Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415345(TA77-2415345)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de renouvellement de titre de séjour de Mme B. Cette dernière a en effet obtenu une carte de séjour pluriannuelle valable jusqu'en juillet 2026, rendant sans objet sa requête en suspension. Le tribunal a également admis Mme B au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2415342(TA77-2415342)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l'exécution de la décision du 7 novembre 2024 par laquelle la préfète du Val-de-Marne a refusé le renouvellement du titre de séjour de M. A, ressortissant sénégalais, avec changement de statut vers "vie privée et familiale". Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car M. A s'était placé lui-même dans la situation de précarité invoquée en n'engageant pas les démarches administratives appropriées. Par ailleurs, aucun doute sérieux n'a été retenu quant à la légalité de la décision, le requérant ne démontrant pas l'effectivité de sa communauté de vie avec sa compagne française. La requête a été rejetée dans son intégralité.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2104600(TA77-2104600)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, directeur pénitentiaire d'insertion et de probation, qui demandait l'annulation de son compte rendu d'entretien professionnel pour l'année 2020. Le requérant invoquait notamment la méconnaissance de l'arrêté du 24 décembre 2020, mais le tribunal a jugé que ces dispositions n'étaient pas applicables à son corps. Le moyen tiré du défaut de publication d'une circulaire interne a été écarté comme inopérant. Enfin, le tribunal a estimé que l'entretien avait été valablement conduit par le supérieur hiérarchique direct, conformément au décret n° 2010-888 du 28 juillet 2010.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2106008(TA77-2106008)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. A qui contestait son imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu pour 2016, consécutive à la réintégration d'un passif injustifié de 113 615 euros dans les comptes de l'Earl Ecurie A B. Le tribunal a rappelé qu'il appartient au contribuable de justifier l'inscription d'une dette au passif de son entreprise, en application de l'article 38 du code général des impôts. En l'espèce, M. A n'a pas démontré que les dettes correspondant à l'achat d'un camion et d'un tracteur, financés par la mère de sa compagne, étaient certaines dans leur principe et leur montant à la date de clôture de l'exercice. Par conséquent, la requête a été rejetée.

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DécisionExcès de pouvoirAUTRE

TA77-2415333(TA77-2415333)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a constaté un non-lieu à statuer sur la demande de suspension de M. A, ressortissant camerounais, qui contestait le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a relevé que le titre de séjour sollicité était disponible en préfecture depuis le 13 août 2024 et que l'intéressé avait été convoqué pour le retirer, rendant ainsi sans objet les conclusions à fin de suspension et d'injonction. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, l'État a été condamné à verser 700 euros à M. A au titre des frais d'instance.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2204775(TA77-2204775)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par Mme B, agent territorial, d’un recours en excès de pouvoir contre la décision du 16 mars 2022 du président du conseil départemental du Val-de-Marne refusant de reconnaître l’imputabilité au service de sa rechute au-delà du 19 mai 2021 et de prendre en charge les soins postérieurs. Le tribunal a relevé d’office que l’administration avait appliqué à tort l’article 21 bis de la loi du 13 juillet 1983, alors que la situation de Mme B relevait de l’article 57 de la loi du 26 janvier 1984, et a procédé à une substitution de base légale. La solution retenue n’est pas explicitée dans l’extrait fourni, mais le jugement s’appuie sur les dispositions de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2212328(TA77-2212328)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait le refus de l'administration fiscale de déduire des dépenses de travaux de ses revenus fonciers pour l'année 2021. Le tribunal a d'abord écarté comme inopérant le moyen tiré d'un défaut de motivation de la décision de rejet de sa réclamation. Sur le fond, il a rappelé que les dépenses de construction, reconstruction ou agrandissement ne sont pas déductibles en application de l'article 31 du code général des impôts. En l'absence de justificatifs suffisants de la part du requérant pour établir la nature exacte des travaux (plomberie et jardin) et leur caractère non constitutif d'un agrandissement, le tribunal a jugé que le bien-fondé de l'imposition n'était pas contesté.

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DécisionExcès de pouvoirNON_LIEU

