Jurisprudence — Tribunal Administratif de MELUN
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N° TA77-2404261(TA77-2404261)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement adapté à M. D, reconnu prioritaire par la commission de médiation en juin 2023, avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. Le tribunal a constaté que l'État n'avait pas proposé de logement tenant compte des besoins et capacités du demandeur dans le délai légal de six mois, sans que l'urgence ait disparu.
N° TA77-2404264(TA77-2404264)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement à M. A, reconnu prioritaire et urgent par la commission de médiation le 22 juin 2023, sans qu'aucune offre adaptée n'ait été faite dans les six mois. L'injonction est assortie d'une astreinte de 250 euros par mois de retard à compter du 1er mars 2025, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
N° TA77-2404307(TA77-2404307)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui demandait, sur le fondement du droit au logement opposable (articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation), qu'il soit enjoint à l'État de lui attribuer un logement. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car tardive : M. A avait été reconnu prioritaire par la commission de médiation le 3 décembre 2018, mais n'a saisi le tribunal que le 6 avril 2024, soit bien après l'expiration du délai de recours de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision rappelle néanmoins que l'obligation de relogement de l'État persiste.
N° TA77-2404535(TA77-2404535)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable (articles L. 441-2-3-1 et suivants du code de la construction et de l'habitation), a enjoint à l'État de reloger Mme A, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation du Val-de-Marne en septembre 2023, sans qu'aucune offre adaptée ne lui ait été faite. Constatant l'absence de contestation et le maintien de l'urgence, le juge a ordonné son relogement avant le 1er mars 2025, sous astreinte de 250 euros par mois de retard, payable au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement. Le préfet devra justifier de l'exécution de cette injonction avant le 1er mai 2025.
N° TA77-2404526(TA77-2404526)
Le Tribunal administratif de Melun, saisi en référé sur le fondement du droit au logement opposable, a enjoint au préfet du Val-de-Marne d'attribuer un logement adapté à Mme D, reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation, avant le 1er mars 2025. Cette injonction est assortie d'une astreinte de 250 euros par mois de retard, versée au Fonds national d'accompagnement vers et dans le logement, en application des articles L. 300-1 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation. La solution retenue impose à l'État une obligation de résultat, faute pour la préfète d'avoir justifié de l'absence d'urgence ou de l'exécution de son obligation dans le délai légal de six mois.
N° TA77-2415470(TA77-2415470)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision du préfet du Val-de-Marne du 10 novembre 2024 clôturant la demande de renouvellement de titre de séjour "étudiant" de Mme A. Le juge a retenu l'urgence, car la décision interdisait à l'intéressée de travailler et de subvenir à ses besoins alors qu'elle doit soutenir sa thèse. Il a également estimé que le moyen tiré de l'incompétence de l'auteur de la décision, non identifié, était propre à créer un doute sérieux sur sa légalité. La décision se fonde sur l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2303782(TA77-2303782)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B, ressortissant algérien, qui contestait l'arrêté du préfet de police de Paris du 11 janvier 2023 refusant le renouvellement de son titre de séjour, l'obligeant à quitter le territoire français sans délai et lui interdisant le retour pour trois ans. Le tribunal a examiné les moyens soulevés, notamment ceux tirés de la méconnaissance des articles 7 b et 7 bis de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'erreur manifeste d'appréciation, mais les a écartés comme non fondés. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions de M. B, confirmant ainsi la légalité des décisions préfectorales.
N° TA77-2302928(TA77-2302928)
Le Tribunal administratif de Melun a annulé la décision du 12 janvier 2023 par laquelle le directeur général adjoint de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) avait rejeté le recours administratif préalable de Mme D contre le refus de lui octroyer les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a relevé d'office que cette décision avait été signée par une autorité incompétente, faute de délégation de compétence régulière. En conséquence, il a annulé la décision attaquée pour ce motif, sans examiner les autres moyens de la requête. La solution retenue se fonde sur les principes généraux de la compétence des autorités administratives.
N° TA77-2305852(TA77-2305852)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté les requêtes de Mme B C épouse A et de M. D A, qui contestaient les arrêtés du 24 avril 2023 par lesquels la préfète du Val-de-Marne leur avait refusé un titre de séjour et leur avait fait obligation de quitter le territoire français. Les requérants invoquaient notamment une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 423-23 et L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, tirés d'un défaut d'examen, d'une insuffisance de motivation, d'une atteinte à la vie privée et familiale et d'une erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés. En conséquence, les demandes d'annulation, d'injonction et de frais de justice ont été rejetées.
N° TA77-2205440(TA77-2205440)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour les années 2017 et 2019. Le tribunal a d'abord constaté un non-lieu à statuer partiel, l'administration ayant accordé un dégrèvement de 70 euros en cours d'instance. Sur le fond, il a écarté l'ensemble des moyens de M. A, notamment ceux tirés de l'insuffisance de motivation de la proposition de rectification (article L. 57 du livre des procédures fiscales) et de l'irrégularité de la procédure contradictoire (article L. 55 du même code). La solution retenue est le rejet du surplus des conclusions en décharge.
