401388(TA77-2401388)
Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B d’une demande de réduction de taxe foncière sur les propriétés bâties pour les années 2018 à 2021. En cours d’instance, l’administration a prononcé un dégrèvement, puis la requérante s’est désistée purement et simplement de sa requête. Sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, le tribunal a donné acte de ce désistement par ordonnance.
N° TA77-2408760(TA77-2408760)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait un arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 16 juillet 2024 lui faisant obligation de quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés par le requérant, tirés d'une insuffisance de motivation, d'un défaut d'examen particulier, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une erreur de droit, n'étaient pas assortis des précisions ou documents probants nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La décision a été rendue sur le fondement de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2415471(TA77-2415471)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, était saisi par M. A d’une demande d’exécution d’une précédente ordonnance du 15 octobre 2024, qui enjoignait au préfet du Val-de-Marne de lui fixer un rendez-vous pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer, le préfet ayant convoqué l’intéressé le 2 janvier 2025, exécutant ainsi l’injonction initiale. La décision applique les articles L. 521-3 et L. 521-4 du code de justice administrative, relatifs aux référés et à leur modification. L’État est condamné à verser 1 000 euros à l’avocate de M. A au titre des frais de justice.
N° TA77-2307101(TA77-2307101)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de Mme D, ressortissante tunisienne, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne du 25 mai 2023 lui refusant un titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de renvoi. La juridiction a écarté les moyens d'incompétence et de défaut de motivation, jugeant que l'arrêté était régulièrement signé par un sous-préfet délégataire et suffisamment motivé en droit et en fait. Le tribunal a également estimé que la décision ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ni les articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, la demande d'annulation et les conclusions accessoires ont été rejetées.
N° TA77-2306679(TA77-2306679)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution du jugement du 23 juin 2022, constate que le ministre de l’intérieur n’a pas procédé au réexamen de la situation de Mme B dans le délai imparti, la commission de réforme ne s’étant réunie qu’avec retard et ayant seulement sursis à statuer. En application de l’article L. 911-4 du code de justice administrative, le tribunal enjoint au ministre d’exécuter le jugement sous deux mois, sous astreinte de 50 euros par jour de retard, et condamne l’État à verser 1 000 euros à Mme B au titre des frais d’instance.
N° TA77-2311576(TA77-2311576)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi d’une demande d’exécution d’un jugement du 2 février 2023, a constaté que le rectorat de Mayotte avait versé tardivement l’indemnité de sujétion géographique due à M. A, sans inclure les intérêts majorés prévus par l’article L. 313-3 du code monétaire et financier. Le tribunal a donc enjoint au rectorat de verser ces intérêts, capitalisés annuellement, sous astreinte de 50 euros par jour de retard passé un délai de deux mois. La solution retenue vise à assurer l’exécution complète du jugement initial, en appliquant les textes relatifs aux intérêts légaux et à l’exécution des décisions de justice administrative.
N° TA77-2415956(TA77-2415956)
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, rejette la requête de Mme A. Celle-ci demandait d'enjoindre à la rectrice de l'académie de Créteil de remplacer un professeur absent et de rattraper les heures perdues pour la scolarité de son fils. Le juge estime que la requérante n'établit pas l'utilité de la mesure, faute de préciser de quel professeur elle demande le remplacement pérenne parmi plusieurs absences ponctuelles. La condition d'utilité n'étant pas remplie, la demande est rejetée.