TA77-2415466(TA77-2415466)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a été saisi par M. A pour suspendre la décision du 31 octobre 2024 du ministre de l’intérieur portant retrait de points et invalidation de son permis de conduire. Le juge a constaté un non-lieu à statuer, la décision contestée ayant été retirée après que l’intéressé a suivi un stage de sensibilisation à la sécurité routière, ce qui a rétabli le solde de points de son permis. En conséquence, les conclusions à fin de suspension et d’injonction ont été déclarées sans objet. L’État a été condamné à verser 1 000 euros à M. A au titre des frais de justice.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2207276(TA77-2207276)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 14 février 2022 par laquelle le maire de Choisy-le-Roi a prononcé l'exclusion définitive de M. A, commerçant non sédentaire, du marché municipal. La juridiction retient que cette mesure, constitutive d'une sanction administrative, a été prise en méconnaissance du principe général des droits de la défense, faute pour l'intéressé d'avoir été informé des griefs et de la sanction encourue avant son édiction, en violation des articles L. 121-1, L. 122-1 et L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal fait droit à la demande d'annulation sans examiner les autres moyens soulevés.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2205472(TA77-2205472)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant russe, contestant l'arrêté du 14 février 2022 de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire et fixant le pays de destination. La juridiction a d'abord écarté la fin de non-recevoir pour tardiveté soulevée par la préfecture, en retenant que l'adresse mentionnée sur le récépissé de demande de titre de séjour était celle démontrée par le requérant. Sur le fond, le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, mais les a jugés infondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des demandes de M. A, confirmant ainsi la légalité de l'arrêté préfectoral.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2300454(TA77-2300454)

Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 17 novembre 2022 par laquelle le directeur général adjoint de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) a rejeté le recours administratif préalable obligatoire de M. B contre le refus des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal relève d'office que cette décision a été signée par une autorité incompétente, faute de délégation de compétence régulière, en méconnaissance des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, il annule la décision attaquée sans examiner les autres moyens de la requête.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415576(TA77-2415576)

Le Tribunal Administratif de MELUN a rejeté la requête de M. B, ressortissant guinéen, contestant les décisions du préfet de police l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, fixant le pays de destination et prononçant une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, jugeant que les décisions étaient signées par une autorité compétente, suffisamment motivées et fondées sur un examen sérieux de la situation. Il a également estimé que le droit d'être entendu du requérant n'avait pas été méconnu. La solution retenue est le rejet de la requête, sans qu'il soit besoin de statuer sur les autres moyens, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention européenne des droits de l'homme.

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OrdonnancePlein contentieuxNON_LIEU

TA77-2404459(TA77-2404459)

Le Tribunal administratif de Melun, saisi en urgence sur le fondement du droit au logement opposable (article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation), a constaté que la requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation, avait été relogée le 12 août 2024 dans un logement adapté à ses besoins. Le préfet de Seine-et-Marne ayant démontré l'exécution de l'obligation de relogement, la requête est devenue sans objet. Par ordonnance, le tribunal a donc prononcé un non-lieu à statuer.

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DécisionPlein contentieuxREJETE

TA77-2205349(TA77-2205349)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017. Le requérant invoquait des vices de procédure (motivation insuffisante de la proposition de rectification, méconnaissance des garanties liées au contrôle sur pièces) et contestait le bien-fondé des rehaussements. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales avait été régulièrement suivie et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.

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DécisionExcès de pouvoirPARTIEL

TA77-2303782(TA77-2303782)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 11 janvier 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 7 b et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2415907(TA77-2415907)

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A qui demandait à être convoquée pour déposer une demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par le préfet pendant quatre mois avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé que faire droit à la demande reviendrait à faire obstacle à l’exécution de cette décision implicite, ce qui est interdit par l’article L. 521-3. La requête a donc été rejetée comme manifestement mal fondée, sans audience, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.

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OrdonnancePlein contentieuxINJONCTION

TA77-2404419(TA77-2404419)

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi par M. C, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation du Val-de-Marne, afin d'obtenir un logement adapté à ses besoins. Constatant qu'aucune offre ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le juge a ordonné au préfet de lui attribuer un logement avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2305852(TA77-2305852)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme B C épouse A et de M. D A, qui contestaient les arrêtés du 24 avril 2023 par lesquels la préfète du Val-de-Marne leur avait refusé un titre de séjour et leur avait fait obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d'un défaut d'examen, d'une insuffisance de motivation, d'une atteinte à la vie privée et familiale et d'une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2414817(TA77-2414817)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, ressortissant afghan, qui contestait l'arrêté du préfet de la Seine-Saint-Denis du 27 novembre 2024 prononçant son maintien en rétention administrative après le dépôt d'une demande d'asile. Le tribunal a écarté les moyens d'incompétence, de défaut de motivation et de violation du principe du contradictoire, en se fondant sur les articles L. 754-3 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a jugé que la demande d'asile, rejetée par l'OFPRA le 6 décembre 2024, avait été présentée dans le seul but de faire échec à l'exécution de la mesure d'éloignement, justifiant ainsi le maintien en rétention.

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DécisionExcès de pouvoirREJETE

TA77-2205440(TA77-2205440)

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2019. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 70 euros en cours d'instance. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens de M. A, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification (article L. 57 du livre des procédures fiscales) et de l'irrégularité de la procédure contradictoire (article L. 55 du même code). La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions en décharge.

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