N° TA77-2205349(TA77-2205349)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. A, qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de contributions sociales pour 2017. Le requérant invoquait des vices de procédure (motivation insuffisante de la proposition de rectification, méconnaissance des garanties liées au contrôle sur pièces) et contestait le bien-fondé des rehaussements. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire prévue à l'article L. 55 du livre des procédures fiscales avait été régulièrement suivie et que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge.
N° TA77-2106151(TA77-2106151)
Le Tribunal Administratif de MELUN a examiné la requête de la société civile immobilière du Plateau contestant la taxe annuelle sur les locaux à usage de bureaux, commerciaux et de stockage pour les années 2015 à 2017. Le tribunal a constaté que l'administration fiscale avait accordé des dégrèvements partiels postérieurs à l'introduction de la requête, rendant sans objet les conclusions de la société à concurrence de ces montants. Sur le surplus, la société soutenait une erreur sur la surface taxable et la circonscription tarifaire applicable. Le tribunal a rejeté ces moyens, considérant que l'administration avait correctement appliqué les dispositions du code général des impôts et l'arrêté du 31 décembre 2012 fixant les tarifs.
N° TA77-2415305(TA77-2415305)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B, ressortissant tunisien, qui demandait la suspension de la décision implicite de la préfète du Val-de-Marne refusant le renouvellement de sa carte de résident. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car l'intéressé n'a pas justifié d'une situation d'urgence particulière. Par conséquent, la demande de suspension a été rejetée, ainsi que les conclusions accessoires. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
N° TA77-2415306(TA77-2415306)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a pris acte du désistement de M. B de sa demande de suspension de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour, le préfet ayant finalement délivré une attestation de prolongation d'instruction. Le juge admet le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et condamne l'État à verser 700 euros à son avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
N° TA77-2415395(TA77-2415395)
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision du 25 octobre 2024 par laquelle le Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a refusé de renouveler la carte professionnelle d'agent de sécurité de M. A. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour le requérant de justifier de l'ensemble de ses ressources et charges, et qu'aucun moyen sérieux n'était de nature à créer un doute sur la légalité de la décision, fondée sur l'article L. 612-20 du code de la sécurité intérieure.
N° TA77-2415494(TA77-2415494)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. D, ressortissant chilien, qui contestait l'arrêté du préfet de police du 13 décembre 2024 le maintenant en rétention administrative après avoir présenté une demande d'asile. Le tribunal a écarté le moyen d'incompétence de l'auteur de l'acte, une délégation de signature régulière ayant été accordée. Il a également jugé que les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) relatives au maintien en rétention lors d'une demande d'asile sont compatibles avec la directive 2013/32/UE, et que la notion de "risque non négligeable de fuite" est suffisamment définie par la loi. En conséquence, la décision de maintien en rétention a été validée.
N° TA77-2110039(TA77-2110039)
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme B, qui contestaient le plafonnement à 5 000 euros de leurs dépenses de jardinage pour les années 2015, 2016 et 2018. Les requérants soutenaient que la suppression du renvoi à l'article D. 7233-5 du code du travail dans l'article 199 sexdecies du code général des impôts rendait inapplicable ce plafond spécifique. Le tribunal a jugé que l'article D. 7233-5 du code du travail, qui fixe ce plafond, demeurait applicable indépendamment de la mention dans le code général des impôts, et a donc validé les rectifications opérées par l'administration fiscale.
N° TA77-2305107(TA77-2305107)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B A, qui contestait l'arrêté du préfet de Seine-et-Marne refusant son titre de séjour pour raisons de santé et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment les vices de procédure liés à l'avis du collège des médecins de l'OFII, l'erreur de droit, la violation de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. La solution retenue confirme la légalité des décisions préfectorales, en application des articles L. 425-10 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
N° TA77-2106008(TA77-2106008)
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de M. A qui contestait son imposition supplémentaire à l'impôt sur le revenu pour 2016, consécutive à la réintégration d'un passif injustifié de 113 615 euros dans les comptes de l'Earl Ecurie A B. Le tribunal a rappelé qu'il appartient au contribuable de justifier l'inscription d'une dette au passif de son entreprise, en application de l'article 38 du code général des impôts. En l'espèce, M. A n'a pas démontré que les dettes correspondant à l'achat d'un camion et d'un tracteur, financés par la mère de sa compagne, étaient certaines dans leur principe et leur montant à la date de clôture de l'exercice. Par conséquent, la requête a été rejetée.
N° TA77-2207276(TA77-2207276)
Le Tribunal administratif de Melun annule la décision du 14 février 2022 par laquelle le maire de Choisy-le-Roi a prononcé l'exclusion définitive de M. A, commerçant non sédentaire, du marché municipal. La juridiction retient que cette mesure, constitutive d'une sanction administrative, a été prise en méconnaissance du principe général des droits de la défense, faute pour l'intéressé d'avoir été informé des griefs et de la sanction encourue avant son édiction, en violation des articles L. 121-1, L. 122-1 et L. 122-2 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal fait droit à la demande d'annulation sans examiner les autres moyens soulevés.